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CHAPITRE XII

DIS TEGC7MENS , DE l'ÉPIDERME ET DES PRODUCTION*

EPIDERMJQCES.

Les corpuscules sarrodiques qui , rendus prismatiques par leur pression mutuelle , viennent présenter à la surface des membranes muqueuses un disque granuleux entouré de cils vibratiles dans certains cas ( voyez la description des cils vibratiles, pag. 83), sécrètent sur ce disque même des paillettes de même forme qui se détachent facilement et flottent dans le mucus produit par la masse de la membrane muqueuse. Ces écailles sont sécrétées de même à la surface de la peau ; mais, au lieu de se détacher peu de tems après leur formation, elles s'empilent de dedans en dehors , et se soudant ptus ou moins entre elles , forment Tépiderme qui revêt la surface externe du corps et dont le frottement et l'usure détachent ensuite les écailles superficielles ou les plus anciennes, dont la forme n'est plus aussi facile à reconnaître.

Ces écailles, simple produit de sécrétion, sont totalement différentes des cils vibratiles , qui sont un dérivé de l'organisme conservant un vitalité propre ; elles doivent être assimilées à toutes les autres productions épidermiques ou cornées; et c'est par une extension peu rationelle , que des physiologistes récens ont donné le nom d'épithélium à la couche même des corpuscules sarcodiques avec leurs cils vibratiles et les paillettes ou lamelles sécrétées à leur surface. Ces corpuscules sarcodiques si évidemment dépourvus d'enveloppe membraneuse , on les a décrits comme des cellules membraneuses , et les écailles sécrétées par leur surface ont été prises pour des cellules successivement atrophiées et réduites , par la compression, à

POILS DES MAMMIFERES. I t3

l'état d'une lamelle ayant encore au centre le noyau central de la cellule primitive.

Les écailles de l'épithelium que Ton trouve abondamment flottantes dans la salive de l'homme, dans le mucus vaginal, etc. sont irrégulièrement ovales ou polygonales, à contour curviligne, larges de 0,04 ào,o5 , avec un renflement ou noyau ovale au centre, ayant 0,006 à 0,010. Il est important de bien connaître leur forme, parce que Ton est exposé à les rencontrer souvent dans le cours des observations diverses (pl VIII. fig- 4 )•

L'épiderme du dauphin ( Delphinus delphis ) que le séjour de cet animal dans les eaux de la mer , empêche de se consolider , s'enlève en feuillets très minces , transparens , composés de pièces hexagones larges de 0,066 ayant au centre uue aréole formée de granules ; ou ne peut donc , dans ce cas , supposer, comme on Ta voulu faire pour Fépiderme des mammifères , que chaque pièce polygonale est le résidu d'une cellule atrophiée, puisqu'il n'y a plus ici de noyau central ( pl XIV, fig. i3).

L'épiderme de la grenouille ou plutôt la pellicule dont cet animal se dépouille par des mues fréquentes , parait bien encore être un simple produit de sécrétion. Il se compose de pièces polygonales irrégulières deo,o3, finement pointillées, ayant au milieu un renflement discoïde , avec une dépression centrale qui est peut-être une perforation réelle : des côtes saillante, formant un réseau à la face inférieure, s'étendent entre toutes les pièces polygonales, et proviennent de l'épaississement plus considérable de la substance sécrétée dans les interstices des corpuscules sarcodiques du derme (pl. XIV, jig. 4).

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