CHAPITRE II
Substances sur lesquelles le dépôt métallique peut avoir lieu, 130-132. — Métaux, ! 132-136. — Substances noa conductrices : cire à cacheter, cire blanche, 136-139. — J Substances non conductrices absorbantes: papier , plâtre, 139-141. — Moyens de les r rendre non absorbantes, 141-143. — Moyen de copier les substances non conductrices, par les métaux, par la plombagine, 143-145. — Comparaison des differentes méthodes, 145.
130. Le dépôt métallique produit par le courant voltaïque, peut avoir lieu sur n’importe quelle substance conductrice capable de jouer dans l’appareil le rôle de métal négatif. Les lois qui président à la formation de ce dépôt sont les mêmes que celles qui régissent les éléments de la pile. Le dépôt peut s’effectuer sur presque tous les métaux (excepté toutefois les métaux terreux et alcalins), ou n’importe sur lequel de leurs alliages ou composés. Ce dépôt peut également se produire sur le charbon ou la plombagine. Quand 011 fait usage de métaux pour obtenir sur eux ce dépôt, l’effet devient manifeste, car la disposition de l’appareil ne diffère en rien de celle de la pile de Daniel!.
1 3 1 . Quand on veut que la surface et la forme de la copie représentent fidèlement celles de l’original, il est de la pins haute importance que le métal sur lequel doit avoir lieu le dépôt, ne puisse pas décomposer lui-même la dissolution, ce qui aurait pour résultat d’altérer plus ou moins la copie. Ainsi le zinc, l’étain, le plomb et le fer, mis dans du sulfate de cuivre, précipitent immédiatement ce dernier de sa dissolution; mais les métaux sus-midiqués sont eux-mêmes dissous dans une proportion exactement semblable à la quantité du cuivre réduit; une dissolution de ce dernier métal altère la surface de la copie et nuit à sa perfection. On peut obvier à cet inconvénient, jusqu’à un certain point, en ayant soin de faire passer le courant au moment même où. on plonge le métal dans le liquide; cette manière d’agir est considérée par plusieurs auteurs comme propre à détruire l’affinité élective, comme ils la nomment, c’est-à-dire l’action spontanée du métal sur le fluide. Mais je puis affirmer qu’une batterie de douze cellules û’empêche pas que les métaux les plus oxydables ne se dissol-
vent, et que les métaux les moins oxydables ne soient réduits.
132. Par conséquent, les métaux qu’on peut employer avec le plus d’avantage pour les recouvrir d’une couche métallique, sont ceux sur lesquels n’agit point le liquide où on les immerge; cependant ceux qui n’éprouvent que légèrement cette action peuvent être employés. Le platine, qu’aucune dissolution ne peut attaquer, est très-propre à recevoir les dépôts métalliques; mais l’élévation de son prix et la difficulté qu’on éprouve à le mettre en œuvre, sont des obstacles à ce que son emploi puisse être adopté.
133. Sous le rapport de l’inaltérabilité, l’or est aussi précieux que le platine, mais il est d’un prix encore plus élevé. Cependant, quand il est en feuilles, on peut l’appliquer sur la surface des substances molles , qui deviennent alors propres à recevoir la couche métallique qu’on veut y mettre. On peut en faire autant de l’argent et de l’étain; mais il y a d’autres procédés bien supérieurs à ceux-ci et qui les rendent inutiles.
1 34- L’argent ne peut être attaqué que par l’or et le platine, et doit être employé pour recevoir les métaux réduits quand ou veut que le dépôtsoit d’une grande pureté.
Les feuilles d’argent pur, dont l’épaisseur est calculée de mauière à peser 3 gram. 333 millig. par décimètre carré (62 grains par i3 pouces carrés) de surface, sont employées par les faux monnayeurs dans leur coupable industrie; le procédé qu’ils suivent consiste à mettre la pièce de monnaie qu’ils veulent imiter, sur une planche de bois ; sur cette monnaie, ils appliquent une feuille d’argent , puis ils frappent doucement sur cette dernière jusqu’à ce qu’elle présente une copie fidèle de l’original, résultat qui ne tarde pas à être obtenu; cela fait, ils recommencent la même opération pour la face opposée. Les deux disques d’argent sont ensuite soudés par leurs bords; et le fabricateur commet un crime et risque sa tête pour la pièce de fausse monnaie cjui lui a coûté tant de peine. Sans doute le lecteur n’aura pas même l’idée de recourir à cette fraude , et il n’est pas nécessaire d’en dire davantage; mais on comprendra facilement que le même pi’océdé peut être mis en usage, avec une meilleure intention, par i’électro-métallurgiste, pour obtenir un moule.
