‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 107 sur 169 · DES TRACHÉES · texte numérisé non relu

DES TRACHÉES

Les vaisseaux dout la spirale interne est régulière , se uomment ilrs trachées, (pl. XX II , fig. S; pl. XXIII, y^'. 7 et pl. %%Vl t fig, 4), parce qu'on a supposé à tort qu'elles sont

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destinées à porler l'air dans toutes les parties du végétal , et qu'elles servent ainsi à ia respiration , comme les trachées des insectes ; mais il n'en est point ainsi : les trachées des plantes ne communiquent ni avec les stomates , ni avec les méats intercellulaires qui contiennent de l'air ; elles sont closes à leurs extrémités ou formées d'une succession de longues cellules fusiformes , qui s'ajustent les unes au bout des autres en se touchant dans une certaine longueur par leur extrémité amincie , et ne communiquent plus tard entre elles , qu'après la destruction de la cloison oblique qui les sépare.

La fibre spirale intérieure est simple ou double , ou multiple. Les trachées de bananier sont formées par l'on roulement d'une bandelette formée de huit à dix fibres. Quand on rompt une jeune pousse de rosier ou de ronce ou de tout autre arbre, ou une tige ou une hampe de plante herbacée, et qu'on écarte lentement les deux parties, on voit des fils blanchâtres très fins, semblables à des fils d'araignée qui s'étendent entre les deux parties du végétal ; si on les rapproche , on voit ces fils se contourner de manière à indiquer visiblement leur tendance à se mettre en spirale ; on reconnaît aisément d'ailleurs , avec le secours d'une forte loupe, que ces fils sont les trachées , dont les fibres spirales se déroulent ainsi , soit que la membrane primitive ait été déjà détruite , soit que , en raison de sa délicatesse , elle se déchire régulièrement suivant les tours de spire.

Quelques grands végétaux herbacés , d'une croissance très rapide comme le Bananier , ont ces fibres spirales des trachées tellement abondantes, qu'on a voulu les employer comme fibre textile pour fabriquer des tissus très* délicats ; mais le plus souvent les trachées sont peu nombreuses et d'un calibre peu considérable; et si l'on peut en citer dont le diamètre est de 0,08 milli ; dans la plupart des plantes , au contraire , leur calibre est trois ou quatre fois moindre, et, même dans les corolles et dans les très petites plantes , on voit des trachées ( pl. XXIlI,/or. 7), dont le diamètre est de o,oo5 et souvent encore moindre.

Les trachées que l'on suit jusque dans les feuilles et dans les diverses parties de la fleur , se trouvent exclusivement autour de la moelle , dans la tige des plantes dicotylédones, où elles concourent à former ce qu'on nomme l'étui médulaire ,

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