‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 83 sur 169 · OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES SUR LES MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES SUR LES MOLLUSQUES

Nous avons déjà parlé des observations curieuses qui peuvent être faites sur les cils vibratiles et sur les spermalozoaires des mollusques ; nous avons également signalé les premiers phénomènes vitaux que nous montre l'embryon d'une limace quand la substance homogène , diaphane , de cet embryon produit sur son contour des expansions semblables à celles des amibes, (pl. V, fig. 10). L'étude des embryons de mollusques fournira beaucoup d'autres sujets d'admiration , soit que ces embryons , revêtus de cils vibratiles, se meuvent dans leur albumen suivant des épicycloïdes continues , soit qu'ils se meuvent librement dans les eaux de la nier , au moyen des lobes ciliés qu'ils perdront en grandissant , soit qu'en raison de leur transparence extrême , ils laissent voir la circulation de leur sang et la formation successive de leurs organes.

ha coquille des mollusques pourra donner lieu à des obser

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valions importantes quant à sa structure intime ; car , danscertains cas , elle se montrera formée seulement de petits cristaux rhomboèdriques de carbonate de chaux , comme dans les écailles d'huîtres ; dans d'autres circonstances , elle est formée de fibres parallèles , disposées perpendiculairement à la surface , comme dans la partie extérieure de la coquille des moules, des pinnes , des turbos , etc. Cette partie est bien aussi du carbonate de chaux ; mais sa dureté plus grande et sa structure, l'ont fait considérer comme analogue à l'arragonite. La portion nacrée des coquilles présente un autre sujet d'observation ; elle est formée de lames parallèles qui ont moins de 0,006 d'épaisseur , et qui , sur une surface polie , se présentent plus ou moins obliquement par la tranche , comme autant de lignes sinueuses , parallèles , d'une ténuité extrême. On sait que c est l'état seul de la surface de la na* cre qui lui donne ses reflets irisés , puisque l'empreinte de cette surface reproduite par la cire à cacheter , par la gélatine , pat* la gomme lacque , ou même par uu métal très fusible ou très mou , est également irisée , mais on a eu tort de dire que ce sont les sillons parallèles existant entre les tranches des lames, qui produisent l'effet d'interférence ou l'irisation ; car la surface interne d'une coquille bien entière , où les lames doivent être bien entières et bien parallèles, est souvent plus vivement nacrée que celle dont un poli artificiel a usé obliquement les lames.

La bouche des limaces et de quelques hélices est armée d'une lame tranchante lixée au palais , et qui leur sert à couper leur nourriture végétale. Quelques autres hélices , parmi les plus petites surtout , comme V hélix liispida , l'ancyle , les patelles et beaucoup d'autres gastéropodes marins, ont le palais et la paroi supérieure du pharynx jusqu'à une assez grande profondeur , garnis de petites dents à une ou plusieurs pointes, disposées avec nue admirable régularité en rangées transverses et longitudinales. La portiou du pharynx ainsi garnie de petites dents, peut , après avoir été détachée et isolée, être conservée comme un curieux objet microscopique.

L'aiguillon calcaire, sécrété par certaines espècqs d'hélices, au tems de l'accouplement , présente une structure assez remarquable que Ton peut étudier suffisamment sous le microscope simple ; mais d'autre* gastéropodes ont , dans l'appa-

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