‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électro-chimique, et par simpleChapitre 30 sur 34 · ARGENTURE DE LA FONTE · texte numérisé non relu

ARGENTURE DE LA FONTE

Le liquide filtré doit être parfaitement clair, et il doit rester sur le filtre une grande partie ^^ f^^.^ ^^ cyanure, et quelque peu de chlorure d'argent.

Pour argenter, je me sers d'une pile galvanique composée de zinc et d'un cylindre de charbon, séparés J'un de Vautre par un diaphragme^en terre demicuite de

diapbragmi

fnriqne. L'expérience m'a démontré que les meilleurs cylindres de charbon se composent d'un mélange de 5 parties en poids de coke (2) , 8 parties de houille grasse en poudre , et 2 parties de farine de seigle. Après avoir mis en pâte ces substances et formé les cylindres, on les fait sécher, puis on les calcine dans des Tases de terre cuite , fermés par un couvercle luté, dans lequel on ménage un petit trou pour la sortie des gaz.

On argenté beaucoup plus facilement les objets de fonte qui n'ont pas été vernis en noir, parce qu'il est fort difficile de les débarrasser de la couche qui recouvre la surface métallique. Les pièces bien polies sont plongées dans la solution d'argent , et communiquent par un fil conducteur au pôle zinc de la pile. On plonge d'un autre côté, dans la solution, une lame de platine qui communique avec le cylindre de charbon. Le plus communément, une plaque dejonte de 10 centimètres ( 1 pouce 52 lignes ) carrés s*argente parfaitement en une demi-heure.

(1) Toyex la description de la pile de Bnnsen , page 46. (S) C'est le résida qui profient de la calcination da charbon de terre dans des ruée OIO0, pour en eitr&uQ \e %«& $^^ùs«%««

▲RGBNTUBE GALVANOPLASTIQUE DE L*^

Topération préalable du cuivrage , pour lacj^^|, '. indispensable d'employer un courant galvar^ j '^

Map plus fort que pour rargenturc, il est ^»^^^^®^

lutre cause qui fait préférer remploi de la ^io ^'^^ ^

*i ^ fider. C'est qu'en supposant les couches m^/?r® ^^

a^J de la même épaisseur, la couche d'or prés^j. '?"®'

ifc* hcîCT de l'oxydation que la couche d'ar^^ ^^^^

'• ^ effet, si l'on se borne à revêtir l'acier d'm^ , . ' -^ cel

*«ger dé-

^ qu'auparavant, et, au bout d'un certain tefj, * ^^'^^ ^ gent, dont l'application ne paraissait <l'5iborc| j'- ^^' 4 rien à désirer, se recouvre d'une foule de p^^j^ ^'*^®^ •j qùres ; c'est qu'alors la couche d'argent , assez r^ ^^^ \ pour donner passage à Tinfluence des agents ^^^f® rieurs , forme par son contact avec l'acier mj^ ^f ?" table pile dans laquelle l'argent joue le rôle de m^taî négatif, etl'acier celui de métal positif. Une couche d^o très-mince ne met pas non plus l'acier complètement i l'abri de l'oxydation, parce qu'elle est également perméable, mais elle le préserve beaucoup mieux Cor étant un métal négatif à un degré beaucoup m'oins prononcé que l'argent, qui, sous ce rapport , tient le second rang après le platine.

Enfin , aux inconvénients précédemment signalés il faut en ajouter un autre plus propre encore à dégoûter de l'argenture galvanoplastique de l'acier. Après avoir, en effet , pris toutes les précautions possibles « pour l'opération préalable du cuivrage ; après s'être assuré que la couche de cuivre est parfaitement adhé-

Ht APPEIUDICE.

rente, it n'eiA phs rare de la voir se dissoudre ea ^^rtie daos le baÏD de cyanure d'argeal; alors tar^ n'adbère que dans les endroits où le cuivre s'esln tena intact, et il devieut impossible de le faire p dr« SDT les parties où l'acier a été mis à du; i encore il arrive que le dépôt d'argent parait se îotvé d'one manière très-aaLisfaisaDte. Mais , loraqn'oi lie frotter poDT en essayer la solidité, on ren que radhérence n'est qu'apparente , et que k cood de enivre, qui en a d'abord détermîoè le dép6t, s'il trouvée entièretuent dissoute; dans l'un et l'aatreO il n'y a d'autres ressources qne de recoin meucet il entier les deux opérations du cuivrage et de l'argfl ture. Cet effet tieut sans doute à ce que , dans les pi miers momenti de l'immersion de la pièce le cyanure d'argent , la couche de cuivre agit sur la™-, ^ cier à la muiiore d'une pile galvanique ; car, lorsque le enivre est plongé isolément daus le cyanure de potassium, il s'y dissout beaucoup plus difficilement que ^ l'or et l'argent. Au reste , c'est encore là un inconvé- ,., pient nniquemeiil attaché à l'argenture ; rien de pareil ^ ne se remarque lursquoti dore une pièce d'acier prés- y lablement cuivrée. v

