MICROSCOPIQUES
Beaucoup d objets microscopiques s'altèrent si promptemeut dans les liquides quelconques , qu'il n'y a d'autre moyen d'en conserver le souvenir que de les dessiner immédiatement . Si Ton veut se borner à tracer les contours exacts de l'image offerte par le microscope , on en vient aisément à bout avec l'aide de la caméra lucida , lors môme qu'on ne sait pas dessiner , et dans Ce cas il est assurément plus commode de se servir du microscope horizontal. Mais si l'on a l'habitude du dessin*, il est bon de s'accoutumer à regarder de l'œil gauche dans le microscope vertical , tandis que l'œil droit voit et guide le crayon sur ua papier supporté à une hauteur convenable à côté de l'instrument. Dans ce cas , on arrive en croisant les axes optiques des deux yeux , c'est-à-dire en les faisant converger par un léger effort, on arrive à superposer les images vues par chacun des yeux , de manière à vérifier leur égalité parfaite.
Si , au lieu d'un simple trait, on veut faire un dessin ombré de l'objet soumis à l'observation, on a le choix de plusieurs modes différeus de représentation. En effet , quelques naturalistes d'uu grand mérite ont cru devoir représenter l'objet non tel que le montre l'instrument , mais tel qu'il nous paraitrait s'i) était opaque et d'une couleur uniforme ou moulé eu olfttre: c'est un dessin d'après la bosse, avec ses ombres réguteres que ces naturalistes font systématiquement, et vérita-