i35. Les alliages de plomb dont on fait particulièrement usage sont : le pewter ou soudure des plombiers , le métal fusible, et l’alliage qui sert à la fabrication des caractères d’im-
SUBSTANCES POUR RECEVOIR LE DEPOT METALLIQUE. 6| priraerie. Le premier est composé de 80 parties d’étain et 20 de plomb; mais dans certains cas on augmente la proportion de plomb. Il y a plusieurs variétés de cet alliage, qui contiennent soit du cuivre, de l’antimoine ou du bismuth ; mais l’alliage de plomb et d’étain est préférable. Le métal fusible, quoique fort employé par les électro-métallurgistes pour obtenir de petites empreintes , est d’une manipulation difficile ; on doit le faire fondre sur une lampe et en écumer la surface ; on en verse alors une partie sur un corps plat , et on y applique vivement la médaille qu’on maintient fortement à l’aide de la main. On doit attendre que le métal soit sur le point de se coaguler avaut d’exercer une pression avec la médaille ; sans cette précaution l’empreinte pourrait présenter un aspect cristallin. Le métal fusible de J. Newton contient du plomb, du bismuth et dei’étain; mais les fabricants ajoutent généralement du mercure pour le rendre plus fusible. On ne doit cependant jamais mêler de mercure à cet alliage quand on le destine à prendre des empreintes. Le métal qui sert à la fabrication des caractères d’imprimerie est composé d’environ une partie de plomb, seize d’antimoine et une petite quantité de cuivre. Il faut beaucoup d’habitude pour réussir à prendre des empreintes avec le métal fusible, ou celui dont on se sert pour les caractères d’imprimerie.
Les Italiens ont un excellent procédé pour obtenir des empreintes en pewter\ ils prennent une partie de cet alliage en fusion et le versent sur un morceau de papier, ils appliquent dessus une médaille ; le tout est placé sur un morceau de drap ; enfin, ils mettent sur la médaille une planchette de bois et frappent un coup sec sur cette dernière; iis obtiennent ainsi une empreinte parfaitement nette. Ces clichés se vendent de o fr. 5o c. à d fr. , suivant leur dimension.
On peut obtenir également une empreinte en prenant une lame de plomb bien nettoyée et bien brillante sur laquelle on place l’objet qu’on veut copier, et en frappant un vigoureux coup de poing sur la médaille. On peut copier de la même manière un cachet en cire à cacheter, quoique au premier abord ce fait semble incroyable. On n’obtiendrait pas ce résultat par une simple pression , mais par un coup sec on y parvient.
Le plomb en feuilles, préalablement dépouillé, à l’aide du raclage, de l’oxyde qui le ternit , puis aplati en le mettant sur une plaque de fer qu’on soumet à l’action d'une presse, pourra recevoir l’empreint de la gravure la plus délicate; il suffit,
Gulvanoplastie. fi
pour cela , d’appliquer l’objet à copier sur la feuille dê plomb, et cette dernière sur la plaque de fer, et de comprimer le tout à l’aide du cylindre d’une presse. Cette méthode est parfaite et suffit pour tous les cas. La pression à l’aide d’un rouleau est beaucoup plus forte qu’une pression directe, quoique les balanciers employés par les estampeurs soient doués d’une grande énergie.
Le métal employé pour la stéréotypie est également applicable à l’clectrotype, mais le moulage de ce métal a lien d’une manière particulière sur du plâtre , et il exige certains appareils qu’il n’est pas nécessaire de décrire, car il est facile de se procurer des empreintes parfaites chez les clicheurs de profession (i).
(i) 135. Nous regrettons que Jï. Smeene se soit pas un peu plus étendu sur le clieharje, c'e. t ainsi qu’on appelle l'opération au moyen de laquelle on obtient sur un métal doux, malléable ou fusible, l’empreinte en creux ou eu relief d’une planche gravée, d’une médaille, etc., etc. ; nous tâcherons de suppléer h cette omission.
Il y a quatre méthodes différentes pour obtenir des clichés : le clichage par compression, le clichage par percussion à froid, le clichage par fusion, et enfin celui où on emploie simultanément la percussion et la fusion du métal. Nous devons dire un mot de chacun de ces procédés, parce que les clichés étant de la plus haute importance pour l’électro-métallurgiste, on ne saurait donner trop de publicité aux moyens de les obtenir.
Clichage par compression. Les applications de cette méthode sont fort restreintes. On ne peut en effet l’employer que pour obtenir des empreintes d’objets composés d’une matière assez résistante pour supporter la pression énergique à laquelle ils sont soumis. Ce procédé a été suffisamment décrit par M. Smee, No 134; nous n'insisterons donc pas davantage.
Le clichage par percussion à froid, ou méthode italienne, est peut-être celui qui doit être préféré, parce qu’il donne constamment des résultats égaux. Il peut avoir lieu sur les corps durs et même sur la cire à cacheter, ainsi que l’a fort bien dit M. Smee, même No 134.
Nous ajouterons que les produits de ce genre de clichage seraient encore pins parfaits, si, au lieu de se servir d'un marteau, on employait pour cet usage une petite presse à timbrer, comme celles qui sont en usage chez les notaires.