Plus la couche de cuivre est mince, plus on est «■ r posé au résulut fkchenx qui vieutd'Ctre iDdiqnA;l«f' h donc indispeosaUe de prolonger longtemps l'opÊnUm i du cuivrage , mais surtout il faut éviter, ta colfnBt, j d'employer pooT anode da cuivre roi^d' ce mélange renfermant souvent da liue ; et petite que soit Uproportion de cedendarniliït'A' ' snfEU pour empWier compUtonient U nUdM dn çni>

R6EKTCAK fiALTAKOPLASTIQUE DS L'àCIBR. 443

lorsqu'il s'agit d'argenter ensuite. Le moyen qui le pins sûr, consiste à préparer le cyanure de au moyen de son oxyde précipité du sulfate de parle carbonate de potasse, et à employer pour rage un anode de platine ; alors on est certain ' un dépôt de cuivre pur. L'anode de platine acd* ailleurs le dépôt de cuivre; il suffit d'avoir ajouter de temps en temps , dans la solution, vel oxyde. L*anode de cuivre ne tarde pas, au re, à s'oxyder, et dès-lors ne conduit plus l'été que d'une manière imparfaite, que , dans les différents traités de galvanoplasle fer et l'acier paraissent avoir été assimilés /autre en ce qui concerne l'argenture, ils ofependant entre eux , sous ce rapport , une diffé- )ien tranchée ; car le fer peut s'argenter direcd'une manière assez solide et sans cuivrage »le; cette différence semble tenir uniquement ésence du carbone dans l'acier, puisque, lors qu'il a été détrempé, il est également imposy faire adhérer l'argent. Par suite de cette aflus grande du fer pour l'argent, on peut même ir à argenter l'acier, en le recouvrant d'abord égcre couche de fer, au moyen de la pile et du e ferrugineux ; ou en employant directement du e d'argent et de potassium, auquel on ajoute 'te proportion de cyanure ferrugineux; mais il 1 d'observer que le dépôt qui se forme alors is parfaitement adhérent.

)eut encore argenter l'acier en le recouvrant 1 d'une couche d'étain; mais» de même qiie

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AHGENTtBB GALVAliOPLAStIQUB DB l'A^IER. 141»

S graios) de nitrate de mercure dans une égale quané du même liquide. On mélange ensuite les deux lotions, auxquelles on ajoute 4 grammes (1 gros) icide nitrique à 40 degrés de Taréomètre de Baume, (utrétre ces proportions ne sont-elles pas tout-àrfait coureuses y mais Faddition de l*acide nitrique est soioaient essentielle. Il faut éviter d'employer de an renfermant de Thydrochlorate de chaux ou des itîères organiques , car elle produirait inévitablement fet bien connu de décomposer en partie le nitrate irgent; il faut, autant que possible, se servir d*eau (tUlée. On ne doit pas s'attendre à voir le nitrate de îFCure se dissoudre en totalité dans l'eau, car on sait 'il s'y transforme en sous-nitrate et en nitrate acide i reste dans la liqueur , tandis que le sous-nitrate se écipite en poudre d'un jaune verdâtre. Ce dépôt doit *c conservé dans la solution destinée à l'argenture. D'est pas nécessaire que le nitrate d'argent soit pur, lui qu'on obtient en faisant agir l'acide nitrique sur rgent allié à un dixième de cuivre , produit absoluent le même effet. ,

Lorsque l'acier a été plongé dans la solution de hiite double de mercure et d'argent, il se recou?rc esque constamment d'un léger dépôt noirâtre qui enlève avec facilité en passant un linge à sa surface. acier se trouve alors parfaitement décapé et rêvé tu I même temps d'une pellicule d'argent extrémeme ut Ince, mais d'une adhérence intime. Le dépôt noirât re li se forme m'a paru composé presque exclusivemc nt î carbone , corps dont la présence , comme je l'ai C- ait «narquer précédemment , s'oppose seule au dépô^ de ^ J)orure et Argenture, Vb

tine expérience que j'ai failc pi succès, quelque éiouuaDt qu'il s slant. Plongé dans la même sol aucune altéralion; il conserve que; il s'y forme cepentlaiit, i très-léger dépôt d'argent qui [ dilé de son argenture , quoiqu soit pas nécessaire pour le fer.

