CHAPITRE V
DE LA FABRICATION DES MOULES OBTENUS SUR DES FRUITS, DES VÉGÉTAUX, DES LEGUMES.
Moyen d’obtenir des moules de végétaux , 236. — Méthode de Chantrey, 23^
236. Dans un livre précédent nous avons enseigné la manière de revêtir les fruits et autres espèces de végétaux, d’une j couche de cuivre métallique , après toutefois les avoir enduits | d’une certaine quantité de mine de plomb (207). Si on con- j tinue l’opération jusqu’à ce qu’un épais dépôt ait été obtenu, i au lieu d’une légère couche, on obtiendra un moule. J’ai vu une empreinte métallique prise sur une feuille de cerisier, elle ; surpasse toute description : en effet , cette empreinte est d’une 1 perfection admirable, car chaque fibre et chaque nervure, en 1 un mot , les moindres parties de la feuille sont exprimées avec .1 la plus grande fidélité sur la copie en cuivre. On peut copier de la môme manière la surface d’un fruit , en sorte que chaque rugosité , chaque dépression , quelque délicates quelles soient, s’y trouvent reproduites aussi fidèlement que sur l’original.
237. Chantrey a imaginé un procédé ingénieux , mais difficile et compliqué, pour obtenir l’empreinte des feuilles et des bourgeons d’un arbre : il prend du sable fin de fondeur, qu’il pulvérise et tamise avec soin, il y enferme les feuilles et les bourgeons; le tout est desséché au four, les parties végétales se réduisent en charbon qu’on fait disparaître en soufflant dessus par des ouvertures ménagées à cet effet ; le charbon disparaît et laisse un vide qui représente la forme de la feuille ou du bourgeon ; cette cavité fait l’office d’un moule dans lequel on verse du cuivre fondu. On atteindra plus facilement îe même buta l’aide du courant galvanique.
Toutes les substances animales et végétales qui peuvent sé^journer quelques heures dans la dissolution de cuivre sans altération, peuvent être copiées. Dans tous ces cas, l’appareil à batterie, semblable à celui qu’on emploie pour les médailles, doit être préféré ( fig . 3, PL II) (1).
(1) 237. Nous ne voyons pas trop quel parti on pourrait tirer, dans les arts, de ces : moules de fruits et de végétaux; on ne pourrait même pas y fondre de la cire, ni quoi que ce soit, puisqu’il faudrait briser le moule pour en retirer le sujet. D’ailleurs les modèles en plâtre, qui coûtent bien moins chef, sont beaucoup plus commodes pour couler de la cire, et on peut les faire en plusieurs pièces, ce qui permet la dépouille du sujet.
APPLICATION DE l’ÉLECTRO-METALLURGIÉ , ETC.