Quant au clichage par fusion , il présente l’immense avantage de pouvoir s’effectuer sur toutes espèces de modèles, et particulièrement sur ceux en plâtre. Mais ù côté de ta t avantage, il offre de graves difficultés. D’abord il nécessite des appareils coûteux et embartnssants, puis il faut en outre une extrême habitude pour réussira obtenir ainsi des empreintes parfaites; nous pensons donc que les personnes qui ne se sont pas exercées dans ce procédé, doivent éviter de l’essayer, et qu’il restera longtemps le partage exclusif des clicbeurs de profession. On pourra, du reste, se procurer des clichés de cette nature, d’une netteté parfaite, en confiant leur exécution aux clicbeurs qui s’occupent des planches typographiques. Il suffira alors de leur remettre une épreuve en plâtre du sujet dont on voudra obtenir la cliché.
On pourra, du reste, consulter à cet égard le Manuel du Typographe et du Fondeur en caractères , qui fait partie de !’ Enr.yclopédie-Roret.
Le quatrième moyen de clichage, celui où la percussion est exercée sur un métal en fusion, est le plus usité en galvanoplastie, et les prétendues difficultés de ce procédé ont été de beaucoup exagérées par M. Smee; nous nous en sommes convaincu par notre propre expérience. Nous n’entrerons point dans tous les détails que comporte ce dernier genre de clichage. Tous les procédés qui s’y rattachent ont été décrits avec le soin le plus minutieux dans là deuxième partit; du Manuel du Mouleur en Médailles, de l’Encyclopèdie-Koret. On y trouvera la composition des différents alliages plus ou moins fusibles, et la description de tous les moyens de clicher sur les médailles soit en métal, soit même en plâtre et en soufre , etc. (je Manuel est tout-à-faic indispensable à i’éioctro-
i36. Les substances non conductrices sont de trois espèces; i° celles qui n’ont d’affinité ni pour le métal ni pour la dissolution où on les plonge; 20 celles sur lesquelles la dissolution agit mécaniquement; 3° enfin les substances susceptibles de se combiner avec le métal précipité. Celles de la première catégorie sont bien supérieures aux autres, mais sont peu nombreuses: la meilleure de toutes est la cire à cacheter, composée de gomme-laque, de térébenthine de Venise et d’une matière colorante.
Le docteur Ure en indique les proportions: gomme laque 4, térébenthine 1 , et matière colorante 3. Les fabricants en ont de plusieurs espèces, la plus coûteuse est la meilleure pour faire des cachets. Quelques-unes sont très-dures, comme la cire noire dont on se sert pour remplir les lettres gravées, sur les plaques des boutiques. L’emploi de la cire à cacheter occasionne une assez grande dépense, car celle de bonne qualité est très-chère, mais elle reçoit avec la plus grande exactitude l’empreinte des objets les plus délicats. Tout le monde se sert de cette substance, et chacun croit qu’il excelle dans l’art de faire un cachet; néanmoins, cette opération, toute simple qu’elle paraît, est encore entourée de nombreuses difficultés et d’une grande incertitude de succès. Les graveurs obtiennent les empreintes en cire à cacheter en présentant une carte audessus de la flamme d’une bougie et en frottant doucement la partie chauffée avec un bâton de cire préalablement ramollie par la chaleur. Quand ils ont obtenu une quantité suffisante de cire fondue, ils appliquent le cachet.
Pour obtenir de larges empreintes , on prend un bâton de bonne cire, on le présente à la flamme d’une bougie , jusqu’à ce qu’il s’allume sur une longueur de 8 à 10 centimètres ( 3 pouces à 3 pouces 9 lignes), on le place alors au-dessus d’une feuille de papier ou d’une carte, la cire fond et tombe en larges gouttes, et en peu de temps on en a une quantité suffisante. On éteint alors la flamme du bâton, et on remue, en tournant, la masse fluide jusqu’à ce que toutes les bulles d’air aient disparu, et que la cire, encore un peu molle, présente partout une surface bien unie. C’est alors le moment de lui faire recevoir l’impression de 1 objet qu’on veut reproduire. On doit
■métallurgiste, et il forme le complément nécessaire du Manuel de Galvanoplastie. Nous recommandons encore au lecteur l’excellent procédé de Bï. Boettger pour la manipulation des alliages fusibles, et ceux dcM.Walker. On les trouverai l’Appendice, pages 19j
et 195.
Quel que soit le moyen de clichage employé , on se rappellera que les clichés doivent être soigneusement décapés avant de les plonger dans la dissolution métallique.
l’appliquer sur la cire , et l’y maintenir avec une forte pression, on plongera ensuite le tout dans l’eau froide pour amener un refroidissement instantané. La difficulté sera moins grande si l’on se sert d’un cachet métallique, parce qu'il absorbe la chaleur et n’adhère point à la cire.
