‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 131 sur 171 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

|}R l’exposition au mercure et des verres continuateurs;

iouvelle construction des bottes à mercure et leur usage, 83. — Modification de M. de Brébisson, et amalgames, 84. — Usage des verres continuateurs, 85.

83. Les modifications apportées à la construction de la boîte [tu mercure sont peu importantes. Celles que l’on fait aujourl’hui ont l’avantage d’être très-portatives, parce qu’elles se Replient sur elles-mêmes ; nous citerons, entre autres, les fornés adoptées par MM. Charles Chevalier, Lerebours et Buron, /fy. 6 et 12, PL I; et fig. 32 et 36, PL IL)

| Le thermomètre a été supprimé dans presque toutes les nouvelles constructions; son extrême fragilité et la difficulté de |e remplacer lorsqu’il venait à être cassé, ont fait renoncer à lion usage; un peu d’habitude suffit en très-peu de temps pour

Iàire reconnaître le degré de chaleur convenable; on l’appré- :ie facilement par le simple contact de la main. Au reste, on ue courra jamais aucun risque en chauffant modérément;

épreuve vient alors avec plus de lenteur, mais elle acquiert plus de perfection et de modelé. On doit la retirer de la boîte kussitôt qu’elle est complète.

L’amélioration la plus remarquable qu’on ait faite à la poîte à mercure, consiste dans l’adjonction d’un verre jaune u, v, x, fig . 12) sur un de ses côtés. On présente devant ce erre une bougie, tandis que par un autre verre blanc (p, <7, îg. 12), protégé par un écran noir ou par une porte, on peut constater les progrès de la formation de l’image.

T Lorsqu’on voulait vider le mercure pour emporter l’ap-

(1) On trouvera au Livre IV la description de l'appareil à verres combinés de fl. Charles Chevalier.

pareil en voyage, on était exposé à en perdre une grande partie, parce qu’il fallait renverser la boîte pour l’en extraire; aujourd’hui le fond des boîtes à mercure se compose 1 d’un tiroir muni d’une capsule en tôle, et rien n’est plus facile que d’y verser le mercure ou de l’en retirer.

84- Le mercure , à cause de son poids et de son extrême di- , visibilité , est difficile à transporter en voyage. Pour obvier à ces inconvénients, M. de Brébisson le renferme dans un nouet de toile serrée, qu’il place dans la capsule qu’on chauffe ensuite comme à l’ordinaire. On n’a plus à craindre, parce moyen , de perdre le mercure, et ses émanations arrivent plus divisées sur l’épreuve.

MM. Charbonnier, Soleil et d’autres personnes avaient proposé de remplacer le mercure liquide par des amalgames de ce métal, ou par des alliages fusibles qui, en se liquéfiant, indiquaient qu’on avait atteint le degré de température convenable pour faire paraître l’épreuve. Tous ces moyens sont aujourd’hui abandonnés, et l’on est revenu au mercure liquida indiqué par M. Daguerre.

85. On a cru, pendant longtemps, que l’exposition aux vapeurs mercurielles était indispensable à la formation des images photographiques. Les savantes recherches de M. Edmond Becquerel sur la propriété continuatrice des verres colorés sont venues détruire cette opinion, mais en même temps jeter une nouvelle incertitude sur la théorie encore inexpliquée du daguerréotype.

Sans aucun doute , les résultats obtenus à l’aide des verres continuateurs étaient fort remarquables, surtout avant l’adoption des substances accélératrices, néanmoins cette découverte, comme toutes les nouveautés, a été vantée outre mesure, et aujourd’hui elle ne peut plus guère être considérée que comme un document intéressant pour l’histoire de la photographie.

MM. Buron, Gaudin, Lerebours et de Brébisson se sont livrés à une foule d’expériences sur les effets continuateurs des verres rouges et jaunes, et, malgré tout l’intérêt qui se rattache à cette remarquable propriété de la lumière modifiée par la couleur d’un verre , ils s’accordent à dire que les épreuves ainsi obtenues manquent de vigueur et de netteté ; elles ont en outre une apparence terne et miroitante. Il faut donc renoncer à l’idée de remplacer les fumigations mercurielles par l’action des verres colorés, et la boîte à mercure demeure jusqu’à présent un accessoire obligé du daguerréotype.

DU LAVAGE A l’hY POSULFITE. 477

Néanmoins, pour ne rien laisser ignorer à nos lecteurs, voici en peu de mots le moyen de continuer les épreuves sous l’influence des verres colorés :

L’épreuve, après une très-courte exposition à la chambre noire, est renfermée dans un étui dont un côté est en verre jaune ou rouge. En cet état, on l’expose pendant 8 ou io minutes aux rayons directs du soleil. Au bout de ce temps, l’image sera devenue visible. Le verre jaune doit être employé pour les plaques simplement iodées, mais le verre rouge est indispensable, lorsqu’on a appliqué une substance accélératrice.

Nous n’avons point à approfondir ici la théorie de la formation des images daguerriennes, un pareil sujet nous mènerait trop loin de notre but, et pourrait nous égarer dans le vaste champ des conjectures. Nous ferons seulement observer que l’apparition de l’image par l’interposition d’un verre coloré, ne s’accorde guère avec l’opinion de ceux qui attribuent la production de cette image , soit à un amalgame de mercure, soit à des globules infiniment petits de ce métal qui viendraient s’accumulera la surface de la plaque, dans les endroits où elle a subi les radiations lumineuses, et dans le même ordre que ces radiations.

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