‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 44 sur 169 · CONSERVATION DES OBJETS MICROSCOPIQUES · texte numérisé non relu

CONSERVATION DES OBJETS MICROSCOPIQUES

Les objets microscopiques à conserver ne peuvent être mis à l'abri de la poussière que par les lames minces de verre , ou de mica, ou de gypse (sulfate de chaux) dont on les recouvre. Cette dernière substance est si tendre , si facile à rayer , qu'on doit éviter de s'en servir. Le verre en lames minces polies est généralement préférable à toute autre substance transparente ; cependant le mica , en raison de sa flexibilité , offre un avantage bien réel , en s'appliquant plus exactement sur l'objet , et permettant de chasser, par la pression , un excès du liquide visqueux dont on l'a entouré , sans pour cela que l'air en vienne prendre la place.

Quelques objets pourraient être conservés à sec sous la lame mince qui les recouvre , et c'est ainsi que , dans les porteobjets ou glissoirs des anciens microscopes et dans ceux du microscope solaire , les objets sont enfermés entre deux petits disques de mica taillés à l'emporte -pièce , de manière à se loger dans la rainure des ouvertures circulaires d'une petite règle d'ivoire ou d'ébène.

Mais le plus grand nombre des objets microscopiques et surtout ceux que la dessiccation peut déformer, et ceux qui manquent de transparence , ne peuvent être conservés à sec; il faut les entourer d'un liquide visqueux susceptible de se dessécher ou de se solidifier.

Pour toutes les substances cornées ou écailleuses comme les organes extérieurs des insectes, pour les tégumens durs et cassans des graines, pour les substances grasses ou résineuses, ou nou susceptibles de s'imbiber d'eau , on emploie comme excipient le baume du Canada ou simplement la térébenthine de Venise préalablement épaissie ou desséchée en partie par

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