‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 7 sur 169 · I 6 ÉCLAIRAGE DES OBJETS · texte numérisé non relu

I 6 ÉCLAIRAGE DES OBJETS

en creux et en relief ; ou par transparence , si , voulant pént - Ircr dans la structure intime de ces objets, on les fait traverser par le faisceau de lumière incidente. C'est encore ainsi qu'où éclaire les 1res petits objets dont on veut voir seulement le contour ou la sylhouette. Pour ces deux modes d'éclairage , les moyens à* employer sont fort différens.

Quand on étudie, à de faibles grossisscmens , les objets éclairés par réflexion , la lumière du jour suffit ordinairement, si le ciel est découvert et brillant , ou s'il ne se présente que des nuages blancs légers. On peut d'ailleurs, si cette lumière ne suffit pas, recevoir, comme le faisait Spallanzani, un rayon de soleil sur l'objet soumis à l'observation. Mais aussitôt qu'on emploie des grossissemens plus forts , il devient impossible de se servir ainsi de la lumière directe du soleil , parce qu'il en résulte des effets d'irradiation qu'on ne peut éviter , et qui ont causé de nombreuses erreurs parmi les physiologistes micrographes du dix-huitième siècle.

La lumière d'une forte lampe à double courant d'air n'aura pas cet inconvénient, si elle est concentrée 'sur l'objet par une large lentille de 5 à 8 centimètres de foyer. On pourra d'ailleurs également concentrer la lumière du ciel par le moyen de cette lentille. Cependant la lumière ainsi concentrée arrive obliquement sur l'objet , et d'autant plus obliquement que l'objectif ou la lentille du microscope en est plus rapproché. On conçoit bien qu'il devient même totalement impossible d'éclairer ainsi quand , pour les forts grossissemens, la distance entre l'objet et la lentille du microscope est moindre que deux ou trois millimètres.

On a recours alors à l'emploi d'un petit miroir concave d'un très court foyer (pl. II , fig. i) qui, percé d'une ouverture centrale pour laisser passer l'objectif du microscope, s'adapte à l'extrémité de cet instrument , soit à vis , soit à frottement , soit au moyen d'un support particulier. Lieberkùhn , le premier , adapta au microscope simple des miroirs métalliques de ce genre auxquels on a conservé son nom. M. C. Chevalier a construit ces petits miroirs en verre étamé ; ils ne sont point sujets à se ternir par l'oxidation , absorbent moins de lumière , et donnent ainsi une clarté plus vive.

L'objet est placé sur un petit disque opaque , en liège noir, par exemple a, assez large seulement pour intercepter toute la

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