‹ Nouveau manuel complet de l'architecte des jardins ou L'art de les composer et de les décorerChapitre 84 sur 134 · Fabriques de gymnastique · texte numérisé non relu

Fabriques de gymnastique

Nous classons les fabriques des planches 82 à 84 parmi Celles d’utilité, parce que nous regardons comme un premier besoin d’entretenir et d’exercer, dans les jeunes gens surtout, cette force et cette agilité qui constituent la santé. Or, rien n’est capable de conduire mieux à ce but, que les exercices modérés d’un gymnase où l’on réunirait les jeux flue nous avons représentés.

PI. 82 fig. I. bascule à tète de bélier; 2, le pivot sur lequel elle joue. Fig. 3, balançoire à fauteuil, placée entre deux poteaux, et non comme on a la mauvaise habitude de le faire, entre deux arbres qui ne tardent pas à périr à force d’être ébranlés. Fig. 4, montagnes russes, en charpentes, d’une petite dimension. M.Deconclois, rue de l’Ouest , n° 4 , eonstruit de petites montagnes russes, depuis 40 pieds de longueur jusqu’à de très-grandes proportions, pour un prix très-modéré, celles de 40 pieds ne dépassant pas 3 oo francs, fig. 5 , jeu du chandelier. Avec le feutre d’un vieux chapeau,

on fait une sorte de chandelier a, de huit à dix pouces de hauteur. On le place sur un trou creusé dans la terre b ayant trois pouces de diamètre, et l’on pose à son extrém'ilé c, la piece de monnaie, un sou double d. Ou s’éloigne à cinq ou «X pas, et avec un bâton de i8 pouces de longueur e, que 1 on jette avec adresse, on tâche de renverser le chapeau de manière à ce que le sou ne tombe pas dans le trou b. Mais, comme que l’on fasse, on ne peut y parvenir, à moins que le bâton ne touche positivement le sou lui-même, ce nui est fort rare. ^

PI. 83 . Nous avons représenté deux balançoires, fig. i et a, dun modèle élégant, propres à figurer dans les compositions les plus gracieuses et les plus riches. La fig. 3 est le profil de la balançoire n® 2.

La planche 84 , fig. i, représente un petit jeu de palet, très en usage à Paris, et fort propre à exercer l’adresse des jeunes gens. Les fig. 2 et 3 représentent deux jeux de bagues, avec des chevaux pour les messieurs et des fauteuils pour les dames. La fig. 4 est un casse-cou. Comme ee jeu d’adresse est peu ou point connu dans les environs de Paris, nous allons en donner l’explication.

Les poteaux «, a, sont solidement fixés dans la terre. Ils portent une traverse de bois cylindrique e, c, qui est mobile et tourne avec une grande facilité, comme un pivot, dans ses ajustages bien savonés. A chaque extrémité de cette traverse est ajustée une planche triangulaire, de dix-huit pouces de longueur d’un angle à l’autre, fixée solidement a la traverse et tournant avec elle. A chaque angle de ces planchettes, est tendu un cable i, i, /.

On monte sur la machine par l’escalier h , on pose les deux pieds un de chaque côté sur les cables d’en bas, et Ion se place a cheval sur celui d’en haut que l’on tient avec les deux mains. II ne s’agit plus que de tenir parfaitement 1 équilibré et de marcher ainsi jusqu’à l’autre bout du cassecou. Mais la chose est excessivement difficile, car pour peu que vous appuyez plus un pied que l’autre ou que vous penchiez le corps a gauche ou à droite, la traverse tourne dans ses ajustages et vous êtes brusquement renversé sur un tas de sable ou de paille disposé sous le casse-cou pour vous re® cevoir. * I

Page 1