II. DU DÉCAPAGE PAR LA VOIE SECHE
S’il s’agit simplement de bronzer des objets, suivant les méthodes qui seront indiquées au chapitre suivant, il est inutile de les soumettre d’abord au dérochage. Supposons , par exemple, que l’on veuille bronzer les empreintes de cuivre obtenues à l’aide de la pile , leur surface est ordinairement brillante et presqu’entièrement exempte d'oxydation. On se contentera alors de les frotter avec une brosse très-fine de bijoutier et avec de la terre pourrie, du tripoli, ou de la ponce en poudre impalpable. Les poudres employées à polir les plaques daguerriennes seront très-convenables pour cet usage. On pourra aider à l’action de ces poudres, en trempant légèrement la brosse dans une solution très-étendue d’acide bydrochlorique ou nitrique, ou même dans une dissolution de savon noir ou de potasse.
Quoique ce mode de décapage soit particulièrement usité pour les objets à bronzer , il peut aussi être appliqué avec le même succès aux pièces qui doivent être dorées ou argentées. M. Becquerel (Eléments d' Electro-Chimie, page 347) leur donne même la préférence sur le procédé par la voie humide ; malheureusement on ne peut l’employer sur les objets qui présentent dans leurs formes de nombreuses proéminences, comme les articles de bijouterie en faux, etc.