Lorsqu’on veut obtenir une empreinte en cire sur du bois ou autres substances analogues, il faut d’abord les frotter avec un peu d’huile d’olive, on plonge ensuite la cire dans l’eau froide, et sa surface est propre à s’enfoncer dans les cavités de la gravure et à s’unir à elle. On a fait de très-grandes empreintes en cire à cacheter en plaçant la médaille sur la composition à demi-fluide, et en la soumettant à l’action d’une presse hydraulique. M. Botes a réussi dernièrement à faire, par ce moyen , des empreintes parfaites de B à 10 centimètres (3 pouces à 3 pouces 9 lignes ) et plus de diamètre (1).
1 3 7 . La cire vierge peut être employée à faire des empreintes , mais on la remplace économiquement en se procurant des bouts de bougies que l’on fond facilement au-dessus d’une lampe. L’objet à copier doit être légèrement huilé; on l’entoure avec un morceau de papier fixé par un lien, on obtient ainsi une cavité propre à recevoir la cire. C’est dans cette espèce de coupe qu’on versera la cire fondue. On aura soin qu’aucune bulle d’air n’adhère au modèle; on laissera le tout dans cet état, jusqu’à ce que la cire soit redevenue à l’état solide et entièrement refroidie, ce qui n’exige pas moins de deux ou trois heures, car on sait que la cire est mauvais conducteur du calorique; on pourra ensuite détacher très-doucement la cire coulée sur la médaille.
On peut également prendre des empreintes en cire sur des plâtres; il suffira d’huiler légèrement le plâtre, on y verse ensuite la cire, qui prendra l’empreinte exacte du modèle.
(1) 136. On pourra, mais avec de grandes précautions, obtenir des empreintes en cire à cacheter de nto Jèlcs en soufre. Ces modèles devront être préalablement huilés avec une goutte d’huile d'olive, et on les appliquera le plus tard possible sur la cire à cacheter, c’est-à-dire au moment où elle est tout près de prendre sa solidité. Si on appliquait le soufre sur la cire pendant qu’elle est encore très-chaude, il arriverait infailliblement que le soufre se détacherait en petites écailles qui adhéreraient à l’empreinte, et lui ôteraient toute sa netteté.
Tout le monde sait que le soufre est d’une exlrémo fragilité, et qu’une température tant soit peu élevée détermine sa cassure ; cet inconvénient n’a pas lieu lorsque le soufre est récemment fondu; mais on peut artificiellement le remettre dans le même état où il se trouve quelques heures après la fusion. 11 suffit pour cela d’exposer le moule à une chaleur douce et lentement progressive, qui , dans aucun cas, ne devra excéder 50 à CO degrés centigrades. On pourra alors se servir du moule de soufre pour faire des empreintes ea cire à cacheter, sans avoir la crainte de le briser.
Une meilleure manière d’obtenir l’empreinte d'un plâtre, consiste à lui faire absorber de l’eau chaude jusqu’à saturation, mais sans que cependant l’eau paraisse à la surface; on l’entoure alors de papier et on y verse la cire fondue pendant qu’il est encore chaud; le tout est ensuite mis dans un endroit frais, et la cire se sépare du plâtre avec la plus grande facilité. S’il existait encore une légère adhérence, c’est que le plâtre n’aurait pas été suffisamment saturé d’eau, inconvénient qu’on aura soin d’éviter une autre fois En opérant avec soin, le plâtre ne doit pas éprouver la moindre altération (i).
1 38. Un mélange de parties égales de cire jaune et de ré* sine peut également servir à prendre des empreintes, en le traitant absolument comme la cire. Cette composition est fort en usage chez les Italiens ; mais il faut éviter avec soin de la couler trop chaude. Onia fait d’abord fondre , puis on la laisse reposer jusqu’à ce que toutes les bulles aient disparu et qu’elle ait acquis la consistance de mélasse. C’est alors seulement qu’on la coulera sur l’objet à reproduire, comme On le fait pour la cire.
139. Il y a plusieurs variétés de substances non conductrices de la deuxième classe : tels sont le papier, le plâtre de Paris, etc., sur lesquels la dissolution n’exerce aucune action. Le papier absorberait rapidement une partie du liquide et deviendrait rude, c’est pourquoi on doit lui donner, à l’aide de certaines préparations, une surface parfaitement unie. A cet effet on peut le brosser avec un peu d'huile siccative de lin ou de noix (2). On doit donner, en général, la préférence à la première; cette huile est portée jusqu’à l’ébullition, pour qu’elle sèche le plus promptement possible, après avoir été appliquée sur le papier. La substance sur laquelle l’huile est appliquée doit être bien nettoyée, et brossée ensuite légèrement avec une brosse en poil de chameau , jusqu’à ce que toute absorption cesse et que la surface soit bien brillante, ce qui est dû à la petite quantité d’huile qui s’y attache; niais on doit avoir soin de ne saturer que tout juste le plâtre et le papier, attendu que l’huile superflue, en se desséchant à la
(1) 137. Pour le moulage de la cire et de la stéarine, nous renvoyons encore le lecteur au Manuel du Manieur en médailles; il y trouvera les détails les plus étendus sur cette opération. Nous devons néanmoins prévenir que la cire et les substances analogues éprouvent un certain retrait en refroidissant ; ou fera donc mieux d’adopter le mélange indiqué No 138.
