‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 106 sur 169 · DES TRACHÉES · texte numérisé non relu

DES TRACHÉES

dées ou interrompues, ou même une série d'anneaux distinct* , provenant, en apparence au moins , de la rupture delà spirale, par suite de l'alongcment du tube : chacun des to/trs de cette spirale se contractant alors en un anneau isolé. La substance incrustante , enfin , peut s'être étendue dans tout l'intérieur de la cellule , en laissant seulement des lacunes en forme de pores ou de fentes, plus ou moins prolongées transversalement , et dans ce cas , paraissant être une modification des fibres spirales. Il peut aussi se rencontrer , comme dans les cellules tubuleuses du bois des conifères , ( pl. XXI , fig. r, 2, 3, 4 ) des fibres spirales nombreuses et très obliques , laissant èntre elles quelques fentes qui correspondent à des perforations.

Puisque toute cellule est primitivement à paroi simple , égale et homogène, on ne peut admettre que les perforations ou les fentes observées plus tard sur des cellules ou sur des vaisseaux , aient existé dès l'origine ; bien au contraire , la cellule a dû être parfaitement close pendant les premières périodes de son développement , et pendant que se for maient les divers épaississemens qu'on y voit plus tard ; il n'est donc pas étonnant que des botanistes aient nié la réalité des perforations admises par d'autres , s'ils avaient fait leurs observations à une époque moins avancée du développement des cellules , ou même sur des cellules dont la vitalité avait été diminuée ou interrompue avant que les perforations fussent produites. Mais ces perforations auront toujours lieu dans les cellules dont la vitalité s'est continuée assez longtems ; la membrane primitive se trouvant alors plus exposée à l'action des substances liquides ou mucilagineuses de l'intérieur , partout où elle n'est pas protégée par la couche incrustante.

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