‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électroChapitre 7 sur 42 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

PROCÉDÉ DE M. DE LA RlYE.

Mémoire tur la dorure électrique publié par M. de la Biee en iSiO.^^Recherchetultérieuretde MM» Boeltgery Eltner et Smee , tur le procédé de de la Rive.

Immédiatement après la décoavette de M. de

la Hive, les physiciens et les industriels,

en France, en Angleterre, en Allemagne,

> dans tonte l'Europe en un mot , se mirent à

l'œuvre.... ^

Becquerel. De l'application aux arts

det propriété» électro-chimiques

deVor.

A la fin de 1840 , personne ne paraissait plus s^occuper de la dorure électro-chimique, et, dans Thistoire de ce nouvel art, né de Theureuse association de deux sciences jumelles , la physique et la chimie , on n^avait apporté aucun document nouveau en dehors de Tindication fournie par Forfèvre de Pavie , qui , en 1818, avait annoncé qu*il connaissait la manière de dorer au moyen de la pile. Ce fut seulement en 1840 , 36 ans après Brugnatelli (1), que M. dé la Rive vint réveiller Tattention de tous les physiciens et chimistes du monde

(1) La première feuille de ce Manuel était déjà imprimée lorsqu'il m'est tombé entre les mains le tome XI de la Revue tcienti/ique et industrielle de Quesneville (Paris, 1843), où j'ai trouvé un long article de M. Boquillon sur l'électrotypie. On y remarque les paroles suivautes , qui démontrent que la découverte de Brugnatelli est anté« rieure à la date citée par GrimelU : « Hais M. de la Rive est-il , à son tour , le premier qui ait songé à dorer an moyen d'un courant électrique? Le paragraphe fiiiTaitt que j'extrais d'une lettre de BcngnateUi^

• MÊHOIEB SUR LA DORUEB ÉLECTBIQUE. 15

civilisé, sur cet important sujet. Cest donc à lui que revient rhonneur d*avoir appelé leurs recherches vers ce but utile, et qui devait être si fécond en admirables résultats. Un sentiment louable d'humanil;é poussa le célèbre Genevois à se servir de la pile pour dorer : il voulait prévenir les maladies graves auxquelles sont exposés les ouvriers qui pratiquent la dorure au mercure, en volatilisant ce dernier par Tapplication de la chaleur. Tout le monde sait que le mercure, en proportion convenable, est salutaire et rend la santé; mais qu'absorbé à une certaine dose , il occasionne de graves accidents et même la mort. Les ouvriers doreurs Qnt appris, par une triste expérience, à connaître les effets désastreux des vapeurs mercurielles , qui, absorbées par la respiration et par la peau , se répandent peu à peu dans toutes les parties du corps , y occasionnent de graves désordres et trop souvent conduisent à une mort inévitable et prématurée. Combien donc fut heureuse l'idée de trouver un moyen plus facile et plus commode de dorer les métaux avec un liquide aurifère et le courant électrique ! combien plus louable encore

pabliéé dans le tome V du /oumalde Chimie, de Van Hons, 1803, page 357, répondra à cette question. »

« J'ai dernièrement doré, d'ane manière parfaite, denx grandes médailles d'argent en les faisant commnoiqaer, à Taide d'an fll d'acier, avec le pôle négatif d'nne pile de Volta ,' et en les tenant , l'une après l'antre, plongées dans l'ammoniure d^or nouvellement fait et bien saturé. »

La grande différence qui existe entre le procédé de Brngnatelli et celai de M. de la Rive , quant à ja nature de la solution employée à la dorure, semble disculper entièrement le physicien de Genève d'avoir eu aucune connaissance des expériences faites avant lui ; d'autant plus qu'à l'époque de sa découverte , on n'avait encore donné aucune indication du procédé de BragQfttelli dans les journaux français.

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