‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 22 sur 169 · DE LA CAMBRA LUCIDA · texte numérisé non relu

DE LA CAMBRA LUCIDA

l'instrument , diminuer la lumière venue directement du papier , sans quoi l'image ne serait pas assez distincte pour être copiée. On peut bien aussi, remplacer comme le fait M. G. Oberhauser pour son microscope, le petit miroir métallique de Sœmmering par un petit prisme rectangulaire de verre très pur (pl. I>fig.i6) qui, tourné d'une manière convenable, produit dans son intérieur , sur sa plus large face , une réflexion dite totale, et laisse à l'image beaucoup plus de clarté.

Ces divers appareils, comme nous venons de les décrire, sont applicables seulement airmicroscope horizontal ; mais on les rend immédiatement applicables au microscope vertical , quand on substitue à l'oculaire un autre tube d'oculaire coudé à angle droit , contenant comme réflecteur, dans l'angle, un prisme rectangulaire de verre très pur ; pour renvoyer le faisceau lumineux dans une direction horizontale. C'est ainsi que M. G. Oberhauser adapte à son microscope vertical, comme caméra lucida , son petit prisme rectangulaire (pl. I , fig. i G ) dont nous avons déjà parlé.

On peut d'ailleurs aussi appliquer directement , soit au microscope vertical , soit au microscope simple, comme l'ont fait MM. Milne Edwards et Doyère, un des réflecteurs obliques représenté dans la planche I, fig. 14 > i5 , 16 , c'est-à-dire le miroir percé d'Amici (fig» i4) » ou le miroir de Sœmmering (fig. i5), ou le petit prisme rectangulaire (fig. tfi) , l'un et l'autre disposés en sens inverse , en plaçant en avant , à une certaine distance, un miroir destiné à réfléchir sur ce premier réflecteur l'image de la main et du crayon dessinant sur le papier. On conçoit, en effet, qu'alors encore , l'œil dont la pupille est plus large que le trou du premier miroir ou le miroir de Sœmmering, ou le petit prisme, reçoit à la fois les rayons transmis par le microscope , et ceux qui sont réfléchis par l'un de ces appareils ; par conséquent encore , il voit superposé à l'image microscopique le crayon que la main , avec un peu d'habitude , pourra conduire suivant tous les contours et les détails de cette image. La seule différence entre ces divers appareils est, comme on le voit, qu'avec le premier, les rayons transmis par le microscope arrivent directement par le centre de la pupille , et que dans les deux autres , ces mêmes rayons arrivent dans l'œil , seulement autour du réflecteur entre ce réflecteur et le bord de la pupille.

OU CUAMDRE CLAIRE, 4 >

Si , au lieu d'un miroir pour réfléchir l'image du crayon , on place à une certaine distance un écran M N vivement éclairé et sur lequel sont tracées des lignes parallèles écartées d'un millimètre , l'image de cet écran et de son échelle divisée, se trouvera réfléchie par le petit appareil réflecteur, et transporté ainsi dans Taxe du microscope : par conséquent , si l'on a mis sur le porte objet un fil de métal dont la grosseur est exactement connue , ou une échelle raicrométrique tracée sur une plaque de verre , on déterminera immédiatement le pouvoir amplifiant du microscope. Si , par exemple , un dixième de millimètre vu dans l'instrument , occupe autant d'espace que vingt millimètres sur l'image de l'écran réfléchie dans l'axe du microscope , on en conclut que le pouvoir amplifiant est de 200 fois le diamètre.

Quand une fois ou a déterminé ce pouvoir amplifiant , il suffit de comparer un objet quelconque vu dans le microscope avec l'image de l'écran et de son échelle divisée, pour connaître sa mesure.

Mais on comprend que le pouvoir amplifiant détermine aiusi , est relatif seulement à la position qu'on a donnée à 1 écran; car si on éloigne cet écran, le pouvoir amplifiant , sans avoir changé lui-même, est jugé plus considérable , parce que l'image de l'écran réfléchie dans l'axe du microscope est rendue plus petite. L'inverse a lieu si on rapproche l'écran ; mais, dans l'un et l'autre cas, la mesure réelle des objets reste U même : c'est le rapport de deux quantités qui varient proportionnellement.

Si c'est avec le microscope horizontal ou avec le microscope vertical muni d'un tube oculaire coudé , qu'on se sert d'une des camera-lucida ci-dessus décrites , alors c'est sur le papier que se place l'échelle divisée en millimètres , devant servir de la même manière à déterminer et le pouvoir amplifiant du microscope et la grosseur réelle des objets. Dans ce cas , la distance de l'œil an papier sur lequel on dessine , doit «Ire fixée comme la distance de l'écran dans le cas du microscope vertical , et si elle varie , le pouvoir amplifiant est juge avoir varié de même aussi. ( Voyez chap. VIT, page 27 )..

A4 APPAREIL* H« POLARISAT^.

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