DE LA DORURE ÉLECTRO-CHIMIQUE
s'opère plus promptement. Les deux liquides, devenus jaunâtres par la présence de Ter, produisirent la dorure soas l'influence du courant d'un simple couple voltalqae plongé dans une dissolution de sel marin. Cette dorare se faisait très-lentement, de sorte qu'en une demi-heure , à peine une légère pellicule d*or se faisait remarquer sur l'argent. Au bout de deux heures , la coache d'or paraissait suffisamment épaisse , elle avait une belle couleur jaune d'or , elle était nette et séparée da dépôt d'or réduit. Ayant supprimé le nitrate d'ammoniaque dans la composition du liquide dissolvant de ranimoniure d'or , ye fis bouillir ce dernier dans une solution aqueuse de chlorhydrate d'ammoniaque avec excès d'alcali, et j'obtins un liquide aurirère qui se comporta comme le précédent; je remarquai avec surprise que dans ce mode de dorure, la couche d'or se montrait toujours plus épaisse sur la lame d'argent communiquant avec le pôle positif , que sur celle qui est attachée au pôle négatif, quelquefois même j'obtins la dorure sur la première , sans que la seconde se soit couverte de la plus petite parcelle d'or.
Après avoir essayé le couple voltaïque , je soumis la liqueur au courant d'un appareil à diaphragme de baudracbe de de la Rive. La dorure s'y effectua beaucoup plus vite , la couche d'or prit une épaisseur plus grande , mais la lame d'argent , au sortir du bain , était salie par une couche noire pulvérulente cédant facilement à Taction du frottement et sous laquelle la surface paraissait très-bien dorée. Réfléchissant alors que l'action seole du chlorhydrate d'ammoniaque sur l'amnxmiare s'était opérée par la transformation de ce
diverses expériences, j'obtin^ le même s (ODS ces TaiU soient de nature à Taire thèse dont j'ai parlé , je ne puis louleff et parce que je n'ai pas de preuves sut démontrer d'une manière irréfragable d'autres Taits qui seront rapportés pins duit i une opinion toute contraire. Dans rer le liquide, etpourlui ôter le fScbeux noircir l'objet à dorer, j'y ajoutai i cjano-ferrurcde potassium , el je raélaoi chlorure d'or et ce double cyanure, 1 rendu plus alcalin par une addition d'ami sitât que je versai dans la solution le cy liquide se troubla et déposa, au bout d nutes, des Qocods d'un vert bleu sale, et belle couleur jaune foncé {!)■ J'emplo;
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qu'il en faut pour donner au mélange une odeur icolière bien distincte.
bain d'or est d'une grande sensibilité » puisque , { avoir été étendu d'une grande quantité d*eau , »amis à Faction d'un très-faible courant, tel que fournir un tube à diaphragme de 8 centimètres mces) environ de hauteur, sur 2 centimètres (9 li* ) de largeur, il dépose en moins d'une heure une he d*or sufflsante sur l'argent. La dorure qui en te est d'une couleur jaune foncé , et , après avoir l'action du brunissoir, elle ressemble beaucoup iorure épaisse faite au feu. Mais ce liquide a le 3 inconvénient de produire un précipité rougeàtre u'il a servi pendant quelques heures à dorer , et épôt une fois formé, la dorure prend un aspect J'ai rapporté la composition de ce bain , qui peut re être préparé avec le chlorure d'or, non pas que regarde comme préférable aux autres combinaiqui en diffèrent, mais seulement parce que la dojanne foncé qu'il produit, peut quelquefois être à proflt par les artistes doreurs. L'addition du o-ferrure de potassium parait aider à la transformaen cyanure de la portion de chlorure d'or combiné l'ammoniure d'or etle sel ammoniac ; et la présence alcali en excès rend la dorure plus prompte et rmine la formation d'un précipité vert bleuâtre, liquide n'est que légèrement alcalin, la réduction bussira pas complètement; s'il est neutre ou acide, prendra une couleur vert sombns , et le précipité très-mince , ou n'aura même pas lieu.
;s résultats que j'ai obtenus on( i.\A e\çQ%4% ^^^
!ll|,llLLUJUUIUSilulails nécessaires pour e même procédé avait déjà été publié ans le petit journal de Bologne, U Fe ■âme été indiqué , en tSOT, dans la B 'ampagnadaGagliardo.ta&K^wteTaam our Cire l'objet d'une altention sérieust anoaissait à peine le livre où ce moyeu lié, et l'annonce faite par Grimelli, que 1 'avie avait employé l'ammoniure d'or, fa
lel point cette découverte était restée e
■bscuritè.
