‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 146 sur 171 · PAPIER PHOTOGÉNIQUE, DIT AMPHITYPE · texte numérisé non relu

PAPIER PHOTOGÉNIQUE, DIT AMPHITYPE

ij que d’autres restent sans s’altérer pendant des semaines entières ijj et exigent même des années avant de s’effacer complètement. Mais quoique entièrement disparues en apparence, les images 1 11e sont en réalité que dormantes , et on peut les faire revivre ,j en changeant toutefois leur caractère négatif en caractère il positif, et leur couleur du brun en noir (dans les ombres) par le ji procédé suivant.

On prépare un bain en versant une petite quantité d’une ji solution de pernitrate de mercure dans une grande quantité d’eau et en laissant déposer le précipité de sous-nitrate. C’est I dans cette liqueur qu’on plonge le dessin (débarrassé avec soin, et à plusieurs reprises, de toutes lesbullesd’air quile couvrent), et qu’on le laisse immergé jusqu’à ce que l’image (si elle est 1 encore visible) soit en tièrement détruite ; ou, si elle est effacée ,

( jusqu’à l’instant jugé suffisant par la pratique qu’ont déjà fournie de précédentes expériences, terme souvent marqué par 1 l’apparence d’une faible image positive de couleur jaune éclatant, qui ressort sur le fond jaune pâle du papier.

Il faut souvent beaucoup de temps (plusieurs semaines) pour atteindre ce but; mais la chaleur accélère cette action, qui est t souvent ainsi complète en quelques heures.

Dans cet état, l’image a besoin d’être abondamment lavée jet plongée dans l’eau pure et chaude, puis séchée. Alors on la repasse soigneusement avec un fer chauffé au point de ne pas endommager le papier, qu’on place du reste, afin d’éviter de l’écorcher, entre des doubles de papier blanc, doux et lisse.

Si ce procédé a réussi, on possède alors une image bien développée et parfaitement noire.

Il arrive le plus communément que cette image tout entière i est empâtée ou maculée à un tel point qu’on est disposé à la condamner comme entièrement manquée et gâtée ; mais en la jconservant entre les feuillets d’un livre, et surtout dans une atmosphère humide, cette maculature disparaît par degrés extrêmement lents, et l’image se dégage d’elle-même en augmentant continuellement en netteté et en clarté, au point d’acquérir l’effet exact de l’épreuve sur papier d’une planche de cuivre, mais plus ou moins teintée de jaune pâle.

Je ferai remarquer ici que les épreuves les plus belles et les . plus uniformes que j’aie pu me procurer, l’ont été sur du pa- . Ipier préalablement lavé avec certaines préparations d’acide js inrique qui constitue un élément photographique des plus reinarquables et des plus puissants.

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L’intensité de l’image négative primitive n’est pas un indice de celle qu’on doit attendre pour l’image positif.

C’est d’après la production parla seule et même action de la lumière d’une image, soit négative, soit positive, suivant les manipulations consécutives , que j’ai désigné ce procédé, dont je viens de donner une idée, sous le nom d'amphitype, qui m’a été suggérée par F. Talbot, à qui j’ai communiqué ces résultats, et c’est aussi à ce procédé, ou à cette classe de procédés, qui, je n’en doute pas, conduira, si on le poursuit, à quelque brillant résultat, que je propose de restreindre le nom en question , quoiqu’il s’applique d’une manière plus propre peut-être encore au procédé suivant, qui me paraît excessivement curieux et remarquable, et dans lequel l’argent joue un rôle.

J’ai déjà annoncé un mode pour produire, a l’aide d’une solution d’argent , combinée avec l’acide ferro-tartrique , une image dormante qu’on fait vigoureusement surgir en une impression négative, en soufflant dessus, ou en y projetant de l’air humide.

La solution décrite alors et qui, à cette époque, était déjà vieille de plusieurs semaines, a, pour le dire en passant , conservé sa limpidité et toutes ses propriétés photographiques sans altération pendant toute l’année qui s’est écoulée depuis, et est aussi sensible aujourd’hui que jamais, propriété extrêmement précieuse. Or, quand une épreuve (celle par exemple qu’on prendrait d’une gravure) est prise sur du papier blanc avec cette solution, elle ne présente aucune trace d’image sur l’envers, soit que celle sur l’endroit, ou face supérieure, soit développée ou non; mais si, pendant que l’action actinique est encore toute récente sur l’endroit, c’est-à-dire aussitôt qu’on a soustrait à la lumière, l’envers ou le dos est exposé pendant quelques secondes aux rayons solaires ; puis qu’on transporte dans un lieu obscur, on voit apparaître avec lenteur et graduellement une image positive , gui est le complément exact de celle \ négative sur le côté opposé , quoique manquant un peu de netteté, surtout si le papier est épais, et cette image acquiert, ] en une demi-heure ou une heure , une intensité considérable.

J’ajouterai qu'on prépare l’acide ferro-tartrique en question J en précipitant le ferro-tartrate d’ammoniaque par l’acétate de plomb, et décomposant le précipité par de l’acide sulfurique étendu. L

Enfin, quand on se sert du plomb dans la préparation du

MÉLANGES PHOTOGRAPHIQUES. 5îl

papier ampliitype, les parties sur lesquelles la lumière a exercé son action, deviennent, à un très -haut degré, imperméables à l’eau et à l’humidité.

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