DE L’EXPOSITION A LA CHAMBRE OBSCURE
77. Il nous reste à parler de la durée de l’exposition de la plaque aux rayons lumineux, et c’est peut-être là le point le plus délicat de tout le procédé, puisque la théorie ne peut fournir que des données approximatives sur la durée de cette opération. Jusqu’ici la science a été impuissante à créer un photomètre, et, en l’absence de cet instrument, on ne peut arriver à la précision nécessaire qu’en prenant pour guide l’ex-
! périence.
78. Un grand nombre de circonstances concourent à la forji mation plus ou moins rapide de l’image reçue dans la chambre J obscure. Nous placerons en première ligne l’état de l’atmosphère, l’influence de la saison , l’intensité et la couleur de la lumière solaire, selon que cet astre est plus ou moins près de l’horizon , la nuance plus ou moins photogénique des objets, et la manière dont ils sont éclairés. Il est évident que ces différentes causes doivent modifier la durée de l’exposition de la plaque, suivant quelles sont plus ou moins favorables à la production de l’image.