‹ Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou, Éléments d'électro-métallurgie, contenant l'art de travailler les métaux a l'aide du fluide galvanique, pour dorer, argenter, platiner, cuivrer, etc., etcChapitre 91 sur 171 · CES QUALITÉS · texte numérisé non relu

CES QUALITÉS

Nous avons passé en revue, dans la première partie de cet Appendice, tous les appareils qui peuvent être employés aux opérations électro-métallurgiques, et nous avons exposé les motifs qui doivent faire donner la préférence à quelques-uns de ces appareils. Relativement à la dorure et à l’argenture, les piles composées présentent un immense avantage sur les appareils simples. Elles permettent l’emploi de l’auge à décomposition, et l’on n’aura plus à regretter la perte d’un métal précieux qui se réduit inutilement sur les diaphragmes des piles simples. En outre , si l’on fait plonger dans l’auge un anode soluble de même nature que le métal à réduire, la dissolution conservera le même degré de concentration , et pourra servir indéfiniment.

Il n’est pas nécessaire d’entrer ici dans de nouveaux développements sur la composition des bains d’or et d’argent; nous nous sommes étendu suffisamment sur cet objet au Chapitre des bains métalliques , et nous avons indiqué ceux qui nous paraissent présenter le plus de chances de succès.

Il nous reste à examiner les causes qui peuvent déterminer la réussite de la dorure et de l’argenture , avec toutes les qua°

APPENDICE

lités que l’on recherche généralement. M. Becquerel a traité cet important sujet, dans ses Eléments (T Electro-Chimie , avec tout le talent qui le distingue. Nous ne pouvons donc mieux faire que de résumer, en peu de mots, les recommandations présentées par ce savant pour obtenir l’adhérence et l’épaisseur de la couche déposée, et pour modifier à volonté la couleur et l’apparence de la surface dorée ou argentée.

1 0 De l'adhérence.

La première et la plus importante qualité d’une bonne dorure, est la parfaite adhérence de l’or sur la surface qu’il recouvre. Pour arriver à ce résultat, il faut que la superficie des objets présente certaines conditions chimiques et mécaniques que nous allons examiner.

On sait que tous les objets soumis à l’influence de l’atmosphère se revêtent d’une couche d’air, et l’oxygène, qui forme un des éléments constitutifs de ce corps, ne tarde pas à déterminer, à la superficie des métaux , un commencement d’oxydation qui, pour n’être pas toujours appréciable à la vue, n’en existe pas moins réellement. Or, on conçoit facilement que l’interposition de cette couche d’air ou d’oxyde, si elle 11’est pas détruite, doit s’opposer au contact parfait de la couche d’or avec l’objet qu’elle doit revêtir, et, par une suite nécessaire , la dorure n’est point adhérente. Nous avons déjà fait voir (1) comment on parvient à vaincre cette cause d’insuccès, au moyen de dérochages et de décapages destinés à aviver la surface qu’on veut dorer ou argenter. Nous insisterons néanmoins sur un point qui nous paraît très-important, c’est de plonger toujours les objets dans l’appareil immédiatement après le lavage qui suit les opérations du décapage.

Mais il ne suffirait pas d’avoir entièrement débarrassé la surface de tous les corps étrangers qui peuvent y adhérer, si l’objet à dorer était de nature à réagir avec la solution métallique lors de son immersion dans l’appareil. C’est ce qui aurait lieu infailliblement, si le sel d’or en dissolution renfermait quelque trace d’acide. Cet acide ne manquerait pas d’attaquer la superficie de l’objet au moment même où il est plongé dans le bain , et avant qu’il ait pu être recouvert d’aucune couche d’or; dès-lors, le dépôt métallique n’ayant plus lieu sur une surface entièrement nette , manquerait d’adhérence

{1) Chapitre des Dérochages et Décapages , page 199.

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