‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 61 sur 171 · VI. DES SOUDURES · texte numérisé non relu

VI. DES SOUDURES

Nous avons indiqué, page 180, un moyen facile de réunir les fils conducteurs aux éléments de la pile, à l’aide d’un petit étrier à vis d’une construction fort simple. Néanmoins, il | est une foule de circonstances où il est infiniment préférable de souder à l’étain les parties qu’on veut réunir. Cette opération présente quelques difficultés , car le laiton , et surtout le cuivre rouge, ne peuvent se souder ainsi, qu’autant que leur surface est parfaitement décapée. Aussi la plupart des expérimentateurs se contentaient de réunir les conducteurs à la pile avec des crochets ou au moyen de la torsion Ce dernier procédé est insuffisant pour assurer le contact parfait des différentes pièces et la transmission du courant électrique. Voici ;deux moyens tellement faciles pour décaper et souder le cuivre, que chacun pourra désormais réussir du premier coup à I faire des soudures parfaites.

Préparation et emploi du chlorure de zinc , de M. F. Werner.

On fait dissoudre des morceaux de zinc dans l’acide bydrochlorique, jusqu’à saturation. On fait évaporer ensuite le liquide à une douce chaleur, et, lorsqu’il a acquis une consistance huileuse, on le laisse refroidir, et on l'introduit dans un flacon bien bouché à l’émeri. Il est bon d’essayer cette liqueur au papier bleu de tournesol , pour s’assurer qu’elle n’a plus aucune trace de réaction acide.

Lorsqu’on veut s’en servir pour souder, il suffit d’en humecter légèrement , avec un pinceau, les deux surfaces à réunir, préalablement grattées avec un racloir; on les étame ensuite (facilement avec le fer à souder et un peu de soudure d’étain ; puis, après les avoir mises exactement en contact, on achève la soudure soit avec le fer, soit au moyen d’une lampe à esprit-de-vin.

Soudure à la stéarine , de M. F. Lockey.

| Le procédé de soudure employé par M. Lockey est encore

Iplus simple et plus facile que le précédent , puisque chacun a sous la main la stéarine, seul corps qui soit nécessaire pour désoxyder les métaux, et déterminer leur adhérence à l aide de la soudure d’étain.

On commencera par nettoyer les pièces qu’on veut souder,

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soit avec un grattoir, ou même avec du papier de verl'e. On chauffe ensuite l'objet sur la flamme d’une lampe à esprit-devin, et on le frotte légèrement avec un morceau de stéarine. On applique alors, sur le point chauffé, un morceau de soudure très-mince, qui s’étend aussitôt et se combine intimement avec la surface du cuivre. La même opération est répétée sur la pièce qu’on veut souder avec la première. On maintient ensuite les deux objets en contact à l’aide d’une pince plate; on les chauffe simultanément, et on continue de les maintenir avec la pince jusqu’à ce qu’ils soient refroidis.

Ces deux procédés de soudure, le premier surtout, sont applicables à tous les métaux susceptibles de se souder à l’étain.

§ VII. UES vernis et des enduits isolants.

La plupart des substances indiquées par M. Stnee (Nos 139 et 141), pour rendre imperméables les moules composés de substances absorbantes , sont également propres à revêtir les parties de ces moules que l’on veut réserver, de manière à ce qu’aucune réduction de métal ne les recouvre.

Une solution de cire à cacheter dans l’esprit-de-vin peut également remplir le même but. On l’applique avec un pinceau sur : le revers et sur la tranche des moules métalliques , ou non métalliques, en un mot, sur toutes les parties que l’on veut isoler.

Toutefois, il ne faut pas oublier que les substances résineuses ne résistent pas à l’action des cyanures. Lors donc que l’on opère sur des solutions de cette nature, il faut, suivant la judicieuse remarque du docteur Fau, recouvrir les parties des moules que l’on veut protéger, avec de la cire fondue, ou avec de l’asphalte dissous dans l’essence de térébenthine.

M. Gaudin recommande un vernis composé dé caoutchouc 1 que l’on fait ramollir dans de l’huile de pétrole, puis dissoudre dans de l’éther rectifié.

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