Si, au lieu d'employer leuilr de mercure, onseborneàtretni lution de nilrak de mercure . il che d'argent â la surface lorsque il n'y a pas adliérence. Il en est isolément le nitrate d'argent. S avoirplongé l'acier dans le nitrat ensuite à l'action du nitrate de l'an ol l'autre de ces sels légèrei ensuite, par la pile, une arger

ARGBIITUBE GALVAKOPLASTIQUB DE L'ACIBR. 147

)eine à 7^ centimes. Elle ne parait pas perdre sensîsment de son efficacité par Tasage prolongé qu'on

peut faire. On peut même se borner, au lieu de >nger l'acier dans la solution , à le frotter pendant elques instants avec un linge qui en est imbibe, en se [ipelant cependant reflet que produit le nitrate d'arnt sur la peau.

n devient facile , au moyen du nouveau procédé, de parer les pièces d'acier argentées par l'ancienne îtbode du cuivrage , et sur lesquelles quelques pars de Tacier se trouvent mises à nu. Il suffit , pour la, après avoir enlevé tout ce qui n'est pas adhérent, rès avoir bien décapé ces endroits altérés , de les >tter quelques instants avec la solution indiquée et ; les argenter ensuite à la manière ordinaire. L'imcrsion dans cette solution produit un décapage telleent complet, qu'il a pour effet de faire adhérer Targent ême dans les petits défauts que le polissage laisse Lcore souvent à la surface des objetsd'acier; avantage l'on ne pouvait obtenir par le cuivrage, et qui est autant plus précieux que c'est par ces petits défauts ne commence ordinairement l'oxydation des pièces rgentées.

Ainsi, dorénavant l'acier pourra s'argenter aussi failemeut et aussi solidement, pour le moins, que le aivre : plus de cuivrage préalable , plus d^argenture éfectueuse et incomplète, adhérence parfaite au loyen d'une simple immersion dans une solution qui ert en quelque sorte de mordant ; tels sont les résulils satisfaisants que présente le nouveau procédé.

Toutefois il ne faut pas perdre de vue que la couche

timpUuité, consiste à plonger pend une Iris ' petite partie de la pièc^ solution aciils de sulfate de cui contracte une couleur jaune , que la couche d'argent est ii 'icore perméable, puisqu'elle perml cer son action sur te suirate de eu ne doit avoir recours â celte expér est à peu près certain d'être arriva venable , car l'argent ne peut se ce même l^gtrement, qu'aux dépens «t, dans tous les cas, il vaut mieux t de ce qui est strictement nécessai d'argent sera épaisse , plus on aura l'oxydation.

Pour obtenir une bonne argenta:

cessairc d'employer le cyanure prj pur, au moins lorsque la iiiftc^dj

ARGENTURE 6ALVAN0PLASTIQUE DE L'ACIER. i49

i Taide de la pile et d'une chaleur modérée , Targen^ dans le cyanure de potassium. On évite ainsi rembarras , assez grand, résultant delà puriGcation de Targent et de la préparation de son cyanure. Lorsqu'il s'agit, au contraire, de pièces préparées par la méthode du cuivrage , on ne peut obtenir d'adhérence qu'en employant le cyanure double de potassium et d'argent parfaitepsent pur. C'est encore un nouvel avantage du procédé sur lequel je viens d'appeler l'attention.

Dans tous les cas, il est* essentiel , pour la solidité du ^épôt, que le courant galvanique ne soit pas assez fort pour faire dégager abondamment Thydrogène à la surface de la pièce qu'on argenté ; mais un faible dégagement de ce gaz ne parait présenter aucun inconvénient.

Une autre observation , non moins importante , c'est qae si Ton tient à conserver longtemps une solution de pyanure double de potassium et d'argent, il faut bien se garder de s'en servir pour argentcr le laiton. Le contact du laiton et des autres alliages renfermant du zinc, produit une prompte altération du cyanure, au point que celui qui a servi une seule fois à cet usage irestplus propre àargenter l'acier. U ne faut employer pour le laiton que des solutions à peu près usées.

