‹ Nouveau manuel complet de l'architecte des jardins ou L'art de les composer et de les décorerChapitre 26 sur 134 · SIV · texte numérisé non relu

SIV

rOTAGKR MIXTE.

Dans le tableau analytique des jardins, parer des autres les jardins dans la coniposition desquek Fulililé entre pour autant et plus que lagiemeul . ous les avons «lacés dans notre troisième classe, sous les noms de potagerSer et potager-tleiiriste. Dans l’application a plus^eénéraie, cts deux genres sont fondus dans une ^ule LmpLiliou, dont nous donnons un modèle planche 3. Nous

allons le décrire eu détail. ,v.a,nA,.p

La façade de la maison A, est onentee de la manieie la plus avautaseuse à ce genre de jardins ; e le regarde e sud-est, et les quatre coins du jardin, s il était carre, seraient exactement tournés vers les quatre poiiits cardinaux. D’où il résulte que la façade A reçoit le soleil depuis son lever jusqu’après midi, ce qui est 1 exposition la plus favorable pour les serres, bâches et couches à primeur. La platebande B reçoit le soleil depuis la dernière partie de la matinée jusqu’à son coucher; la plale-baiide C, le nialin e e soir; la plate-bande D, depuis le matin jusqu a 1 aprèsmidi. Il en résulte qu’il n’y a point d’exposition au nord et que les quatre murs peuvent être egalement tapisses despaliers.

L espalier qui tapisse le mur D, est composé de visnes et d arbres fruitiers propres à être foréés pour en obtenir des primeurs. Les arbres que l’on chauffe ainsi ont besoin de se reposer pendant deux ou trois ans après cette opération, et de jouir du plein air et de toutes les influences atmosphériques auxquelles ils sont habitués. Ils ne peiivent donc ps etre plantes dans des serres à demeure. Quàiid ôh veut tes torcer, on les recouvre, en hiver, d’iîné serre volaille a, a>a, composée de panneaux et de charpentes mobiles,! que Ion place et enlève à volonté. On chauffe ces sortes de serres avec des couches qiie l’on élève sur le devant, en laissant comme on le voit dans notre plan, un sentier étroit entre elle et le pied des espaliers. Si le froid de l’hiver e.st intense, on maintient la chaleur des couches intérieures au moyen de réchauds de fumier neuf, placés antérieurement dans le sentier qui partage la plate-bande en deux parties i pns toute sa longueur, et qui a été tracé pour, cet usage.' La vigne résisté très-bien et peut s’accoutumer à être forcée j tous les ans sans interruption, si lui on donne de l’air en ' enlevant les panneaux pour toute la belle saison; on peut donc construire des serres à demeure dans lesquelles on la ' cultivera , et la forcer à la chaleur du feu ou de'là vapeur. I Nous en donnons un modèle en 6 . il èst indispensable que celte serre.soit entièrement vitrée en dessus, comme sur les cotes qui ne sont pas adossés à une muraille.

c, c, sont des serres à légumes dans lesquelles on force i des petits pois, des haricots, des asperges, des fraisiers,etc. En d, d, sont les serres à ananas, communiquant â la maison ' par ^des portes latérales, e sera une resserre pour mettre en ' depot les panneaux, cloches, verrines, et autres ustensiles de jardinage, lorsqu’on lie s’en sért pas.

ftft sont des couches sur lesquels le jardinier élève ses semis de fleurs et de légumes à repiquer. Elles sont placées à 1 exposition la plus chaude parce qu’elles soiit destinées aux semences les plus délicates.

En g sont quatre larges couches pour la culture sous cloches de gros légumes. En i, i, sont d’autres couéhes plus étroites et plus rapprochées, pour des cultures d’hiver et , des primeurs sous clqches. Leur largeur ne doit pas être j de plus de trois pieds, afin qu’on puisse leur rendre plus aisément de la chaleur, au moyen du fumier chaud dont on

remplit les intervalles d’un pied â dix-huit pouces, qui les séparent.

/t, h, k, k,k, sont des châssis vitrés pour la culture des melons, concombres, et autres légumes délicats. Ces châssis portatifs sont posés sur des couches, et se tournent à toutes les expositions, selon le besoin et la volonté du jardinier. Entre deux est uue'coùche dont la chaleur se trouve, entretenue l’hiver par les mêmes réchauds que les châssis.

Passons à présent à la culture de la pleine terre. Comme nous l’avons dit, les côtés B, C, D, sont tapissés d’espaliers : ceux-ci sont taillés à la française ( pl. 20, fig. i), s’ils consistent en autres espèces que le pêcher; mais on les taille en palmette (fig. 2) ou à la montreuil (fig. 3 ), s’il s’agit de pêchers.

Au milieu du jardin, m , est un bassin continuellement plein, qui entretient d’eau, au moyen de tuyaux souterrains, les petits bassins, ou tonneaux n, n, dans lesquels les jardiniers vont puiser les eaux d’arrosement. On multiplie ces tonneaux en raison de la grandeur du jardin.

Deux larges allées priocipales, E, E, F, F, partagent tout le jardin en quatre parties à peu près égales, subdivisées en différons carrés de culture par des allées couvertes d’un berceau productif de chasselas ou autres vignes. Chaque carré est entouré d’une bordure de plantes utiles ou agréâmes; là ce sont des fraises, ici des violettes, plus loin de l’oseille, ailleurs du thym, des œillets mignardise, de la sauge, des iris naines, etc., etc. Le buis et la stalicé y figurent assez rarement, parce que le premier est trop de luxe, ®t la seconde sert de retraite aux limaces et autres petits ani- "laux nuisibles.

Une contre-bordure sert à dessiner une plate-bande dans laquelle on a planté des quenouilles (pl. 20, fig. 7), ou des pyramides (fig. 6). de poiriers, pommiers, cerisiers, etc., ^^utre lesquels sont des arbrisseaux utiles ou agréables, tels que groseillers, rosiers; et des fleurs annuelles et vivaces, choisies parmi celles qui ont le plus d’éclat ou rôdeur agréahle. Si on le veut, on peut établir une coutre-bordure dans lés larges plates-bandes des murs, et augmenter ainsi le Uoinbrc des arbres fruitiers et des plantes agréables.

Dans un jardin mixte tel que celui-ci, on doit faire les

sont abritées et par conséquent très-propres aux semis de printemps et d’automne. |

Le jardin mixte est toujours symétrique, mais il peut être | tracé d’une manière plus ou moins agréable, et trouve sa place dans une composition pittoresque, comme on en voit des exemples dans les planches a, ii, i6 et i8. j

Quant au reste, ce que nous r.vons dit à l’article du jar - 1 din potager s’applique à celui-ci, et nous n’y reviendrons pas.

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