i (2) 139. L’huile grasse employée par les peintres est préférable à toutes les autres pour rendre le papier non nbsorLnnt.
surface, remplirait les petites cavités du dessin qui s’y trouve. On doit ensuite faire sécher le papier pendant vingt-quatre heures, et l’exposer, si c’est possible, au soleil; il est alors prêt à recevoir l’une des substances conductrices dont je parlerai plus loin. Cette préparation du papier paraît, dans la plupart des cas , être supérieure à toutes les autres.
Les vernis peuvent être appliqués dans le même but, et comme quelques-uns d’entre eux sèchent plus vite que les huiles, il est bon d’en faire usage dans certains cas. Les principaux d’entre eux sont : le verras blanc, le copal, le mastic et le vernis des carrossiers. Le premier sèche en peu de minutes et doit être appliqué jusqu’à ce qu’une très-petite quantité s’amasse à la surface du corps sur lequel on l’étend. Il est surtout applicable sur les papiers très-glacés , où la quantité d’encollage empêcherait l’absorption d’un vernis plus visqueux. Le vernis au mastic remplit très-bien le but , mais son application ne présente aucun avantage particulier. Le vernis des carrossiers peut quelquefois être employé ; mais il faut une grande attention, pour qu’il n’empâte pas le dessin; sans cet inconvénient, ce serait un vernis précieux pour cet objet. Il est inutile de décrire tous les procédés qui peuvent être mis en usage pour rendre le papier non absorbant et uni. C’est sur le principe lui-même que j’appelle une attention toute particulière. Un mélange de cire et de colophane fondues ensemble peut servir à enduire les papiers, surtout ceux qui absorbent le plus. On doit faire chauffer la feuille de papier et appliquer le mélange sur la face opposée à celle sur laquelle on veut obtenir la copie. Cette application doit être faite de manière à ce que le papier soit bien imbibé; il devient alors dur en peu de minutes, et on peut le plonger dans la dissolution : c’est là un excellent procédé et que je conseille d’adopter souvent. On peut , dans certains cas, se servir de la colophane seule , mais cette matière a l’inconvénient d’être très-fragile; d’autres substances peuvent être employées de la même manière, tel est le baume de Canada, etc.
i4o. La préparation du plâtre est de la plus haute importance ; on l’empêche d’absorber par les mêmes moyens que ceux qu’on emploie pour préparer le papier. Le plâtre est un sulfate de chaux ou gypse privé de son eau de cristallisation par la chaleur. Dans cet état, cette substance a une telle affinité pour l’eau et peut en absorber une si grande quantité, que quand on le mêle à ce liquide de manière à lui donner la
SUBSTANCES POUR RECEVOIR LE DEPOT METALLIQUE. 67 consistance d’une crème, il se solidifie en quelques minutes.
I Dans la fabrication des empreintes en plâtre , on doit faire at- 1 tentionà une infinité de petits détails (i) pour se débarrasser de toutes les bulles d’air : celles-ci proviennent de deux causes , soit de l’adbérence de l’air au plâtre, ou bien de ce que le plâtre entraîne avec lui de l’air quand on le mêle à l’eau. On remédie à la première cause en employant un plâtre rè- { cemmentcuit ; c’est là ce que font ceux qui se livrent à la sté- ( réotypie; ils ont remarqué , en effet, que quand le plâtre reste exposé seulement une quinzaine de jours à l’air , les moules | présentent moins de perfection. L’artisan ne peut expliquer ! ce fait, et la science est redevable de cette explication à M. Wyatt, le célèbre sculpteur, qui l’attribue à l’adhérence de l’air qui avait causé la perte de plusieurs moules précieux; cet artiste , pour obvier à cet inconvénient, met le plâtre dans un poêlon , sur le feu, et le chauffe jusqu’à ce que les gaz se soient dégagés, le plâtre est alors bon à être employé. On met dans un vase une suffisante quantité déplâtré, et on verse dessus une certaine quantité d’ea*, jusqu’à ce qu’il en soitsuffisamment recouvert et qu’on ne voie plus paraître de bulles d’air. On le gâche alors avec soin. La surface sur laquelle on veut l'appliquer doit être légèrement frottée avec une petite quantité d’huile d’olive. O11 verse alors sur l’original une petite quantité de plâtre liquide , et on en frotte toutes les parties perpendiculairement avec un pinceau en soie de cochon, ce qui prévient l’adhérence des bulles d’air à la superficie , adhérence qui empêcherait d’obtenir une empreinte parfaite. On ajoute ensuite une autre quantité de plâtre pour donner à l’empreinte une épaisseur suffisante, on le laisse en repos quelque temps, puis on le retire du moule, et on le chauffe légèrement afin de chasser l’excès d’humidité : il est alors extrêmement dur et prêt à recevoir les substances propres à détruire son absorption.
