IT DES EMBRYONS
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gouttelettes huileuses entremêlées d'une substance diaphane, glutineuse , qu'on a prise pour de l'albumine parce qu'elle est coagulée par la chaleur, niais qui diffère beaucoup du blanc de l'œuf , par ses propriétés vitales et par la manière dont elle est modifiée au contact de l'eau , en se creusant de vacuoles. C'est la substance huileuse qui donne au vilellus sa couleur habituellement jaune chez les oiseaux et les reptiles , mais diversement nuancée de rouge , de violet , de vert , etc., chez les insectes , et chez les autres inverties et même chez certains poissons.
Dans les œufs observés dans l'ovaire , on observe* une vésicule découverte par Purkinje dont elle porte le nom, et qu'on appelle aussi vésicule prolifère (i). Cet te vésicule, à l'époque de la maturité , se rapproche de la surface , et laisse voir une tache nébuleuse qu'on nomme tache germinative de Wagner, du nom de celui qui l'a observée le premier. La vésicule de Purkinje , qui disparait à l'instant de la fécondation , se laisse voir dès l'origine de la formation des ovules dans l'ovaire ; on l'observe même très aisément dans les ovaires des fœtus de mammifères.
Les œufs des mammifères, à l'instant où ils quittent l'ovaire pour se rendre dans l'utérus , en traversant les trompes dont la surface interne est garnie à cet effet de cils vibrât iîes, sont si petits qu'ils ont échappé aux recherches des premiers observateurs : les plus grandes dimensions de l'œuf observé dans l'ovaire au moyen du compresseur, qui sans doute les augmente un peu, ont été indiquées ainsi: pour l'homme, «s 08 5 ; pour le bœuf et pour le chat , o, 1 3 1 ; pour le cochon et pour la taupe , o, 1 36 ; pour le mouton, 0,169; pour la chauve-souris , 0,191.
La vésicule de Purkinje a été trouvée dans l'œuf chez l'homme, 0,0517 ; chez le chat , 0,0409 ; chez le bœuf , o,o574 ;chez le cochon, 0,090; chez la taupe, 0,04 2 3 ; chez le mouton , 0,1064; chez la chauve-souris, 0,0^90.
(1) L'ovaire a été considéré comme une cellule renfermant une autre cellule parfaite , la vésicule de Purkinje ; mai» en outre , on a voulu considérer aussi le vitellus comme composé de cellules, en donnant ce nom aux globules de substance glutineuse ou stircodinue qui sont susceptibles de se u ruser spontanément de vacuoles , et dont la décomposition par le trntat t dt l'eau a été décrite comme la rupture de ces prétendues cellules.
Iûft DES OEUFS, DES GERMES, ETC.
Le développement de l'embryon a pu èlre suivi, depuis long tems, dans l'œuf de la poule qu'on peut faire couver et éclorc par une chaleur artificielle ; mais le volume trop considérable du jaune on vitellus n'a pas permis de le soumettre tout enlier aux plus forts grossissemens du microscope , pour étudier la structure intime des tissus et des organes naissans : c'est dans les œufs beaucoup plus petits , des grenouilles et des salamandres , des poissons osseux , des articulés , des mollusques et des zoophytes , que dette étude peut se faire plus complètement ; car ces œufs se développent à la température ordinaire. Pour quelques-uns la coque est assez transparente , et le diamètre total est assez petit pour qu'on puisse les soumettre tout entiers à l'observation , sauf à employer des lentilles d'un foyer plus long , donnant un grossissement moindre: on voit ainsi dans les œufs de mollusques , l'embryon revêtu de cils vibratiles à une certaine époque, se mouvoir en tournoyant dans l'albumen de l'œuf. Ainsi se voient aussi dansles œufs des tœnias , des distomes et de plusieurs autres vers intestinaux , comme aussi dans les œufs de crustacés parasites, les premiers développemens de ces divers animaux sous des formes totalement différentes de celles qu'ils revêtiront plus tard.
Mais si l'œuf trop volumineux ne permet pas de suivre directement les degrés du premier développement d'un vitellus proportionnellement très petit, comme dansles œufs des hélices et des limaces par exemple, dont il faut couper la coque molle, par un coup de ciseaux , de manière à faire sortir tout le contenu sans blesser le vitellus qui reste vivant renfermé dans une masse d'albumen , qu'on recouvre d'une lame mince de verre, en évitant de la comprimer C'est ainsi qu'on voit , au bout de quarante huit heures, le vitellus de la limace (arion rufus) devenant tout entier l'embryon , se lober de diverses manières et émettre, sur son contour , des expansions variables d'une substance diaphane comme celle des amibes. (Voyez pl. V, fig. 10 et ii.)
DU CRISTALLIN