‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électroChapitre 40 sur 42 · MISE EN COULEUR DES OBJETS ARGENTÉS · texte numérisé non relu

MISE EN COULEUR DES OBJETS ARGENTÉS

leur, du borax dans -de f^iaQ, de manière à en former lure foOiiiUie das%. C'est daas oeUe bouillie que je I^Migie les pièces à blanobir^ qm en sortent ainsi coi|- Tertes d'iule cooefae de borax. Baus cet état, je l^s 9mimeto à l'action d'une température sufiisamment élç- Tée pour oakiner ce borax. Cette haute température g'appiiqve en .reooavnuit les pièces de charbons ardents , ou » pour celles qui s^t de petites dimensions» à l'aide da chalumeau aërhydriqu^ de M* de Richemont, ou enfin y ce qui est mieux, surtout pour les cosses pièces , ou les pièces très-délicates , dans une moufle , qui donne des résultats plus prompts et plus

L'exj^ériQuce m!a appris .que celte iempérature ne doit pas dépasse^ le roug^ cerise. Quand on la pousse ao-ddà, les pièces s'alt^ent et deviennent comme œoirées à la snrliace.

Le pièces ayaat été aiioai ^ownisfis à la chaleur Tooge cerise 9 on les laisse refroidir, puis on les soumet à on dérocha^e ea les plongeant dans une eau aiguisée d'acide sulfurique. Quand elles sont bien décapées r on les 4eraiine et les s^he par un toyr de BMHn qui n'est pas saas iofluence sur les résultats. En cet état, elles apparaissent d'une blancheur parfaite , et ont le beau mat de l'argent le plus pur.

Ce précédé parait devoir être d'autant plus utile, qu'il s'applique fuéme aux ol^ets qui ne sortent p^s blancs du baki où ils ont été soumis à l'action du courant électrique. Le berax« combiné avec la chaleur^ les fiait retenir d'un blanc aussi beau que les autres > sans aucunes jiûuïelte«.o}Mii{HilatiQiis.

Dorure et Àrgentwe, ..... jiji

i5S APPBMBICE.

Enfin, j'ajouterai que ce procédé pour passer au mat, s'applique aussi parfaitement à la dorure obtenue par voie électro-chimique. U purge l'or précipité des sels qu'il aurait entraînés ou qui ont pu se déposer à sa surface, lesquels, au bout de peu de temps, foncent sa couleur, ou y produisent une sorte de voil^ ou de nuage qui nuit beaucoup à Fapparence extérieure des objets»

SUR LA COULEUR HATE BLAI>(CHE QUE PREND PARFOIS LA DORURE GALVANIQUE, PAR ElSNER.

Lorsqu'on veut opérer la dorure des objets en fer, bronze et cuivre à l'aide de la dissolution de l'or dans le cyanure de potassium, on sait qu'il arrive souvent que la couche d'or qui se dépose est plus blanche que quand l'or est dissous simplement dans le cyano-ferrure jaune de potasse. On observe même parfois que lorsqu'on fait usage d'une lame d'or comme anode, et qu'il y a absence complète de toute trace de platine et d'argent , néanmoins les objets se recouvrent d'un enduit blanchâtre au lieu d'une belle couche d'or. M. Elsner a entrepris quelques expériences pour chercher la cause de ce phénomène, et il n'a pas lardé à reconnaître qu'il se manifestait surtout lorsque la dissolution de cyanure de potassium était en grand excès vis-à-vis l'or. L'enduit blanc se dissout très-aisément dans l'acide chlorbydrique ou l'acide nitrique , et par conséquent ce n'est pas de l'or; ces acides renferment alors de la potasse, et tout démontre que cet enduit n'est autre chose que du potassium réduit qui s'attache au métal et s'oppose au dépOt de l'or.

QUAtlTiS DE Là DORURE BT DE l' ARGENTURE. 159

DBS QUALITÉS ESSBITTIELLES DE LA DORURE ET DE L*ARftENTURB ÉLECTRO-CHIMIQUES » ET DES MOYENS DE LES OBTENIR.

Poar toates les opérations de doi-are et d'argenture ékectro-cbimiques , les piles composées présentent un immense avantage sar les appareils simples. Elles pertaettent remploi de Tauge à décomposition, et l'on n'aura plus ainsi à regretter la perte d'un métal précieux qui se réduit inutilement sur les diaphragmes des piles simples. En outre, si Ton fait plonger dans l'auge un anode soluble de même nature que le métal à réduire, la dissolution conservera le même degré de concentration , et pourra servir indéfiniment.

Il nous reste maintenant à examiner les causes qui peuvent déterminer la réussite de la dorure et de l'argenture, avec toutes les qualités que l'on recherche généralement. M. Becquerel a traité cet important sujet , dans ses Èlémenls d* Electro-Chimie , avec tout le talent qui le distingue. Nous ne pouvons donc mieux faire que de résumer, en peu de mots , les reconmiandations présentées par ce savant pour obtenir l'adhérence et l'épaisseur de la cooehe déposée, et pour modifier à volonté la couleur et l'apparence de la sur« face dorée ou argentée.

1® De radhérence.

La première, et la plus importante qualité d'une bonne dorure, est la parfaite adhérence de l'or sur la surface qu'il recouvre. Pour arriver à ce résultat, il faut que la superficie des objets présente certaines

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coodUions chimiques et mécaniques que nous anons examiner.

On sait que tous les objets soumis à l'influence de lllïmosphère se rerlâtent d'une ceuefaeé'mr, et-V^tjgène y qui forme un des élémanls constitutif^ de ee corps , ne larde pâ» à déterminer, à la soperieîe des métaux, un commencement d'oxydalîott qoi» pous if être pas toujours appréciable h la vue , n*e» existe pas moins réellement. Or, du conçoit facilenâeitt qne rinferpositrôn êe eette couche d'air ou d'oxyde» 9i eUe n'est pas détruite, doit s'opposer au coiâact parfait dé la eoiicfae d'or avec l'objet qu'elle doit rchréKîr, et, par une suite nécessaire , la dorure n'est point adhérente. Nous avons déjà fait voir comment oa parvient à vaincre cette cause d'insuccès, au moyen de dérochages et de décapages destinés à aviver ta surface qu'on veut dorer ou argenter. Nous insisterons néanmoins sur un point qui nous parait très-important , c'est de plonger toujours les objets dans l'appareil immédiatement après le lavage qui suit les opérations du décapage.

Mais il ne Suffirait pas d^avoir entièrement débarrassé la surface de tous les corps étrangers qui peuvent y adhérer, si l'objet à dorer était de nature à réagir avec la solution métallique lors de son immersion dans l'appareil. C'est ce qui aurait Heu infailhblément, si le sel d'or eti dissolution reafermait quelque trace d'acide. Cet acide ne manquerait pas d'attaquer la superficie de l'objet au moment même où Il est plongé dans le bain^ el avant qu'il ait pu être recouvert d'aucune couche d'or; dès-lors, le dépôt mé-

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