‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 72 sur 171 · BAINS MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

BAINS MÉTALLIQUES

d’autres métaux plus oxydables que le cuivre, il est presqu’impossible de se servir du sulfate de ce dernier métal , sans donner lieu à une réaction et à un dégagement abondant de gaz, qui compromettent le succès de l’opération. Une solution de cyanure de cuivre est exempte de ces inconvénients. Voici comment on la prépare :

Il suffit de faire bouillir du cyanure de cuivre dans une solution de cyanure de potassium. On trouve facilement le cyanure de cuivre chez les fabricants de produits chimiques ; mais on peut le préparer facilement à l’aide de la pile. On y parvient en faisant passer le courant galvanique dans une solution de cyanure de potassium , où plonge un anode de cuivre. En évaporant ensuite la liqueur on obtient un sel composé de petits cristaux blancs.

On peut encore, pour cuivrer le fer et l’acier, employer les préparations ammoniacales de cuivre indiquées par M. Smee, N° 182, mais elles sont difficiles à réduire.

§ II. bains d’or.

Les préparations d’or que nous allons faire connaître ne sont pas les seules que l’on puisse employer. D’autres formules seront encore indiquées dans la deuxième partie de cet Appendice , au chapitre spécialement consacré à la dorure. Nous 11’avons pas cru devoir séparer ces formules de la description des procédés de MM. De la Rive, Elsner, Boettger, de Ruolz, Elkington , etc.

Nous ne citerons ici que pour mémoire les bromures et les iodures d’or recommandés par M. Spencer, et qui sont aujourd’hui complètement abandonnés.

On reconnaîtra facilement, dans la plupart des préparations qui vont suivre, la formule de M. de Ruolz, dont elles ne sont que des variantes plus ou moins éloignées; quelques autres se rapprochent de la solution indiquée primitivement ipar M. De la Rive.

N° 1. Formule de M. de Ruolz.

On dissout 10 parties de cyanure de potassium dans ioo parties d’eau distillée , on filtre et on introduit dans la liqueur 1 partie de cyanure d’or préparé avec soin, bien lavé, séché à l’abri de la lumière , et broyé avec un peu d’eau où on le laisse bien s’hydrater. On renferme la liqueur dans un flacon bien bouché à l’émeri , que l’on remue fréquemment et qu’on tient à l’abri de la lumière à une température de -j- 1 5

APPENDICE

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à 1 5°. Au bout de deux ou trois jours, la solution est compléta et peut être employée.

N° 2. Formule de M. J. L.

Prenez 3i grammes 25 centigrammes (i once 5 grains) d'oxyde d’or, 5 hectogrammes (i livre) de cyanure de potassium et 4 l' très d’eau; faites bouillir le tout pendant une demiheure. Cette dissolution doit être employée à chaud; elle sert à dorer le laiton , le cuivre et l’argent.

N° 3. Jlutre du même auteur.

Faites dissoudre dans ioo grammes (3 onces 2 gros 1 1 grains) d’eau, 10 grammes (2 gros 44 grains) de cyano-ferrure jaune de potassium, et 1 gramme (18 grains) de chlorure d’or sec; il se formera un précipité d’oxyde de fer. Chauffez la dissolution et faites-la bouillir pendant deux ou trois heures dans une casserolle de porcelaine, jusqu’à ce que le précipité se rassemble au fond , et laisse à la partie supérieure un liquide transparent d’un jaune serin. Filtrez alors la dissolution , et quand vous voudrez vous en servir, étendez-la de trois à quatre fois son volume d’eau

N° 4* Formule de M. Becquerel.

On fait dissoudre 1 gramme (18 grains) de chlorure d’or sec et 10 grammes (2 gros 44 grains) de cyano-ferrure jaune de potassium dans 100 grammes (3 onces 2 gros 1 1 grains) d’eau distillée. On filtre pour séparer le cyanure de fer, puis on ajoute à la liqueur 100 grammes (3 onces 2 gros 11 grains) d’une solution saturée de cyanure jaune. Ce mélange donne à la dorure un mat terne; mais en l’étendant de 1 à 2 fois son volume d’eau , on obtient un mat clair.

En général, le ton varie suivant que la solution est plus ou moins étendue. La couleur est d’autant plus belle, que la liqueur est plus étendue et plus exempte de fer. Pour faire paraître le mat, il suffit de laver la pièce dans l’eau acidulée par l’acide sulfurique, et de frotter légèrement avec un linge.

N° 5. Formule du Docteur Frankenstein.

Nous avons rapporté, page 162, l’ingénieuse méthode de dorure et d’argenture du docteur Frankenstein, il nous reste à faire connaître les bains métalliques qu’il emploie :

Une partie de chlorure d’or, 10 parties de cyano-ferrure de potassium, 10 parties de sel marin et 5o parties d’eau. On peut remplacer le cyano-ferrure, en totalité ou en partie, par du

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