IX. SUR LES INTENSITÉS DES BATTERIES GALVANIQUES
par M. Joule.
Nous empruntons à un beau mémoire publié par M. Joule, sur la chaleur développée par les conducteurs de l’électricité pendant l’électrolysie, un tableau curieux sur les intensités relatives des differentes dispositions qu’on peut donner aux batteries galvaniques. Ces intensités ont été déterminées par de nombreuses expériences et d’après la théorie mathématique de M. Ohm. Dans ce tableau, les intensités des batteries qui sont le plus en usage sont en raison inverse du nombre de paires qui seraient précisément nécessaires pour surmonter la résistance de l’eau à l’électrolysation.
/ de M. Grove.
l Platine. | Zinc amalgamé. ]
l Acide nitrique. I Acide sulfurique étendu. 1
l de M. üaniell.
C Cuivre. ■ Zinc amalgamé. -j
( Sulfate d’oxyde de cuivre, j Acide sulfurique étendu, j
’ deM. Sturgeon
| Fer. Zinc amalgamé. î
UL
( Acide sulfurique étendu. J
[ deM.Smee.
£ Argent platiné. Zinc amalgamé. J
(. Acide sulfurique étendu. j
( Cuivre. Zinc amalgamé. ]
l Acide sulfurique étendu. -
APPENDICE
A ce tableau, M. Joule ajoute ce qui suit :
« Sans entrer dans aucune discussion sur le mérite respectif de ces batteries, je ferai observer que chacune des quatre premières peut être employée avantageusement suivant les circonstances où l’on est placé, ou la nature des expériences qu’on veut faire. La batterie fer-zinc présente quelques inconvénients à cause de l’action locale du fer, mais elle offre beaucoup de facilités mécaniques dans sa construction. Les batteries de MM. Smee et Grove sont aussi de bonnes dispositions; mais celle du professeur Daniell est le meilleur instrument pour les applications générales, et, sans nuQdoute, le plus économique. »