DE LA DORURE, DE L’ARGENTURE, DU PLATINAGE, ETC
Instruction générale, 192. — Dorure galvanique, 193. — Appareil à une seule cellule, 194. — Appareil à batterie, 195, — De la dorure du cuivre, 196. — De la dorure au trempé, 197. — De la dorure par amalgame, 198.— Du platinage et du platinisage, 199.
— Du palladiage, 200. — De l’argenture, 201. — Du nickélisage des métaux, 203.
— Du cuivrage des métaux, 204. — Du cuivrage des corps non métalliques, 205. — Du cuivrage des médailles, 206 ; — Des fruits, des végétaux, 207 ; — Des corbeilles , 208 ; — De la poterie, 209. — Manière de recouvrir les métaux d’une couche de fer, de zinc, etc., 210. — Conclusion.
192. L’action de revêtir un métal d’une couche d’un autre métal, est un sujet digne d’intérêt. Ce procédé métallurgique a reçu différents noms, suivant le corps métallique dont on fait usage ; ainsi , lorsqu’on emploie de l’or, ce procédé se nomme dorure; quand c’est du cuivr e ,■ cuivrage ; quand c’est de l’argent, argenture ou plaqué , etc. Dans chacun de ces cas on se propose de faire adhérer les deux métaux , il faut donc avoir soin d’empêcher qu’une couche d’air ne s’interpose entre eux ; car cette circonstance nuirait à l’adhérence qu’on veut obtenir. Il faut avoir également soin de bien décaper le métal , de le soumettre à l’action de la chaleur, d’agir légèrement à sa surface et de le bien laver après cette opération.
193. La galvano-dorure est, dans la plupart des cas , extrêmement facile ( 1 } , car si on se conforme scrupuleusement aux règles ci-dessus indiquées , l’opération n’exigera que fort peu de peines. On peut dorer le platine , le palladium , l’argent , le cuivre, le carbone et même l’or; la surface du métal sur le-
( 1) 193. Nous répéterons ici ce que nous avons déjà dit, note 168 : !es procédés de dorure, de platinage et d’argentage proposés par M. Smeo, n’or.t plus aujourd’hui que le mérite de la priorité, depuis que les bel les découvertes do MM. de'RuolzetElkington ont résolu si complètement le problème de la galvano-dorure. Voir à l’Appendice. On remarquera que M. Smee n’indique aucun moyen de dorer l’acier. Cette dorure est cependant la plus importante de toutes, puisque les objets en acier trempé, qui en sont revêtus, acquièrent ainsi tout l’éclat des objets en or sans rien perdre ni de leur trempe ni des autres qualités inhérentes à l’acier .