DES ACARUS
Au milieu de la face ventrale, se voit l'origine des organes génitaux (pl. XVII, fig. 5) , qui peut se comparer avec ce qu'on voit chez les ixodes et les autres acariens. Près du bord postérieur de la face ventrale, se voient aussi deux pièces (pl. XVII , figm 2 ) formées de plusieurs cercles cornés , concentriques et dont le plus intérieur est formé d'un rang de globules. La position et l'aspect de ces pièces rappellent assez biep les ventouses de certains helminthes (Octostomes, Polystomes, etc.). Enfin, à l'extrémité du corps se trouvent deux prolongemens ou lobes charnus , symétriquement placés, et tertermiués par un faisceau de soies raides. Entre ces lobes, dans l'axe même du corps, se voit une petite échancrure où l'on pourrait supposer un orifice.
La peau, assez coriace , est élégament sillonnée par des petites lignes sinueuses parallèles; elle présente en outre quelques grands plis trarçsverses, indices de segmentation. Sur différens points de sa surface se trouvent des poils symétriquement placés , au centre de petites aréoles régulières qu'on pourrait quelquefois prendre pour des stigmates ou des ventouses , quand le poil s'est détaché. Sur les pattes , la peau est finement granulée et non striée comme sur le corps, mais elle porte de même quelques grands poils.
Les divers genres d'acariens et les nombreuses espèces dent ces genres se composent, douneront lieu à une foule d'observations, sur les parties de leur bouche et de leur appareil génital , sur leurs ongles dont la structure est extrêmement variée , et sur les poils de leur surface , qui sont plus ou moins complexes.
Comme objets de comparaison , pour mieux faire comprendre la structure des mêmes parties chez l'acarus de la gale du cheval , nous avons représenté seulement les parties de la bouche et les pattes ou les tarses de l'acarus du fromage , et de l'acarus des figues sèches. Les mandibules de ce dernier ( acarus passularum ), pl. XVII , fig. 1 o , sont étroites , formées par deux doigts amincis , dentés en dedans ; le menton , d'une structure assez compliquée , montre encore les traces des palpes et des maxilles. Chez l'acarus du fromaxille (fig. n et 12), dont les poils sont plumeux d'un coté , les mandibules sont très épaisses et terminées par deux doigts courts fortement dentelés; le menton laisse voir bien plus clairement sa composition, et l'on peut même, parla
l5o OBSERVATIONS BtICROSCOPIQU fcS
pression, séparer les deux pièces latérales (maxilles) dont il est formé, et qui portent le palpe maxillaire soucié latéralement.
Les pattes antérieures de ce même acarus semblent dépourvues de tarse , la jambe amincie brusquement , se termine par un crochet mobile , articulé sur le côté.
Uacarus domesticus a ses tarses terminés par une membrane trilobée , flexible , au-dessus de laquelle se trouve un long crochet simple.
La plupart des acariens se conservent assez bien , avec la gomme ou la térébenthine , sur des plaques de verre recouvertes d'une lame mince de mica ; mais il faut préalablement avoir fait sortir par la pression , tous les viscères et toutes les parties grasses ou aqueuses , pour ne conserver que les parties tégumentairesou cornées qu'on a eu soin de bien laver , en faisant couler dessus , à plusieurs reprises , une goutte d'eau , et en les laissant sécher par évaporation spontanée sur la térébenthine , même avant de les y enfermer.