‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électroChapitre 31 sur 42 · PAR IMMERSION · texte numérisé non relu

PAR IMMERSION

froidissant, un sel insoluble d'argent. Cependant, tout l'argent ne se sépare pas du liquide , puisque le laiton poli que Ton y plonge se recouvre d'une dorure verte ; mais on sait que le sel d'argent est plus soluble à chaud qu'à froid. L'action de ce sel fait ciianger tout-à-coup la couleur de la dorure, et lui donne un aspect bien plus agréable.

Mais quelle est la réaction qui a lieu entre le chlorure d'or et le bi-carbonale de potasse? Quel est le composé qui se forme?

Diverses recherches ont été faites par Elkington et par Wrigth pour éclaircir ces questions. Ils pensent tous deux que, pendant la décomposition du bi-carbonate, une partie de l'acide carbonique est rendue libre, et qu'ainsi le liquide se compose en partie de chlorure de potasse et en partie d'aurate de potasse. Ces mêmes chimistes ont trouvé , au contraire , que dans la réaction, il se forme un composé différent de l'aurate de potasse.

Avant de se livrer à aucune recherche théorique , ifs ont étudié les conditions pratiques nécessaires pour qu'un métal se dépose sur un autre. Ils en ont trouvé trois qu'ils regardent comme indispensables : 1^ il faut que le métal soit parfaitement propre et qu'il n'existe à sa superficie aucune trace d'oxydation , ou d'autres impuretés ; 2^ il faut, en outre , qu'il soit d'une nature telle, que la solution où on le plonge n'agisse sur lui que modérément; 3<> que le degré d'oxydation du bain corresponde au degré que peut supporter le métal qu'on y plonge, en présence des principes auxquels le métal à précipiter se trouve uni.

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Après avoir établi ces conditions , les mènes <Atefttes , considérant que le chlorure d'or en dissolution, par son passage à Tétat de chlorhydrate, contient Tor à un degré d*oxydation correspondante undemi-atèoie d*oxygène, pour un atome de métal, et que le cuivre, en se transformant en chlorhydrate » ne prend qu'un atome d'oxygène, ont pensé qu'il était indispensable d'avoir l'or dissous à un état d'oxyde formé de 1 atome d'or et 1 atome d'oxygène. Ils estimèrent donc que, dans le liquide à immersion, Tor est passé de Tétat de sesquioxyde à celui de protoxyde. Ayant fait plusieurs expériences, ils reconnurent, en effet, que le chlorhydrate de sesquioxyde réussit mal pour composer le bain d'or, tandis que le protochlorure donne de bien meilleurs résultais; ils expliquent ainsi la nécessité d'une longue ébullition , et de Veraploi d'un bi-carbonate impur pour composer une bonne solution. En effet, Tébullition prolongée réduit peu à peu le chlorhydrate de sesquioxyde d'or en chlorhydrate de pretoxyde, et les substances organiques qui se trouvent mélangées au sel alcalin impur, favorisent cette transformation en s'appropriaiit une partie de Toxygène. De là, les corps désoxydants, ou capables d'absorber Foxygène avec avidité, comme l'acide sulfureux, l'acide oxalique, le sel d'oseille et beaucoup d'autres si4)stances organiques ou minérales, douées de la même propriété, peuvent concourir, au besoin, à amener l'oxyde d'or du liquide au degré convenable pour ia dorure. Lors donc qu'on s'aperçoit que , malgré use ébullition prolongée, cet effet est manqué, on pourra ajouter au bain quelque peu des substances désignées»

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n'a ce qa'il.soit aa degré nécessaire pour produire la dorure voulue.

£ikington et Wrigth ont encore pensé qae, dans le àaio dont il s'agit» il existe un composé particulier de protoxyde d*or et de potasse , capable de céder l'or qu'il renferme^ en présence d'un équivalent de cuivre en proportion atomique. Mais la Commission de FAcadémie des Sciences de Paris aime mieux admet- Ire l'existence d'un composé de protochlorure d'or, et de cblorure de potasse.

Quoi qu'il en soit, la dorure au trempé d'Ëlkingtoo n'est applicable qu'à la bijouterie en cuivre, et ne donne qu'une couche d'or à peine comparable à la demre au mercure la moins épaisse, ainsi que l'a vérifié la Commission; elle ne peut donc être mise en oomparaison avec la dorure électro-chimique, ni la remplacer que pour des objets de peu. d'importance.

Elkington a indiqué un autre procédé de dorure par simple immersion , au moyen d'une solution composée de-: 56 à 62gram. (1 once 7 gros à 2 onces) d'or réduit en oxyde ; 906 gram* (1 livre 14 onces) de cyafio-ferrure de potassium dissous dans 9 àlO litres d'eau. On fait bouillir le tout une demi-heure. La couche d'or produite par ce liquide sur les objets immergés, est d'une ténuité extrême , et il fai^t employer la pile pour répaissir convenablement.

Levol, après Elkington, est le premier qui ait pensé â produire la dorure et l'argenture par la simple immersion et sans le secours de la pile.

€ Dans le moment , dit-il , où l'attention publique oftixée sur les procédés de dorure par la voie humide.

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il m'a semblé qu'il ne serait pas sans intérêt de publier de nouveaux moyens propres à dorer ou argenter par immersion, principalement à cause de leur facilité d'exécution qui les met à la portée des personnes même étrangères à ce genre d'opération. Je vais les décrire très-brièvement. »

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