SUR LA DORUEB ÉLECTRIQUE
droits qaiont pris la dorure. Après deux oa trois immersions semblables, la dor are sera suffisamment épaisse pour qu'il devienne inutile de recommencer l'opération. Les précautions dont il faut tenir compte sont : la faiblesse du courant , Tacidulation de l'eau avec une petite quantité d'acide sulfurique ou nitrique , et l'immersion plus ou moins profonde de la lame de zinc. On ne doit pas non plus négliger de bien polir l'objet avant la première immersion et après chacune des autres. Dans Fun et l'autre cas, on l'essuiera avec un soin tout particulier ; car, sans cette précaution, dans le premier cas, la couche d'oxyde de graisse, ou d'autre natare qui ternit la surface de l'objet, empêcherait la précipitation et l'adhérence de l'or ; dans le second cas» l'objet resterait noir, en sortant du liquide, et dans les immersions ultérieures, il se couvrirait d'une couche noire pulvérulente. On ne doit enfin plonger l'objet qu'après avoir tout disposé , afin qu'il ne se trouve pas en contact avec la solution d'or avant l'établissement du courant électrique, qui exercerait une action directe sur le métal à dorer , attaquerait sa surface , et la rendrait impropre à recevoir une dorure convenable.
M. delà Rive a doré, à l'aide de son procédé, l'argent, le laiton, le cuivre, l'acier préalablement cuivré, et quelquefois les roues d'horlogerie.
M. Boettger ne tarda pas à faire de nombreuses expériences sur le procédé de M. de la Rive , mais toutefois sans le modifier. Il employa une solution neutre d'or et un appareil simple dont je ne parlerai pas • parce que sa construction est semblable à ceU^
18 MteOIBS SUR LA DORURB iLBCTRIQUB.
adoptée par EIsner, que je décrirai dans un instant , e( dont je donnerai la figure ( voyez page 34). Oatre les métaux désignés par M. de la Rive , Boettger rénssil à dorer le fer et l'acier , mais il échoua sur le maillechort (packfong) et autres alliages semblables , le ferblanc et Fétain. D regarde comme indispensable, ponr les objets d'acier, de les débarrasser, avant de les plonger dans le bain d'or, de la couche d'oxyde bleae dont ils sont couverts, par une immersion dans l'acide chlorhydrique étendu.
Elsner apporta quelques perfectionnements an procédé en rendant la solution d'or alcaline par l'addition d'un peu de carbonate de soude, et il constata qu'au moyen de cette modification les objets dorés prennent une couleur d'or plus franche, et jamais cette teinte jaune verdàtre que leur donne un liquide acidulé. U remarqua, en outre , que le côté de l'argent qui regarde le pôle positif (en employant l'appareil simple que nous décrirons plus loin), se dore mieux que celui qui est tourné vers le pôle négatif. Enfin il produisit une légère couche d'or sur des morceaux d'argent décapés par l'acide chlorhydrique étendu , en les plongeant simplement dans la solution d'or , les retirant au bout de trois minutes , les frottant avec soin et les immergeant de nouveau , etc.
M. Smee fut le dernier qui chercha à modifier ce procédé; il employa une solution d'or légèreoient acide , et la composa à Taide d'une batterie électrique i dont il est l'inventeur. 1
Quoi qu'il en soit, toutes ces méthodes sont aqjoor» d'hui abandonnées pour en suivre de meilleures, que je m'abstiendrai ponr le moment de décrire plus en détail»
GHÀPrrBE m.
PÉCOUTBBTES DE MM. DE RUOLZ, ElKHTGTON ET El'SlfBR.
fhn^e «u maye^ 4u eyqnure ei du eyan^r/^ur ,• — MM. ^ BmoIx e$ Elkingkm c^miHllen^ l'emploi d^ effanwê 4aM fefuel il$ di9$olwi^ Vor pour eompoivf la liq^^w 4 4or«r ;
— MM. i/tuyel et Perrot ricli^ment Itk prioriff dp eç^e invention; — M- de Ruol% Vemporfe tur M. ^lkington:
— Expérieneet de la Commission nommée par V4c<iidémie des Sciences de Paris, et raf^port de M, Dumas; — Recherches et expériences d'Elsner pour vérifier la méthode proposée^ et résultats obtenv>s ; — Inconvénients du procédé français f corriges par Elsner; — Préparation du chlorure d'or ; — Liqueur et appareil convenables pour dorer les petits oibjets; — Bain d'or et appareil propres pour les grands okjets ; — Durée de ^immersion; — Polissage des eèjets, et conseils indispensables pour la réussite de Vopé' raiion ; -* Dorwre dé l'intérieur des vases.
Pq choix des dissolntions dépendait le saccèi der«pplicationde8 nétanx. Soos ce rapport, M. de Ruobt a été hearenz ,car celles dont il s'eai servi sont les pins avantageiises qu'on ait encore tronvées jusqu'ici.
Becquerel.
Ifalgré les pevfectioimemenU apportés par MM. Boettger et Elsner au procédé de M. de la Rive, od n'avait pas encore obtenu des résultats de nature à faire abandonner l'ancien procédé de dorure par amalgame, pour lui substituer la méthode électro-chimique. £a eSet , l'industrie ne pouvait pas se contenter d'un pro-