i4i- Le meilleur moyen de traiter les moules en plâtre est de les placer dans une assiette plate , soit avec de la cire seulement , ou avec un mélange de parties égales de cire et de
(1) 140. Le moulage du plâtre n’est pas une opération aussi facile qu’on se le figure au premier abord. Pour y réussir, il faut les soins les plus minutieux. C’est un art toutà-fait à part, et que l’électro-métallnrgisie ne peut pas ignorer. Comme il faut que tous les modèles dont ou se sert en galvanoplastie soient de la plus garnie netteté, nous engageons le lecteur à se familiariser d’abord avee le moulage eu plâtre. Toutes les opérations qui s’y rattachent ont été décrites arec lés plus grands détails dans le Manuel du Mouleur en médailles , ouvrage tout spécial , et qui fait partie de Y Encyclopédie-Rorec.
colophane préalablement fondues. La quantité de cire et de colophane ne doit pas excéder la moitié de la hauteur de l’objet qu’on veut imprégner, et la chaleur employée doit être suffisante pour rendre la composition parfaitement fluide; peu de temps après, la chaleur sera considérablement augmentée, et alors on pourra frotter une certaine quantité de liquide sur le plâtre chaud , qui l’absorbera , et en peu d’instants le plâtre sera pénétré par cette composition. On doit alors le retirer et l’égoutter, après quoi, il ne restera plus à la surface aucune portion de cire, mais la substance du plâtre en sera complètement pénétrée. On se procure ainsi une belle surface unie, et non absorbante; plus il y a de colophane dans la composition ci-dessus, et plus il faut de chaleur pour l’amener à une fusion complète ; et quoique cette substance puisse être employée seule, cependant elle ne peut pas pénétrer audelà d’une petite profondeur dans le tissu du plâtre, bien que par ce moyen on obtienne une surface nette, dure, et non absorbante. On peut employer une dissolution de colophane dans l’essence de térébenthine, mais il est difficile d’en chasser complètement cette dernière. Un mélange de colophane et dégraissé peut remplir le même but. La cire blanche qui sert à faire les bougies s’oppose parfaitement bien à la propriété ahsorbante'du plâtre, et est très- facile à appliquer.
Le suif ordinaire réussit aussi très-bien dans la préparation du plâtre. Il peut être fondu en fort peu de temps, et sa fluidité lui permet de pénétrer intimement le tissu ; il est mieux de faire bien bouillir l’original dans le suif, d égoutter les parties superflues de ce dernier, et de faire durcir l’original dans un lieu frais. On doit choisir le suif le plus dur; celui qui sert à la fabrication des chandelles de bonne qualité pourra remplir le but.
La stéarine n’est autre chose que du suif ordinaire dont on retire par la pression les parties fluides ou l’oléine : elle convient également bien pour pénétrer le plâtre ; on la fait fondre , et on l’emploie avec le même succès et dans le même but que le suif; il en est de même du blanc de baleine.
L’huile de lin bouillante peut également être employée; on doit en saturer le plâtre, jusqu’à ce que celui-ci refuse d’en absorber et en laisse une petite quantité à sa surface; après quoi, pour sécher cette huile surabondante, on expose le plâtre au soleil. Le durcissement des couches extérieures n’indique pas une sécheresse suffisante pour qu’on soumette le
j plâtre à l’action de la dissolution ; il faut pour cela que cedesj sèchement pénètre profondément, car s’il était placé dans la dissolution avant d’être parfaitement sec , l’huile s’en séparerait, la dissolution attaquerait le plâtre, et tous deux en seraient endommagés, si ce n’est perdus complètement. Le plâtre exige une grande quantité d’huile pour sa saturation (environ la I moitié de sou volume) ; l’original ne doit pas être trop dessé- [ ché quand on applique l’huile , attendu que celle-ci elle-même ne sèche pas alors aussi vite (i).
Les observations qui ont été faites relativement au vernis, au baume de Canada, et à la térébenthine de Venise quant à leur application sur le papier, concernent également les objets en plâtre. De tous les vernis, celui au mastic et le vernis blanc doivent être préférés: mais les méthodes où l’on n’emploie pas de vernis sont supérieures à celles où on en fait usage. On a expérimenté sur beaucoup d’autres substances, mais il est inutile d’en parler ici.
Voici une table des substances qui peuvent être appliquées sur le plâtre. J’ai choisi celles dont l’emploi est le plus avantageux et qu’on peut se procurer à bon marché, après les avoir toûtes expérimentées :
Le suif.
