‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 125 sur 171 · DE L’EXPOSITION A LA CHAMBRE OBSCURE · texte numérisé non relu

DE L’EXPOSITION A LA CHAMBRE OBSCURE

DesTUfférentes espèces de châssis, 74. — Des planchettes courbées, 75. — Importance! I de la mise au foyer, moyen de l’obtenir avec précision , 76. — Incertitude de la du-r rée de l’exposition à la lumière, 77. — Influence de la lumière, 78. — Influence de l’appareil optique, 79. — Influence des substances accélératrices, 80. — Données approximatives, 81. — Reproduction des vues, paysages, objets d’art, gravures, T monuments, tableaux, 82.

74* Qu a vu que la plaque , après avoir été soumise à l’in- J fluence de l’iode et de la substance accélératrice; doit être| désormais tenue à l’abri de la lumière et renfermée dans uni cadre, pour être ensuite exposée à la chambre obscure. Cette !

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exposition doit avoir lieu peu de temps après l’application de la couche sensible. [Voyez N°,340

M. Daguerre renfermait la plaque dans un châssis ou cadre à double volet, qui s’ouvrait au moyen de deux quarts de cercle en cuivre. Cette construction , sujette à plusieurs inconvénients que tout le monde peut apprécier, a été généralement remplacée par le cadre à coulisse imaginé par M. Séguier,

| C’est une espèce de boîte analogue à celles qui servent à renfermer les jeux de patience, et dont la description serait superflue, parce quelle est connue de tout le monde. (Voyez 1 Jig. 29, PI. II.) Depuis, M. Charles Chevalier a construit un ; châssis beaucoup plus ingénieux, et dont la porte unique s’ouvre ! et se ferme au moyen d’un levier fort simple placé en dehors de l’appareil. Nous pensons que cette dernière espèce de cadre doit être préférée à toutes les autres. Quel que soit, au reste, le système adopté, la plaque sera disposée dans le cadre de manière à être complètement à l’abri de la lumière, jusqu’au moment où elle sera démasquée pour recevoir l’impression lumineuse.

75. Quelques auteurs ont conseillé l’emploi de planchettes recourbées suivant le sens de leur longueur; ils espéraient, par là, corriger en partie l’aberration sphérique, du moins sur la plus grande dimension de la plaque. Mais cet expédient est loiu d’atteindre le but qu’on se propose ; car, outre l’embarras qui en résulte dans la pratique, la courbure des plaques doit i nécessairement apporter une grande perturbation dans les j opérations déjà si difficiles de l’application de la couche sensible, puisqu’alors tous les points de la plaque ne sont plus a | égale distance de la surface qui dégage l’iode ou le brome. On aurait peut-être encore passé par-dessus ces inconvénients, si le moyen proposé corrigeait, en effet, l’aberration de sphéricité. Mais, pour obtenir un résultat utile, ce n’était pas une courbure cylindrique, mais bien une courbure sphérique qu’il fallait donner aux plaques. Il fallait, de plus, que le rayon de | cette sphère fût différent, suivant la distance variable qui doit 1 exister entre la plaque et le verre, c’est-à-dire, suivant le plus - ou moins d’éloignement des objets à reproduire. Or, était-il possible de se procurer des plaques établies dans ces conditions si difficiles et si variées? I)isons-le donc nettement, les planchettes courbes n’ont pu être proposées que pour atténuer l’effet de certaines combinaisons optiques défectueuses. C’est au public à exiger des objectifs qui puissent se passer de cet expédient aussi inefficace qu’incommode.

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'jG. La mise au point avec une exactitude rigoureuse, est une condition indispensable si l’on veut obtenir des épreuves d’une netteté parfaite ; car, dans tout appareil bien construit, l’image obtenue sur la plaque doit être la reproduction fidèle de celle qu’on a observée sur le verre dépoli. Il faut donc s’assurer, avant tout, que la chambre noire a été construite de manière à ce que la plaque occupe précisément la place où se trouvait la glace dépolie. La plus légère différence, ne fût-elle que d’une fraction de millimètre, peut compromettre la réussite de l’épreuve.

Que dirons-nous donc de ces appareils où , pour obtenir la netteté, on est obligé de se guider, non pas sur le foyer visuel, ! mais bien sur un foyer chimique ou photogénique , que rien ne peut aider à préciser? Que dirons-nous encore de ces constructions où la mise au point est déterminée à l’avance pades repères fixés souvent au hasard pour telle ou telle distance? N’est-ce pas livrer à des chances tout-à-fait aventureuses une opération où la précision la plus rigoureuse n’obtient pas toujours le succès?

Quels que soient les objets qu’on veut reproduire , portraits, paysages ou gravures, l’objectif de l’appareil doit toujours être braqué dans une direction parfaitement horizontale, et cette condition est si essentielle que , pour la remplir, M. Middletton, amateur des plus distingués, se sert constamment d’un niveau qu’il pose sur le dessus de la chambre noire.

Cette première disposition prise, on mettra d’abord la chambre noire approximativement au foyer pour l’objet qu’on veut reproduire; faisant alors jouer la crémaillère qui fait avancer ou reculer l’objectif, on étudiera avec attention sur la glace dépolie le point où cet objet s’y dessine dans son maximum de netteté. On pourra, si l’on veut, dans cette opération , emprunter le secours d’une loupe ; mais avec un peu d’habitude, on parviendra facilement à distinguer, à l’aide de la vue simple , le moment où l’image a atteint toute sa pureté. C’est alors le moment de substituer le châssis à la glace dépolie, on ouvre ensuite avec précaution le volet de ce châssis et l’obturateur qui masque l’objectif, car si on les ouvrait d’une manière brusque , outre le danger d’imprimer à l’appareil un mouvement d’oscillation, on courrait encore le risque d’envoyer, sur la plaque, les poussières et autres corpuscules j qui peuvent se trouver dans l’atmosphère de la chambre noire. if* — ( V oyez ce qui a été déjà dit au N° 6 , sur la manière de j mettre au foyer).

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