‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 16 sur 171 · LOIS QUI PRÉSIDENT A LÀ REDUCTION DES METAUX · texte numérisé non relu

LOIS QUI PRÉSIDENT A LÀ REDUCTION DES METAUX

l’aide de la décomposition secondaire, c’est-à-dire par l’intermédiaire de l’hydrogène. Une surabondance de ce gaz fait précipiter le métal sous forme de poudre noire, tandis que, quand il se dégage modérément , il en résulte un précipité de métal ductile et propre à être employé dans les arts. Il est probable que cet état de ductilité est produit par l’agglomération ou condensation des molécules de la poudre noire, de même que le platine métallique est produit parla condensation du platine spongieux. Je dirai même que l’état cristallin provient probablement de la décomposition du sel par l’action directe du courant électrique.

1 52. Laissons cependant les théories pour ne nous occuper que des faits. En résumé : i° dans toute dissolution d’un sel métallique, le courant électrique, lorsqu’il est simplement suffisant pour produire l’hydrogène, réduit le métal à l’état malléable et ductile. i° Le courant électrique , quand il ne suffit pas pour produire le dégagement de ce gaz, précipite le métal sous la forme de cristaux. 3° Et enfin , le dépôt métallique est noir et pulvérulent quand il y a dégagement surabondant de gaz.

1 53. Le plus léger examen de ces faits suffira pour montrer l’importance des deux propriétés des piles pour la production de ces divers résultats. C’est pour cette raison qu’on voit certains effets résulter de la quantité du courant, et d’autres être produits par son intensité. L’art de régler l’intensité de ce courant est de la plus haute importance, car, d’une part, l’économie exige qu’on emploie le moins de cellules possible , et d’une autre part , dans certaines circonstances, il est nécessaire d’en employer davantage. Le fluide qu’on veut décomposer doit , autant que possible, agir sur le pôle positif de la pile. Ainsi, dans la décomposition des sels d’argent, de fer, de plomb, d’étain et de cuivre, on doit se servir, dans l’appareil à décomposition , de pôles positifs de chacun de ces métaux , ce qui permet de conduire l’opération avec une seule cellule , laquelle, avec une simple batterie, fait beaucoup de travail à peu de frais. Pendant la décomposition, les métaux employés comme électrodes positifs sont dissous également dans la même proportion que la partie de la dissolution aux dépens de laquelle se forme le dépôt métallique. La dissolution conserve aussi toujours la même force.

i54- Le degré d’action du liquide sur les pôles positifs, ou plutôt de l’oxygène et de l’acide transportés au pôle positif,

•varie avec chaque sel du même métal. Pour régler l’action avec égalité, dans certains cas, on ajoute des acides d’un pouvoir oxydant plus ou moins grand, ou en plus ou moins grande quantité, à la dissolution métallique qui doit être décomposée ; une augmentation ou une diminution de température influe sur l’intensité du courant qu’exigent les différents sels, attendu qu’à une haute température le courant passe avec plus de facilité, l’action sur le pôle positif étant, dans ce cas, plus énergique. Ces particularités seront examinées plus tard avec plus de soin. Mais je dois ajouter ici que, quand cela est possible, on ne doit employer qu’une cellule de sa batterie; et, quand une seule cellule ne produit pas assez d’intensité, on peut obtenir une compensation , en ajoutant, si on veut , à la dissolution métallique un acide dont l’affinité pour le pôle positif soit plus ou moins grande.

155. Dans les cas où on emploie un anode ou pôle positif de platine, on est forcé d’obtenir une augmentation d’intensit: en se servant d’une plus grande série de batteries. Alors o : doit employer une quantité de cellules suffisante pour décomposer l’eau. Il suffit , en général, d’en employer 3 ou 4 - i n’est pas nécessaire d’obtenir une intensité plus considérable que celle qu’exige la décomposition de l’eau ; mais il fau avoir soin de bien régler la quantité de l’électricité.

156. La quantité de ce fluide qui traverse un liquide dé pend, toutes choses égales d’ailleurs, de la distance qui sé< pare les électrodes, de l’étendue de surface que ces dernier offrent au liquide, ou du volume relatif des uns par rappor aux autres. J’ai déjà signalé ces particularités quand j’ai trait des piles voltaïques en général. Cependant chaque variatio dans la force de la dissolution exige une quantité différent! d’électricité , attendu qu’une augmentation dans la quantiij du sel métallique exige également une augmentation dai‘ celle de l’électricité, et vice versâ. Cependant l’effet d’ur, augmentation de quantité électrique dans une dissolution c il n’y a pas une intensité suffisante pour produire beaucoup d’hydrôgène, est seulement d’augmenter la quantité ou le v< lume des cristaux.

t 5 7 . La quantité de fluide électrique qui traverse une dij solution exerce une influence curieuse sur l’état des cristaui car il y a deux variétés de ces derniers : l’une provient d’i défaut de quantité de ce fluide, relativement à la force <j la dissolution ; dans ce cas , la plaque métallique qu’on so

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