La stéarine.
Le blanc de baleine.
La cire vierge.
La cire et la colophane.
La colophane.
L’huile de lin.
L’huile grasse ou lithargyrée.
L’huile de noix.
Une dissolution de colophane et de térébenthine.
Le baume du Canada.
Le vernis au mastic.
Le vernis blanc.
Le vernis à la gomme laque.
1 4 2 . La troisième classe de substances, c’est-à-dire celles sur lesquelles la solution métallique exerce une action , est la moins nombreuse, circonstance fâcheuse', car cette classe contient une substance qui est supérieure à toutes les autres pour donner des empreintes délicates, je veux parler du soufre. Le métal qui vient d’être précipité n’est pas plus tôt en contact avec le soufre, qu’il se combine avec lui pour former un sul-
(1) 141. Ce que nous avons déjà dit de l’huile grasse (note 139) relalivement à son emploi pour rendre le papier non absorbant , s'applique à bien plus forte rai on au plâtre; mais il faut que cette huile soit appliquée avec attention, pour ne pas former épaisseur sur le sujet en plâtre. On trouvera encore dans le Manuel du Mouleur en médailles, l\'o et note 38, la composition des différentes espèces d’huile grasse et les moyens de les appliquer sur le plâtre.
fure, et le dénature tellement qu’il devient méconnaissable. Le seul moyen de remédier à cet inconvénient, consiste à revêtir le soufre d’une légère couche de vernis, tel que le white-hard ou le mastic. Cependant les empreintes en soufre n’ont pas répondu à l’attente des expérimentateurs qui ont employé ce vernis, et comme il y a d’autres substances qui peuvent fournir des empreintes, nous n’insisterons pas plus longtemps sur ce sujet.
i43. Les substances non conductrices peuvent être copiées en ayant soin de les revêtir d’une substance conductrice quelconque : l’or , l’argent , le bronze et la poudre de cuivre peuvent être employés dans ce but.
Il y a un autre procédé par lequel les substances non conductrices, telles que les matières animales , végétales et minérales, peuvent être revêtues d’une couche très-mince de métal. L’objet à copier doit être frotté avec une petite quantité d’une dissolution d’un sel d’or, d’argent ou de platine, et, dans cet état , on doit l’exposer à la vapeur du phosphore , obtenue par l’évaporation d’une solution éthérée ou alcoolique de ce dernier; alors un dépôt métallique en couche très-mince aura lieu à la surface de l’objet qui deviendra ainsi bon conducteur. On a supposé qu’il y avait ici formation d’un phosphure métallique; mais si un fragment de phosphore est plongé dans une dissolution d’or, d’argent, de platine ou de cuivre, le phénomène se trouvera expliqué, puisque chacun de ces métaux recouvrira le phosphore ; le dépôt de cuivre surtout est d’une grande beauté.
La substance qu’on veut copier, peut aussi être frottée avec la dissolution de l’un des métaux mentionnées tout à l’heure, puis on doit l’exposer soit aux rayons du soleil ou à la chaleur d’un foyer; dans ce cas, la réduction aura lieu, mais ce procédé est long et ennuyeux, et c’est pour cette raison qu’on l’emploie rarement. Tout autre moyen de réduire les métaux peut également suffire, comme, par exemple, la réduction à l’aide du proto-sulfate de fer, ou du gaz hydrogène (1). Enfin, on peut dorer, argenter, cuivrer les objets en y appliquant ces métaux en feuilles minces; mais tous ces moyens sont imparfaits et inutiles, puisque nous avons d’autres procé-
(1) 143. Ces divers moyensde métaliiser les substances non conductrices sont à peu près abandonnés aujourd'hui que le pouvoir conducteur de la plombagine est un fait hors de doute et incontestable. Voyez néanmoins à l'Appendice les procédés employés pour métaliiser diverses substances , paye 186.
SUBSTANCES POÜR RECEVOIR LE DÉPÔT METALLIQUE. -7I
dés plus simples, moins dispendieux et qui répondent mieux au but.
