SOUMIS AU MICROSCOPE
lumière du faisceau m qui pourrait arriver sur l'objectif 'du microscopes. Ce petit disque est fixé à l'extrémité d'une aiguille comme celle de la figure 5 , dont le support à genou (/z, fig. 5) s'adapte à la platine du microscope, et qui permet d'amener l'objet au point convenable dans l'axe de l'instrument ; mais il est- plus simple encore de placer le petit disque noircie au milieu d'une plaque de verre b qui glisse sur la platine c ou sur le chariot, en ayant soin de supprimer tous les diaphragmes, et de laisser le passage d ci, aussi grand que possible pour le faisceau lumineux iw, qui, réfléchi par la surface concave du miroir, vient se concentrer sur l'objet a, placé au foyer du miroir, c'està-dire à moitié de la longueur du rayon. La lumière, comme on le voit d'après la figure, arrive donc également sur tout lècoiitour de l'objet, et avec une obliquité d'autant plus grande que la distance focale de l'objectif est moindre; on conçoit dès lors qu'il n'en peut résulter qu'un éclairage tout-à fait défectueux et incapable de donner une idée nette du relief de l'objet, puisque les ombres, s'il y en a , sont toutes dirigées de la circonférence vers le centre. M. Pritchard , à Londres , a évité une partie de ces inconvéniens pour l'éclairage des corps opaques, en renvoyant presque horizontalement , d'un seul côté, sur l'objet , au moyen d'un miroir concave placé verticale- ; ment auprès de l'objectif, la lumière d'une forte lampe, réfléchie une première fois par un miroir placé horizontalement.
Mais quelque soin que l'on prenne pour améliorer l'éclairage des objets opaques , il ne servira que fort rarement, quand, par exemple , on voudra étudier des surfaces métalliques ou miroitantes , ou nacrées , ou irisées , comme les ailes ou les écailles de certains papillons diurnes, ou les élytres de certains coléoptères à reflets métalliques , quand on voudra observer directement les aspérités de la surface de l'épiderme végétal ou des graines , etc. Dans toute autre circonstance , il sera préférable , pour les grossissemens les plus forts , d'étudier les corps par transparence , en les réduisant en lames très minces, et en les tenant plongés dans les liquides convenables pour les rendre suffisamment perméables à la lumière. »
r Éclairage par transparence. ; . - e .
L'éclairage des objets par transparente est le plus utile et véritablement le meilleur, quoiqu'il ne donne pas toujours une