DU CHLORE ET DE SES COMBINAISONS
juerons néanmoins en faveur des personnes qui ne seraient )as à portée de se le procurer tout préparé.
On met dans une cornue de verre du peroxyde de manga*». lèse; on y verse peu à peu de l’acide chlorhydrique, et , au noyen d’un tube de verre recourbé, on fait communiquer la ;ornue avec un matras contenant l’iode en grains. On applijue une légère chaleur sur la panse de la cornue, avec une ampe à esprit-de-vin : le chlore se dégage et liquéfie peu à peu
I’iode en s’y combinant. On devra cesser de faire dégager du :hlore, aussitôt que le liquide résultant aura atteint la coueur rouge, car si l’on arrivait à la couleur jaune, le chlorure l’iode obtenu serait impropre à la photographie, parce qu’il (contiendrait alors un excès de chlore. Lorsqu’au contraire, au ^>outd’un certain temps, le chlorure d’iode est devenu noir, [c’est une preuve qu’il s’est appauvri en chlore, et il faudra y (remédier, en lui faisant absorber un peu de ce gaz.
Au lieu d’un matras et d’une cornue, on pourra, si l’on opère sur une petite échelle, remplacer le premier par un flacon bouchant à l’émeri qui contiendra l’iode , et la cornue par une fiole à médecine, qu’on fera communiquer avec le !flacon au moyen d’un tube de verre ; l’opération sera dirigée (comme nous l’avons dit.
Le chlorure d’iode une fois obtenu sera renfermé dans un 'flacon soigneusemeut bouché à l’émeri ; et autant que possible on le tiendra à l’abri de la lumière (i).
Cette substance agit sur les tissus animaux à la manière des caustiques les plus violents. On évitera donc avec le plus grand jsoin d’en laisser tomber sur la peau et d’en respirer trop long- ! temps les vapeurs.
! 45. Dans le commencement, on employa le chlorure d’iode
jpur endiverses manières qu’il estinutile de rappeler, puisque ce procédé est aujourd’hui complètement abandonné. On reconnut bientôt qu’il y avait un immense avantage à l’étendre d’une grande quantité d’eau. Il en résulte une évaporation moins tumultueuse, plus lente et mieux réglée, qui impressionne la plaque uniformément. C’est ainsi que sont composées la liqueur dite allemande et la plupart des préparations qui se débitent chaque jour sous le nom de liqueurs photogéniques, etc., etc. Voici la meilleure manière de préparer la solution de chlo-
( 1 ) On pourra , à cet effet, coller sur le flacon une bande de papier noir. Toutes les substances accélératrices étant plus ou moins sensibles à l’influence de la lumière, on devra ainsi protéger les flacons qui les contiennent,.
rure d’iode : dans 2 5 centilitres d’eau ordinaire on ajoute 12 à i5 grammes (3 à 4 gros) de chlorure d’iode rouge. On agite le flacon ; on laisse déposer un peu d’iode qui se précipite, et la liqueur obtenue peut servir immédiatement.
On verse 1 à 2 centimètres (5 à 10 lignes) d’épaisseur de ce liquide dans la cuvette à brômer, et on soumet la plaque, convenablement iodée, à l’évaporation du chlorure d’iode, jusqu a ce qu’elle ait pris une belle couleur rose rouge, caractère ordinaire du maximum de sensibilité.
Mais à quel point faut-il ioder préalablement la plaque avant de la soumettre aux vapeurs du chlorure? La décision de cette question dépend tout-à-fait de la nature du chlorure d’iode qu’on a employé pour faire la solution. Si ce chlorure était d’une couleur rouge clair, c’est-à-dire riche en chlore (N° 44)> la plaque pourrait être iodée sans inconvénient jusqu’au jaune foncé (N° 33). Si, au contraire ( et c’est le cas le plus fréquent), la couleur rembrunie du chlorure d’iode indiquait un excès d’iode, il faudrait se contenter d’un iodage jaune pâle, et l’on pourrait même quelquefois le supprimer complètement.
46. L’emploi du chlorure d’iode ne présente aucune diffi- 1 culté sérieuse, et il est bien rare que par son moyen on n’obtienne pas une épreuve. Cette liqueur doit donc être adoptée
de préférence par les commençants, dont il est bon de stimuler le courage par une réussite à peu près certaine. Mais aussitôt qu’on aura vaincu les premières difficultés de la photographie, il vaudra mieux recourir aux préparations où il entre du brome, substance plus énergique et plus prompte que le chlore.
§ II. DU CHLORE ÉTENDU d’AIR.
Découverte , — Préparation , — Emploi , 47 .
47. Le professeur Barnard annonce qu’il est parvenu à obtenir des épreuves tout-à-fait instantanées en faisant usage du chlore étendu d’air atmosphérique pour activer la sensibilité de la couche d’iode. Nous n’avons pas encore expérimenté cette méthode. En voici la description:
Dans un flacon contenant une très-petite quantité dechlofe, on introduit de l’air atmosphériquejusqu’à ce que le gaz puisse être respiré sans éprouver de sensation pénible ou désagréable. Quelques essais suffiront pour régler l’état convenable de dilution du chlore dans l’air. Il faut surtout éviter un excès de chlore,