‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 47 sur 169 · ICONOGRAPHIE DES OBJETS · texte numérisé non relu

ICONOGRAPHIE DES OBJETS

blement ainsi ; ils donnent bien une idée précise de la forme sinon telle qu'elle e*t , au moins telle qu'ils la conçoivent , ce qui n'est pas toujours la même chose , et encore abst raclion faite de la nature et de la consistance des parties. Ce mode de représentation , facile à pratiquer pour les objels vus par réflexion et à de faibles grossissemens , devient de plus en plus incertain à mesure qu'on emploie des grossissemens plus forts ; enfin ses résukals sont tout-à-fait arbitraires quand les objets fortement grossis sont vus par transparence ; car alors on n'a sous les yeux que des effets complexes de réfraction , au milieu desquels il est fort difficile de démêler ce qui est en relief ou en creux , ce qui est plein on ce qui est vide. On n'arrive même à se faire une notion précise de la forme et de la structure des objets , qu'en variant successivement l'inci dence et l'intensité de la lumière, au moyen des diaphragmes et par l'inclinaison du réflecteur , et en variant la distance de l'objectif au porte-objet ; or, pour cbaque variation si légère qu'elle soit, l'image a changé, les effets de refraction sont différens ; il est impossible de reproduire dans un dessin toutes ces modifications , dont la succession a produit dans l'esprit une notion complexe . C'est alors que le micrographe éprouve un véritable embarras pour le choix d'un mode de représentation qui puisse rendre sa pensée tout entière. Quand l'objet est très simple, on peut encore représenter exactement deux ou plusieurs des modificat ions produites dans son image par le jeu de la lumière , et mettre ainsi sous les yeux du lecteur les élémens de conviction qu'on a eus soi-même , et c'est ce que nous avons fait dans nos planches , pour des corpuscules sanguins , pour des fibres musculaires et pour divers élémens de structure des animaux et des végétaux ; mais quand il s'agit d'un objet très complexe, tel qu'un s)stolide, un pollen volumineux , une cellule végétale à parois épaissies, etc., il faut bien adopter une disposition mixte pour les ombres et les lumières du dessin; et en outre il faut convenir que la surface supérieure étant systématiquement dessinée avec plus de vigueur , le second plan sera indiqué par des teintes un peu affaiblies , et le troisième plan sera encore plus affaibli ou presque effacé : de la sorte ces divers plans ne pouvant être vus à la fois dausle microscope , sont étudiés séparément, en faisant varier la distance de l'objectif, et sont

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