1 4 4- Le meilleur moyen de revêtir une substance non conductrice d’une couche de substance conductrice, est l’application sur la première d’un peu de charbon ou de plombagine pulvérisés; dans ce but, on frottera une certaine quantité de l’un de ces corps sur l’objet à copier, de manière à l’en revêtir d’une couche extrêmement mince qui suffira pour remplir le but qu’on se propose. La plombagine est préférable surtout à cause de sa nature onctueuse qui rend son application plus facile. Cette application se fait à l’aide d’un pinceau en poil de chameau, de blaireau, ou en soie de cochon, suivant la nature de la substance qu’on veut recouvrir; cependant on doit avoir soin que les interstices qui existent entre les petites lignes que présente la surface, 11e soient pas bouchés, ce qui rendrait la copie imparfaite. Quelquefois on a de la difficulté à faire adhérer une couche mince à la surface; mais si on fait une préparation où la délicatesse des détails n’est point indispensable, une petite quantité de vernis peut d’abord être appliquée; ce moyen convient parfaitement pour i les poteries que l’on veut revêtir de cuivre. Quelquefois ou emploie un peu d’esprit-de-vin, lorsque ce liquide est de nature à agir sur le moule (comme ceux en cire à cacheter), mais il faut avoir soin de ne pas en rendre la surface rude par un excès d’alcool. On peut faire adhérer la mine de plomb sur certaines substances, en soufflant simplement sur elles avec l’haleine. De quelque manière qu’onêobtienne cette adhésion, on doit toujours se souvenir qu’il est de la plus haute importance d’exposer à l’action de la dissolution une surface unie de mine de plomb, plutôt qu’une surface épaisse et | rugueuse.
Les opinions contradictoires qu’on s’est faites touchant l’application de la mine de plomb, sont dues entièrement à ce qu’il y a de grandes différences dans les échantillons de jcette matière; car si elle n’est pas formée de carbone, elle [devient non conductrice. J’en ai trouvé des échantillons qui iétaient tout-à-fait sans action, tandis que d’autres étaient d’excellents conducteurs. Il n’y a que l’expérience qui puisse indiquer à l’opérateur si tel ou tel échantillon de mine de I plomb possède une qualité conductrice, il n’existe pas deux fabriques où on puisse l’obtenir semblable, attendu qu’elle [peut être naturellement d’une mauvaise qualité, falsifiée, ou
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mal préparée. Le meilleur moyen de juger de la qualité de la mine de plomb , est d’en prendre une pincée entre le pouce et l’index, et de la presser entre ces deux doigts : si elle est de bonne qualité, elle se tassera et adhérera aux doigts. Si on emploie le charbon , il doit être bien carbonisé et réduit en poudre impalpable (i).
1 45 . De toutes ces différentes méthodes, aucune, à mon avis, n’est comparable à l’emploi de la mine de plomb de bonne qualité. La ténuité de sa couche est telle quelle ne suffit pas à elle seule pour conduire le courant voltaïque; mais cette couche si mince, que pour l’apercevoir il faut souvent 1 l’effet delà lumière réfléchie, favorise si bien la diffusion latérale du cuivre , que toute la surface s’en trouve bientôt revêtue: il est curieux d’observer la couche du cuivre tandis qu’elle s’étale sur un moule. Pour mieux juger de ce fait, un fragment de cire à cacheter noire, revêtue de mine de plomb, est très convenable , attendu que la différence de couleur permet d’observer plus facilement la formation de cette couche i on verra le cuivre , après avoir pris naissance d’un point quelconque du fil conducteur, se déposer sur la mine de plomb et se répandre latéralement jusqu’à ce que toute la surface soit envahie par le métal déposé.
(1 ) 144. Il n’est peut-être pas de substance sur la nature de laquelle on ait été si pen 1 d’accord , que celle connue sous le nom vulgaire de plombagine ou mine de plomb : ces| deux noms, qui lui ont été donnés sous l’empire de la croyance erronée qu'elle conte- j nait du plomb, ont été depuis remplacés par celui de carbure de fer, et enfin de graphiteÀ Aujourd'hui les chimistes se sont arrêtés à cette dernière dénomination; ils considèjentf ce produit naturel comme un véritabe carbone dans un état particulier, et les ruinera- ' logistes l’ont classé parmi les combustibles, à côté des anthracites ; quoi qu’il en soit, il| contient 8 à 9 pour cent de fer sttr 91 à 92 de carbone.
Le peu d’efficacité de quelques graphites dans l’électro-métallurgie doit être attri- 1 buée à la falsification qu’on leur fait quelquefois subir dans le commerce en y mélangeant ( le molybdène sulfuré. Cette fraude a eu pour effet de faire douter un instant de ï'efç-| cacité du graphite comme conducteur du couraut galvanique. Mais aujourd’hui il est hors de doute que le graphite de bonne qualité possède à un trè.-haut degré la faculté! couductrice. Néanmoins, comme les échantillons de cette matière sont très-variables dans le commerce , on ne saurait apporter trop d’attention pour la bien choisir, et ce n’esi1 qu’après l’avoir essayée pour vérifier sa conductibilité, qu’on devra l’appliquer sur loti substances nt n conductrices.
Le graphite qu’on doit préférer sera léger , pas trop dur, net , uni , luisant, argenté eiï d’un grain fin et serré; sa pesanteur spécifique doit être alors d’environ 2 089.
Le lecteur nous saura gré de lui avoir fait connaître ces particularités sur uue sub-lj stance appelée à jouer un si grand rôle dans la galvanoplastie.
LOIS QUI PRÉSIDENT A LA REDUCTION DES METAUX. j3