CHAPITRE Y
DU BRONZAGE.
Les empreintes de médailles obtenues par le procédé galvanique sont ordinairement d’une belle couleur rose brillante et d’un aspect fort agréable ; mais, malheureusement, il n’est pas possible de leur conserver cette teinte, qui s’altère en peu
(i) Voyez, page 207, d autre* moyens de décaper le fer.
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de temps au contact de l’air. On est donc dans l’usage de bronzer les médailles pour les mettre à l’abri de toute oxydation ultérieure.
Les procédés employés pour le bronzage sont fort nombreux, et comme on peut, eu les employant tour à tour, diversifier agréablement les teintes des médailles, nous donnerons tous ceux que nous avons pu recueillir.
On se rappellera que toutes les médailles destinées à être bronzées doivent être parfaitement propres et soigneusement décapées par un des procédés indiqués au chapitre précédent. La raison en est facile à comprendre : le bronzage n’est pas autre chose que la formation d’un sous-oxyde de cuivre à la superficie de l’objet; or, s’il existait déjà sur ces objets des traces d’une oxydation préalable, on conçoit qu’il en résulterait infailliblement des taches.
§ 1er. PROCÉDÉ PAR LE CHAUFFAGE.
On obtient quelquefois une belle couleur de bronze en chauffant les médailles sur un bain de sable , jusqu’à une certaine température. Il faut se hâter de les retirer du feu dès qu’elles sont parvenues à la teinte qu’on désire. Ce procédé est fort incertain dans ses résultats.
Il faut en dire autant de celui qui consiste à frotter avec une brosse et de la plombagine, la médaille qu’on a préalablement fait chauffer à l’aide d’une lampe à esprit-de-vin.