II. BRONZAGE A LA SANGUINE ET A LA MINE DE PLOMB
Prenez: Pierre sanguine . 5
Plombagine. ...... 8
Ces deux substances sont broyées ensemble sur une glace avec un peu d’esprit-de-vin, jusqu’à ce qu’il en résulte une pâte presque solide, que l’on conserve pour l’usage.
Lorsqu’on veut bronzer, on délaie un peu de cette pâte dans de l’alcool, et on l’applique en bouillie épaisse sur la surface delà médaille; on y laisse séjourner cette composition pendant 24 heures ; on brosse ensuite avec une brosse demi-rude , jusqu’à ce que la médaille prenne un aspect poli et brillant.
La poudre qui tombera peut être recueillie et servir de nouveau.
En combinant de diverses manières les proportions de sanguine et de mine de plomb, on peut obtenir à volonté une teinte claire ou foncée.
APPENDICE-
g III. BRONZAGE AU PEROXYDE DE FER.
Le peroxyde de fer, appelé vulgairement rouge à polir ou rouge d’Angleterre, colore admirablement les empreintes de cuivre. Pour appliquer cette substance, on fait chauffer la médaille sur un feu clair jusqu’à ce qu’on ne puisse plus la tenir avec les doigts, on y étend alors un peu de rouge d’Angleterre légèrement humecté, et on frotte avec une brosse à bijoutier jusqu’à ce que la médaille présente partout une teinte uniforme. On peut répéter l’opération, dans le cas où elle ne réussirait pas du premier coup.
§ IV. BRONZE CHIMIQUE DE M. WaLKER.
On fait bouillir 60 grammes (2 onces) de carbonate d’ammoniaque et 3o grammes (1 once) d’acétate de cuivre clans un 1/2 litre de vinaigre, jusqu’à ce que ce dernier soit presque complètement évaporé .On ajoute alors, à la solution, un i/a litre de vinaigre dans lequel on a fait dissoudre 8 décigrammes (i5 grains) d’acide oxalique, et 32 décigrammes (60 grains) d’hydrochlorate d’ammoniaque; 011 remet le mélange sur le feu, et dès qu’il entre en ébullition on le retire , on le laisse refroidir , et après l’avoir filtré on le conserve dans un flacon bien bouché.
Lorsqu’il s’agit d’en faire usage, on chauffe d’abord la médaille, on trempe dans la liqueur un pinceau de poil de blaireau avec lequel on humecte la surface pendant environ une demi-minute. On verse ensuite de l’eau bouillante sur l’épreuve qui séchera aussitôt. On la frotte légèrement avec un tampon de coton à peine imbibé d’huile , puis avec du coton sec. Il faut s’assurer, avant de classer l’épreuve dans la collection, que le vinaigre a été complètement entraîné parle lavage, car, s’il en restait, on verrait se former une légère couche d’acétate de cuivre qu’il faudrait enlever en frottant de nouveau i avec du coton.
Ce procédé ne réussit que sur des médailles parfaitement décapées.
§ V. procédé du Dr. Fau.
M. Fau assure qu’une très-faible solution d’hydroçhlorate d’ammoniaque, ou de sulfate de potasse, donne aux médailles qui en sont humectées une fort belle couleur de bronze.
§ VI. PROCÉDÉ DE M. RoCKLINE.
On applique sur la médaille, au moyen d’un pinceau, une