EnGn , dans l'intérêt de ceux qui se livrent à des expériences de galvanoplastique, il est bon d'ajouter une deroière remarque, c'est que le cyanure de potassium préparé d'après le procédé du professeur Liebig (i), le seul dont j'ai fait usage , et qui est certainement le moins dispendieux, puisque, lorsqu'on le prépare soi-

(1) Voyei ce procédé , /7aye 138.

même, il lie revient qu'à 40 ccnliraefl (loMCcl, lie peut se conserver qu'^ doit être renfermé dans un flacon boa| médiatement aprf's son refroidis) rreuscl. Lorsqu'il est en sululion daaj conserve qu'auliinl qu'il est uni au c ou à un cyanure métallique. S'il n'esH nalson avec ces sels, il ne larde pas àl en dégageant une forte odeur d'ai formant un dépôt d'un brun rougeâtrc serve encore ta faculté de dissoudre le I geot; mais od ne peut en oiilenir la réduci de la pile.

Tel est le résultat des recherches a suis longtemps lûrc sur l'argenture de I senL-elles otTrir quelque utililé à ccui qui , se plaisent û consacrer une partie de leur expériences si attrayantes de la gal?anopla n mot sur la manière pièce argentée. En effet , lorsque l'acier , été trempé dans le nilrale de mercure c( été soumis pendant quelques instants à 1 pile et qu'il a pris la couleur blanche, il c de l'en retirer, et après l'avoir lavé dans l'i le soumettre à une chaleur modérée , de r qu'il soit légèrement brûlant à la main. Le gent , qui auparavant clail peu adhérent , c médialcmcnl une grande solidité. On plon^ nouveau l'acier dans le bain de cyanure c et d'argent, et quaud la couche est s épaisse, on la fait sécher une dernière foi!

lière. On obtient ainsi , dans tons les cas , une arture très-solide.

Infîn , je dirai qu*il ne faut pas chercher à hâter le ôt de la couche d'argent en employant an anode gent volamineux , car il en résalterait des soufflures seraient sans adhérence. Il faut au contraire em- ^er un anode mince et long que Ton plonge à une' aine profondeur dans le bain de cyanure d'argent, s en ayant toujours soin d'éviter le dégagement de drogène à la surface de la pièce qu'on argenté. »ique ce dégagement paraisse sans inconvénient qu'il est presque insensible, il vaut mieux l'éviter iplètement, car, poussé à un certain degré, il donne à des soufflures dans la couche d'argent. J'emj^oie [nairement une pile de Wollaston de 10 éléments , »osés de manière qu'on peut, à volonté, modifier le rant en les plongeant plus ou moins dans le liquide itateur. Il m*a paru avantageux pour l'argenture, qu'on emploie le cyanure préparé avec l'argent fermant un dixième de cuivre, d'agir avec des éléits très-petits et un courant assez fort; il vaut mieux iouer l'étendue des éléments et exciter la pile un plus fortement. Au reste , quoiqu'on obtienne une ne argenture en se servant du cyanure préparé c l'argent allié au cuivre, l'opération est plus facile induire en se servant de cyanure d'argent pur ; le ai s'opère alors avec un courant moins fort. H est iotiel d'employer des conducteurs très-longs et trèsces; je donne ordinairement au conducteur linc longueur d'un mètre, et d'un demi-mètre seulement onducteur cuivre , en contournant l'un et l'autre au-

APTsmin.

' tour d'irotabe de Terre. Qoant à l'effet d'une rorledi toar soirargeaturcil faul observer qu'il est beaw^uu^ BHtûu sensible âur la pièce argeolée lorsque le dépul d'argent csl mince, qae lorsqu'il a acquis de l'cpai^scur. Car alors, quoique l'argenture supporte facilement uti bruni très-pro longé , luic chaleur un peu Torle y M»' sioBDe des souCQures.

rmocEoÉ ne M. Mouret, podk la aiSB tx coflbcb m

OBJETS AR6E»TËS PAB L'ÉLECTBO-CBlItIB.

'. Les procédés de dorure et d'argenture à l'aide du courant «ollaïque sont mainlenaut appliqués en gran<] dtm les aleljers.où Us ont remplacé les anciennes mitkodca. toutes plus insalubres, moins Tacilcs et plui coMcuses que l' électro-chimie.

