‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 93 sur 169 · SIEMENS DE STRUCTURE DES VEGETAUX · texte numérisé non relu

SIEMENS DE STRUCTURE DES VEGETAUX

Les divers organes des végétaux et leurs tissus présentent généralement nue consistance plus grande et plus uniforme que ceux, des animaux; on pourra donc, dans tous les cas, les diviser en tranches très minces, que Ton soumettra au microscope entre des lames de verre, avec un liquide convenable. C'est même là le principal et presque l'unique moyen de dissection végétale ou de phytotomie, quand les organes ne sont pas assez délicats et assez transparens par eux-mêmes, pour qu'on puisse les observer directement, après les avoir isolés, ou bien encore quand les tissus ne sont pas tellement mous et faciles à désagréger, soit naturellement , soit aprèsl a macération ou l'ébullition, avec l'eau et les acides, pour qu'on en puisse facilement séparer tous les élémens de structure, en se servant des aiguilles emmanchées. De quelque manière qu'on ait isolé et préparé ces élémens de structure , on parvient ensuite , par diverses réactions chimiques , à produire certains phénomènes de coloration qui fournissent des caractères et des indices précieux sur leur organisation et sur leur nature.

Jin étudiant ainsi les diverses parties de toutes les plantes ,

ELKMENS DE STRUCTURE

oq reconnaît qu'elles sont essenliellement formées d'un amas de cellules ou d'utricules à parois distinctes , membraneuses ou ligneuses et plus ou moins épaissies, soit uniformément, soit par places , et d'une forme tantôt globuleuse ou polyédrique, tantôt alongée cylindrique ou prismatique , et dans ce cas pouvant communiquer bout à bout , de manière à former des tubes ou vaisseaux continus , tantôt diversement lobées ou déprimées avec un contour sinueux , etc. On remarque d'ailleurs que, parmi ces ulricules, il en est qui , dans leur paroi plus mince, membraneuse, contiennent certaines substances organisées et vivantes, ou sécrétées et simplement organiques ou même inorganiques. Ces différentes sortes de tissu utriculaire ou cellulaire qui , comme on le doit comprendre , n'ont absolument rien de commun avec le tissu cellulaire des animaux , prennent naissance toutes également , dans une substance primordiale demi-liquide , d'aspect mucilagineux et qu'on a nommée le cambium : c'est, dans l'organisation végétale, l'analogue de ce que nous avons appelé sarcode chez les animaux; c'est une substance douée d'une vitalité propre et d'une faculté d'organisation, en vertu de laquelle, elle se creuse de cavités qui deviennent successivement autant de cellules ou ulricules , en s'agrandissant et en refoulant leur paroi qui devient plus consistante et membraneuse. Ces cavités contiennent de l'eau et une certaine portion de la substance primordiale, qui tantôt se contracte peu à peu et devient ce qu'on a nommé le nucléus des cellules , tantôt s'étale sur les parois, en lignes irrégulières suivant lesquelles ont lieu des phénomènes de circulation ou des mouvemens de translation dans l'intérieur ; cette même substance contenue donne naissance aux granules verts qui , plus tard , sous l'influence de la lumière, sont venus tapisser la paroi interne. La paroi membraneuse de la cellule, tant qu'elle conserve sa vitalité , agit par rapport aux sucs qui l'imbibent et qui la baignent de part et d'autre, comme un filtre organique ou un organe assimilateur et sécréteur; on conçoit donc que sur Tuue ou l'autre de ces deux faces , il puisse se rassembler du cambium , dans l'épaisseur duquel se formeront de nouvelles cellules; de là les deux modes de formation intra-cellulaire et extra-cellulaire pour de nouvelles cellules , c'est ce qui a fait croire à d'habiles naturalistes , que la paroi même de la cel*

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