ECAILLES ET POILS
semblables à celles des poljdrusus, mais conservant , métne dans l'eau, des nuances irisées très vives , diversement distribuées en zones transverses , et provenant sans doute d'une différence d'épaisseur sur ces zones. Ces écailles ont en outre des canaux longitudinaux bien distincts ( pl. XI , fig. 12 ).
La cleonls sulcata a des écailles oblongues de 0,10 (pl. XII , fig. 21), qui sont légèrement sillonnées , et contiennent souvent dans leur cavité interne un dépôt abondant.
Chez divers curculionites , les écailles prennent la forme de poils tubuleux ou coruiculés, qui sont creux comme les autres, et s'implantent de même, au moyen d'un pédoncule tubuleux. Plusieurs, tels que les lixtis, \tsrhinobatus , etc., ont en outre une poussière très fine , composée de corpuscules filiformes longs de 0,004 , et épais seulement de 0,0006, couvrant tout le corps, et lui donnant une teinte particulière verdâtre ou rougeâtre , qui disparaît aisément par le frottement.
Plusieurs longicornes et xylophages sont aussi revêtus de petites écailles , dont la structure n'est pas aussi facile à reconnaître; ainsi, pour le callichroma alpina , les écailles, longues de o,i25 , sont en forme de feuille lancéolée inéquilatéraie , avec des stries fines parlant du pédoncule ( pl. IX , fig. 10) ; pour le clytus arcuatus , les écailles, toutes de même grandeur , lancéolées- linéaires , longues de 0,11, sont finement striées sur les places noires de l'élvtre, et simplement granulées sur les taches jaunes (pl. IX, jig. 9 )•
Les écailles de Yhylesinus varius , longues seulement de o,o5 , sont élégamment déchiquetées et frangées sur les bords (pl. 1H, fig. n).
Celles de la cetonia morio (pl. XI , fig. 10), sont oblongues , raides et cassantes , couvertes d'épines couchées longitudinalement ; on n'y peut voir de traces de cette structure vésiculeuse, si facile à reconnaître ailleurs.
Les larves de dermestes qu'on rencontre fréquemment dans les collections d'animaux desséchés et dans les substances animales sèches qu'elles rongent rapidement , sont revêtues d'écailles brunâtres qui leur donuent uu aspect satiné ; ces écailles sont les unes très longues et en forme de poils, les autres beaucoup plus petites, ayant seulement 0,20, ovales-oblongues et acuminées ou lancéolées (pl. \JL, fig. 8); elles présentent quatre à huit sillons longitudinaux formés par le rap-
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prochement des deux lames dont elles se composent , et laissant entre eux de larges canaux remplis d'air , avant qu'on n'y ait fait pénétrer un liquide ; ce qui se fait aisément , et donne la preuve la plus concluante de la structure indiquée. La membrane , le loto g des sillons , présente de chaque coté des plis obliques , comme si elle était légèrement froncée au milieu de l'espace, entre les deux sillons ; elle présente aussi une série d'cnfoncemens oblongs ou de plis irréguliers. Ces écailles sont celles qui fout mieux comprendre la vraie structure des écailles de papillon, dont nous allons maintenant nous occuper.
Les différentes parties du corps et des ailes des lépidoptères, en général , sont revêtues d'écaillés de différentes formes, toutes striées longitudinalement et pourvues d'un pédoncule tubuleux qui s'implante dans une gaine à la surface du tégument ou de l'aile. Les unes sont ovales-oblongues , plus ou moins tronquées aux extrémités , ou presque quadrilatères ; d'autres sont très aloDgées et passent par degrés à la forme effilée d'unpoil. La plupart sont plus ou moins crénelées ou dentelées à l'extrémité, et ces dentelures , au nombre de trois à six , devenant de plus en plus prononcées , elles finissent par présenter une forme palmée. Certaines écailles en cœur dont nous parlerons ensuite , ont une structure qui se laisse difficilement rapporter à celle des écailles normales.
Il m'a paru que les écailles noires ou brunes, rendues plus transparentes par un liquide, montrent mieux leur structure intime que les écailles blanches qui , dans ce cas, deviennent trop transparentes , et qui , observées à sec , ont des ombres trop prononcées et trop larges.
Une écaille de la tache noire centrale de l'aile supérieure du papillon blanc (pieris napi) observée dans une solution de gomme {pl. VII % fig. i ) montre 24 stries granuleuses ou rangées parallèles de granules irréguliers serrés les uns contre les autres , et qui ne sont autre chose qu'un renflement boursoufflé , correspondant à un canal longitudinal régnant entre les deux membranes de l'écaillé , et non une simple rangée de granules, comme on l'a cru. Les intervalles de ces cordons sont plissés transversalement , et contiennent aussi entre les deux lames de l'écaillé , un espace occupé par une mince couche d'air, comme on s'en assure, en faisant pénétrer peu à
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peu pnr capillarité , dans récaille , un liquide qui en chasse l'air. Cette écaille , comme presque toutes celles des papillons diurnes, est longue de 0,17 à 0,20.
Une écaille de satyre jantra, vue dans l'eau montra 44 ou 46 cordons granuleux de même structure , mais sans les plis transverses des intervalles , qui sont plus étroits (pl. VII ,
Les écailles des polyommates, beaucoup plus petites et surtout plus courtes, ont un pédoncule plus effilé et des stries moins nombreuses , formées par des séries de pointes saillantes , autour desquelles les deux lames de récaille sont rapprochées. La figure 5 de la planche VII représente une écaille du polyommate argiolus , contenant encore , à sa partie inférieure, une portion de la couche d'air que l'eau a déjà expulsée dans tout le reste. Cette écaille , longue de 0,045 , non compris le pédoncule, qui seul a o f 16, et large de 0,040, présente dix rangées de tubercules mucronés , dont on voit bien la pointe saillante au bord supérieur.
Si Ton regarde , avec uu faible grossissement , une portion de l'aile supérieure de certains papillons diurnes mâles , et notamment des papillons blancs , on voit , comme dans la figure 4 de la planche VII,) qui représente une portion de l'aile de la pieris rapœ , en partie dénudée), on voit, dis-je, les écailles ordinaires implantées régulièrement par leurs pédoncules, dans des petites gaines ou tubes, à peine saillans, larges de o, 006, espacés de 0,02 S , et formant des rangées parallèles transverses écartées de 0,1 3 ; de sorte que ces écailles se recouvrent mutuellement en grande partie.
Entre les rangées d'écaillés ordinaires, se voient des écailles d'une forme totalement différente , insérées dans des petites cupules larges de 0,022 , espacées de 0,10, et formant des séries transverses intermédiaires entre les gaines des autres écailles. On a donné le nom de plumules à ces écailles particulières, et qui sont exclusivement propres aux individus maies. Elles présentent toujours à la partie inférieure deux lobes prolongés en arrière , entre lesquels , au milieu d'une profonde échancrure , prend naissance le pédoncule long et grêle, terminé par uu globule ou un disque large de 0,01 a , qui s'engage dans la cupule dont il a été question plus haut.
A partir des deux lobes , qui sont arrondis et se prolongent