CHAPITRE PREMIER
COPIE DES OBJETS d’hiSTOIRE NATURELLE, ET EN PARTICULIER DES FOSSILES, PAR VOIE GALVANIQUE, PAR M. T. B. JûRDAN.
Lorsqu’on veut appliquer les procédés galvanoplastiques à mouler ou copier des objets d’histoire naturelle, et en particulier des fossiles, on éprouve souvent des difficultés assez graves à cause de la forme infiniment variée ou compliquée de ces corps, et du peu de succès qu’on obtient, lorsqu’il s’agr de dépouiller parfaitement les pièces, c’est-à-dire d’enleve les matières qui ont servi à en prendre l’empreinte dansi laquelle on doit précipiter du cuivre pour faire une copie, sans altérer certaines portions délicates, profondes ou sail-' lantes à la surface de ces corps. La cire et le plâtre ne réussissent ainsi que d’une manière tout-à-fait imparfaite. Pour parvenir à ce but, d’après ma propre expérience, je propose de faire usage, pour le moulage de ces objets, d’une composition analogue, à fort peu près, à celle dont on fabrique actuellement les rouleaux des imprimeurs et qui leur servent à étendre et à appliquer leur encre. Cette composition, qui conserve après le moulage une grande élasticité, et permet la dépouille! sans altérer en rien les formes les plus délicates du moule, est appliquée à chaud, et on la laisse sécher pendant vingt-r! quatre heures avant de l’enlever de dessus l’objet. Le moulé1 ainsi préparé a besoin d’être recouvert parfois d’un vernis so lideafindele protéger contre l’action des liquides dans lesquels on est obligé de le plonger. De plus, le procédé a un autre défaut, c’est que jusqu’à présent on n’a pu faire qu’untr seule copie avec un moule de cette espèce, mais cette épreuve ! est d’une perfection bien supérieure à toutes celles produite! par les autres moyens ordinaires ; d’ailleurs rien n’empêchera] de faire quelques recherches pour perfectionner l’enduit don on couvre ce moule, et rendre celui-ci plus durable.
APPLICATIONS éLËCTRO-METALLTJÎtGIQUES. 2 l 5
On peut donner des couleurs différentes aux diversesportions des copies ou épreuves obtenues par la galvanoplastie ; linsi, supposons qu’on se propose de produire un objet d’une teinte foncée qui doit être placé sur un fond d’une couleur dus claire; pour y parvenir, on frottera les surfaces de cette :opie avec du cyanure double d’argent et de potassium qui lui lonnera l’aspect de l’argent, aspect qu’on enlèvera ensuite par îlaces et sur telle étendue qu’on désirera, dans les portions jui doivent rester brunâtres, avec une solution nitro-muriatijue de platine. On parviendra aussi à produire d’autres teintes sn se servant de solutions d’or; enfin, on peut obtenir aussi ine grande variété de tons, en variant le temps pendant lequel m fait agir chacune des solutions.