Rappelons en deux mots le raoyeii dont on se scrli principalement aujourd'hui, pour dorer ou pour argeirier les tnélaoi communs, par voie éleclro-chi- ■nique, dans les ateliers de fabrication où ce nouvel Ut s'est établi. On fait dissoudre du cyanure d'or au d'argent dans du cyanure de potassium; on plongi: dans cette dissolution surfisa minent étendue d'eau , la otyeis qu'il s'agit de dorer ou aigealer, après les avoir ■Uachéa à un lil Go de cuivre qui se rend au pôle négatif d'une Torte pile à courant constant. Un autre lil seniblaUe, parlant du pùle positif de la pile, vient aussi plonger d'une même longueur dans la dissolulion, main sans toucher les objets et à quelque dislance d'eux. Eh cet élat, il s'établit daos l'appareil lui courant gaivanique qui décompose le cyanure dor ou d'argeql, cl précipite ces mélaui rendus libres sur les objets mé-

MISE BN COULEUR DBS OBJETS AB6BNTÉS. 153

talUques qu'on veut recouvrir d'une couche de métaux précieux.

Les pièces qu'on dore ou qu*on argenté aujourd'hui par ce procédé, dans les ateliers où l'on se livre à cette fabrication, sortent en général de Tappareil qu'on emploie pour cet objet , et de la dissolution, avec un blanc parfait et comparable à celui des plus beaux produits fournis par les autres procédés d'argenture. Mais ces pièces ne tardent pas à perdre leur éclat et à acquérir un aspect terne, et, ce qui est pis encore pour l'argenture , à prendre une couleur jaunâtre toute différente de celle qu'elles possédaient an moment de leur fabrication.

Cette teinte jaune que prend l'argenture produite par les procédés électro-chimiques, et qui se manifeste déjà quelques jours après qu'ils sont sortis de la dissolution ou du bain , est un défaut tellement capital pour des articles qui devraient, au contraire, conserver le plus longtemps possible la blancheur connue de Targent pur, qu*o« a dû, dès qu'on a pu la constater, en rechercher la cause. A cet égard les opinions col été peu partagées, et Ton s'est assez généralement accordé à l'attribuer au cyanure ou sous -cyanure d'argent qui reste à la surface, ou peut-être se trouve entraîné sous cet état avec l'argent précipité par un travail trop rapide ou une décomposition imparfaite. Ce cyanure, décomposé par la lumière solaire , ou seulement exposé à son influence, se colore et donne ainsi à l'argenture ce ton jaunâtre qui en altère la beauté, et ne permet plus de livrer au commerce les pièces ainsi ternies.

lées par le pruceJi! det^li'U-UllIlllllll

1 leur quelque lenips après leur pré{

[ préeipilation de l'argent sur les pij

I HÔle négatif à la pile voUaiqae , il s

CD outre de l'argent métallique , un

métal. Ici , c'est un cyanure d'arg

cyanure de potassium et d'argent. (

de couleur de ce sel, soit par iu]cd<

soit par rioDucncc de la lumière^

Cbeur de l'argent, u

Ce défaut, comme on voit, était point qu'il menaçait à lui seul d d'une induslric naissante et pleine Uguer une des plus ingénieuses ap] u nombre des procédés inutiles d arts.

Il s'agissait d y trouver un renié ' limple pour devenir usuel dans tes propre à pr évenir, pendant un lu m

MISE EN COULEUR DES OBJETS ARGENTÉS. i55

jaunissement des pièces argentées au moyen du cyanure de potassium. On conçoit, en effet , que ce scl> jouissant de la propriété de dissoudre le cyanure d'argent qui est la cause de ce changement de couleur, devait, en rendant celui-ci soluble, permettre ensuite de Tenlever, soit par des lavages, soit par l'application de la chaleur. Mais ce moyen s'est trouvé imparfait , car tout le cyanure d'argent ne se trouve pas ainsi enlevé, ou du moins ne paraît attaqué qu*à la surface de la pièce ; au bout de peu de temps , celui qui se trouvait encore emprisonné , comme il est présumable, entre les molécules de Targent précipité, repousse et par conséquent produit le même défaut, c'est-à-dire que les pièces recommencent à jaunir au bout de peu de temps.

J*ai cherché, de mon côté, si on ne pourrait pas appliquer, dans ce cas , ce qu'on nomme en orfèvrerie les eaux de couleurs; mais les pièces ainsi traitées en sont sorties toutes ternies ou altérées.

On a cherché aussi, pour le môme usage, à employer les chlorures et autres dissolvants ; mais ces moyens n*ont réussi que très-imparfaitement par les motifs allégués ci-dessus , et Tcxpérience a démontré qa*il était impossible de rappeler ainsi l'argent à une blancheur permanente , et de lui donner un beau mat.

L'application d'une température élevée , soit seule , soit combinée avec les moyens précédents , a fourni des résultats un peu meilleurs. On conçoit, en effet, que cette élévation de température, en détruisant le çyaiiare d*argcnt qui produit le jaunissement de Tar-

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