DORURE
cédé donnant une dornre si peu épaisse et présentant quelquefois une teinte rougeàtre ou verdâtre ; il fallait pouvoir obtenir constamment cette belle couleur jaune qui caractérise For pur. Un mémoire présenté par M. de Ruolz, chimiste français, à F Académie des Sciences de Paris , vint apporter un remarquable perfectionnement à la dorure électro-chimique ; et , du jour où la nouvelle méthode fut connue , publiée et conûrmée par l'expérience, les ouvriers intelligents comprirent qu'elle devait, sans aucun doute, être préférée à Fancien procédé ; et bientôt les fourneaux et la couche de mercure et d*or dont on couvrait les objets à dorer furent abandonnés, pour être remplacés par une solution d'or, et par la pile à courant constant, ou autres appareils galvaniques plus simples.
C'est en 1841 que M. de Ruolz déposa la description de son procédé à FAcadémie de Paris. Dans le même temps , M. Elkington communiqua à ce corps savant une méthode pour laquelle il avdit obtenu un brevet d'invention quelques jours avant la première publication de M. de Ruolz , et , par une singularité remarquable, il se trouva que tous deux avaient opéré d'une manière absolument identique ; que tous deux avaient produit une fort belle dorure , en employant une solution de cyanure d'or dans une autre cyanure (i).
(1) Le liquide décrit par M. Elkiogton, dans son breret d^nrention, ett composé de 30 grammes 25 centigrammes (1 once), d'oxyde d'or, 8 hectogrammes (1 livre) de cyanure de potassium et 4 litres d'eau. On fait bouillir le mélange pendant une demi-heure, et il est propre adorer immédiatement. A la température bouillante, il dore très-vite; è froid , l'opération est plus lente.
AU MOTBH DU CTAMURB. SI
Quant à la priorité de l'emploi da cyanure de potassium , M. Louyet la réclama peu de temps après connue sa propriété, prétendant que, comme il l'a publié dans les Annales de l'Académie de Bruxelles çt dans un Mémoire de cbimîe lu par lui au cours public de récole centrale de Bruxelles, il avait déjà doré Targent à la vue de tout le monde , en se servant de bi-sulfare d'or dissous dans le cyanure de potassium, et en décomposant cette solution par la pile voltalquç* M. Perrot, de Rouen, fit aqssi la même réclamation. Quoique MM. Louyet et Perrot soient évidemment les premiers qui aient employé le cyantire de potassiuip, et que M. Elkington vienne ensuite concurremment avec M. de Ruolz , ce dernier a néanmoins 1^ mérite d'avoir essayé les bains d'or dç tant de manières, et 4e compositions $i différentes, qu'il nous parait le seol capable de décider celle de toutes les formules qui doit obtenir la préférenc^e.
II. da RDoh a opéré saccessivem^ sqf les compote des substances suivantes ;
i^ Le cyanure 4'Qr dissons dann U çyn^arf^ simple 4e potassiom ;
9^ Le cyanure d'or dissous dans le eyano-ferrore janoe de potassium ;
do Le cyanure d'or dissous dans le eyano-ferrure ronge de potassium ;
4o Le chlorure d'or dissons dans les mêmes combinaisons de cyanure et de cyano-ferrure de potassium; 5^ Le chlorure d'or et de 9oode dissoos dans Iç carbonate de soude ;