‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 150 sur 169 · DES CHAMPIGNONS , ETC · texte numérisé non relu

DES CHAMPIGNONS , ETC

de champignon naissant et qu'on le comprime sous l'eau, on en fait sortir la substance niucilagineuse avec les granules contenus (fig. 4 , b ) , sous la forme d'un long cordon flexueux ressemblant lout-à-fail au cordon que forme sous l'eau la fovilla d'un grain de pollen.

Les cloisons de ces filamens sont plus ou moins distinctes ,

! et se forment successivement , après que le filament d'abord

{ mou et homogène s'est développé suffisamment , comme on le voit à l'extrémité des rameaux , dans la figure 5.

Si Ton considère que ces filamens byssoïdes devenant cloi-

, sonnés, et représentant alors une série de cellules, sont le

| principal et presque l'unique élément de structure des champignons , on ne sera pas plus surpris de le voir semblable dans

, tous ces végétaux , qu'on n'a pu l'être , de voir dans tous les végétaux phanérogames ou vasculaires , la cellule primordiale du parench)me absolument semblable.

Puisque l'on a reconnu qtte les filamens byssoïdes qui se sont uniformément développés dans les liquides , sont suscep-

i tibles d'un autre mode de développement , quand ils viennent au contact de l'air, et qu'alors ils prennent la forme de telle moisissure déterminée, d'un Pénicillium, d'un Botry-tis, d'un Sporotrichum , etc. , en se couvrant despores destinées à les reproduire exclusivement, on s'explique facilement l'apparition , des filamens byssoïdes et des moisissures T&verses sur les corps exposés à l'air et à l'humidité, et même sur les objets soumis à l'observation microscopique entre des lames de verre avec de l'eau. C'est ainsi que, pour expliquer l'origine des

j filamens byssoïdes qu'on a vus se développer entre les lames de verre , où l'on avait mis depuis dix jours du sang humain avec une solution de sulfate de potasse (pl. VXifig. 8), il n'est nullement nécessaire de recourir à la supposition que les corpuscules sanguins seraient devenus des végétaux comme les globulines des cellules végétales qu'on a dit capables de reproduire la plante d'où ils proviennent. Il est trop facile de concevoir d'ailleurs le mode d'arrivée de quelques spores , pour qu'on soit seulement tenté de songer à la production spontanée de ces petits êtres. Mais il n'en est plus de même quand on voit se produire constamment , avec une égale profusion , une forêt de petites moisissures à la surface de la crème qui se sépare spontanément du lait par le repos. Quand , de même

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