‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 109 sur 169 · DES VAISSEAUX SEVEUX ; VAISSEAUX PONCTUES , RAYES · texte numérisé non relu

DES VAISSEAUX SEVEUX ; VAISSEAUX PONCTUES , RAYES

SCALARIFORMES , RETICULES J FAUSSES-TRACHEES , etc.

Les vaisseaux formés de cellules, dans l'intérieur desquelles la substance incrustante a formé des épaississemens plus ou moins réguliers , mais non en spirales déroulables , ont reçu différens noms suivant les modifications variées de leurs épaississemens ; les coupes longitudinales du bois de vigne que nous avons données dans notre planche XX , présentent quelques* unes des formes de ces vaisseaux ; mais il en existe un nombre bien plus considérable encore , sur lesquels on peut observer tous les passages entre la vraie trachée ( pl. XXII , fig. 8 ) , et le vaisseau annulaire {fig. S.d) et la fausse trachée ( de la racine de réglisse {pl. XXVI, fig. 7 ) ou le vaisseau raye ( même planche fig. 6 , et pl. XX , fig. a d 1 ) ou le vaisseau scalariforme (pl. J^L^fig. r, c) ou le vaisseau ponctué ( pl. XX , fig. e. d) % ou le vaisseau poreux (fig. 1 d' et d* ) , etc.

Dans les coupes du bois de vigne ( pl. XX ) , on ne peut douter que les parois des cellules et des vaisseaux ne soient bien réellement perforées ; puisque , à part la preuve fournie

VAISSEAUX ftiVlUX , PONCTUES, ETC. IQt

par les cloisons irrégulièrement déchirées eo d' , d" (fig. a ) nous voyons en f (fig» 3 ) , de grandes lacunes qui ne peuvent être supposées fermées par une membrane mince invisible.

Les vaisseaux sont ordinairement cylindriques ou presque cylindriques , comme on le voit dans les coupes transverses du bois de vigne (fig. i et a, pl. XIX ) , mais souvent aussi ils sont rendus prismatiques comme ceux de la fig. 2 d' (^>/.XX), par la pression qu'exercent sur eux d'autres vaisseaux qui les entourent ; on conçoit alors que chaque face du prisme est formée par la cloison commune à deux vaisseaux contigus. On peut voir qu'alors, aussi sur chacune des faces du prisme , se trouve soit une série de fentes ou rayures parallèles, soit une ou plusieurs rangées régulières de pores ou de trous ; c'est même ordinairement ce genre de voisinage et de mitoyenneté qui détermine le mode de distribution des épaississemens et des perforations sur la paroi des cellules.

Nous avons vu ( pl. XXII, fig. S, d) qu'une trachée peut se changer en un vaisseau annelé, dans une certaine portion de sa longueur ; elle se changera de même quelquefois en un vaisseau réticulé , ou rayé , ou scalariforme ; ainsi la disposition même des épaississemens dans les cellules qui ont concouru à former un vaisseau, ne constitue pas un caractère essentiel ; cependant on remarque qu'un vaisseau , quoique formé par une série de cellules n'ayant eu primitivement entre elles qu'un simple rapport déposition , présente dans tout son trajet le même calibre et à peu près la même structure. Il faut penser que cela tient au volume du liquide qui a dû le traverser , et à la force d'impulsion de ce liquide.

Le vaisseau scalariforme c ( fig. 1 ) et le vaisseau ponctué d (fig. 1) montrent bien leur mode d'origine ; ils résultent de la soudure de deux cellules fusiformes qui se touchent par leur extrémité amincie.

Le diamètre des vaisseaux séveux est extrêmement variable non seulement entre les divers végétaux , mais aussi dans une même plante ; ainsi un vaisseau très large peut être entouré ou accompagné par des vaisseaux très petits ; on remarque toutefois qu'ils sont beaucoup plus larges à la partie interne des couches annuelles des dicotylédones , et qu'en général , les végétaux grimpans ou sarmenteux : la vigne , la clématite , le cobœa , et surtout les lianes des régions tropicales , ont des

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