Si.déjàantérieuremenl.onn'en avait pi
nnaissance, personne ne se serait fatigui
DB LA DORUAE ÉLECTRO-CHIMIQUE. il
rammoniare d'or dissous dans rammooiaque liquide ; et en rapportant Tarticle de Grimelli en entier, ou par extrait, dans un autre journal (i) , comme cela arrive , les compilateurs n'avaient pas oublié de remarquer qu'il avait déjà été indiqué, lors de la publication du procédé complet. Je suis d'ailleurs assez satisfait d'avoir été conduit par voie d'induction à le deviner et à le reproduire très-apprbximativement. Chacun pourra s'en convaincre en lisant la description tirée de la Bibliothèque de Gagliardo , que je répète ici textuellement :
« ÂTlê et manufactures, Manier c de dorer les mé' daiUes et les petits objets d'argent au moyen du gai' tanisme , par Brugn atelli , professeur de chimie à r Université de Pavie. »
« Prenez une partie saturée d*or dissous par l'acide bydrochloro-nitrique , ajoutez-y six parties d'ammoniaque liquide , la dissolution s'y décompose , et il se précipite un thermoxyde d'or, qui se dissout aussitôt eo partie pour former l'ammoniure d'or. On recueille ce mélange dans un vase de verre. Les objets destinés à être dorés sont fixés solidement à un fil d'acier ou d'argent que l'on fait ensuite communiquer au pôle négatif d'une pile voltaique. L'objet en argent qui doit être doré plonge entièrement dans le liquide contenant fammoninre d'or; te courant galvanique est fermé par une grosse bande de carton mouillé , qui , de Fammoiiiure, passe au pôle positif de la pile. En quelques heures l'argent se trouve entièrement doré par l'action
(1 } Hêcueil médical de FanOy rédigé ptr l« profe^tear Malagodi ; — Aaowirs des Sdtnccs pharnMo-ohiiiiqaMda Sewhrniini ; — Gas«tU d*Aatboarg ; — Guetit de Lacques, etc.
^Bdans un Manuel de aorareffflMH ■nn Italien , en concluant : que Brngni ■diqucr l'honneur insigne d'avoir le pre lorurc par ta mélhodc ëleclro-chimiqae, la graod encore de l'avoir appliquée t-t; car il ne s'est pas contente d'une ( llle par elle-incme, il a encore su la Il monde civilisé. L'Italie ne s'est pas ( 'honneur en négligeant et en oubliant ui ouverte (1), tandis que si elle avait ei icansc de ses enfants, elle pourrait encoi taler un pareil avantage sur les élrangJ
(I) On imorti
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DE LA DORURE ÉLECTRO-CHIHIQUE. io
sait si la galvanoplastie n'est pas sortie de Tltalie à la suite de la dorure électrique? Qui sait si la pile de Bunsen n'a pas été trouvée en étudiant attentivement les propriétés électro-négatives du charbon , déjà remarquées par BrDgnateni?Qui sait en6n...? Que cette leçon qui renferme un grand enseignement serve pour nous et pour l'avenir !
4lraqM c'était poar lai on devoir de consulter lesouTrages pabliés anté» l ie w ai ieii t, pour •'■etarer qu'il n'aTait été prévenu par personne; mai» Coiment passer en revue tous les ouvrages et tous les journaux scientiiqaas publiés dans toutes les langues? et lorsqu'on a compulsé les oufraget classiques les plus estimés , les traités les plus étendus et les ■i«ix toits, cela ne doit-il pas suffire? Il serait bien malheureux que, poar conserver la priorité d'une découverte, les savants fussent obligés do ndberclier loot ce qui a été publié sur la science à laquelle elle se ntCacbc, et de feuilleter jusqu'aux journaux. La vie entière ne suffirait pu i no pareil travail.
D'autres pourront ajouter, que depuis la découverte du document ^i p rapport k l'invention de BrugnatelU , il aurait été convenable à M. de la Rive d'abandonner la prétention d'avoir opéré indépen" àêm'ment de toute connaissance, du travail de Brugoatelli. Si M. de la Rive devait renoncer à une prétention , ce serait plutôt à celle de h priorité que de Vindipendance; car il est très-probable que les deux «vanta, l'an k nae époque éloignée, l'autre tout récemment, ont en tous Im àtma la méaie idée et sont arrivée à la mène découverte, sans avoir cowMÎaïaace de travail l'un de l'autre. Celui donc qui a été le dernier à pafaliar cette découverte , tout en renonçant à la priorité ^ peutnéan- ■oiaa oonaerver la prétention d'inventeur , puisque tes expériences ont M fÉto en l'absesoe de tous renseignements.
/Wuffv #/ Àrgintufê,
ilei propriilit i de for.
A la fin de ISWt, personne ne parajssa lerde ladorurcéleclro-chimjque, eC.dati E nouvel arl, né de l'henreuse associa iieoces jumelles , la pbysiqnc et la chimi )portê aucun documenE nouveau en de cation fournie par l'orfèvre de Pavie , c ail annoncé qu'il connaissait la'manière ayen de la pile. Ce Tut seulement en r6s Brugiiatelli (l), que M. de la Rive Uention de tous les physiciens et chimis