I 66 OBSERVATIONS SUE LES INFUSOIRES
qui serait ensuite peuplée de petites larves , dont la production serait totalement différente de celle des vrais iofusoires.
Une infusion végétale , qu'on a souvent l'occasion d'observer , c'est Teau des vases de fleurs ; quand la putréfaction ne s'y est pas développée , il n'est pas rare alors d'y voir des paramécies en telle quantité que ces infusoires blancs , longs de un quart de millimètre , et conséquemment visibles à l'œil nu, forment des nuages à la surface et se répandent visiblement dans tout le liquide , si on vient à agiter le vase. L'eau dei bassins ou des tonneaux d'arrosage dans les jardins deviendra souvent une infusion toute semblable, s'il y est tombé par hasard une certaine quantité de feuilles et de fleurs.
Les Paramécies dont nous venons de parler, sont, avec les vorticelles, ceux des infusoires qui se prêtent le mieux aux expériences de coloration artificielle pour la démonstration de leur système digestif et de leurs cils vibratiles. A cet effet, on n'a qu'à délayer , avec une petite goutte d'eau , un peu de carmin en tablette, et à réunir cette goutte de liquide rouge avec la goutte d'eau contenant les paramécies ou les vorticelles. Le carmin, composé de particules de o,ooî environ, se répand dans tout le liquide ; puis, entraîné par les tourbillons excités dans l'eau par les cils de ces animaux , il met parfaitement en évidence la présence et le mouvement des cils vibratiles ; ensuite, successivement poussé par le tourbillon avec le liquide, au fond de la cavité buccale de l'infusoire, il s'y accumule jusqu'à l'instant où le fond de la cavité se trouve isolé par le rapprochement et la soudure des parois ; le carmin ainsi renfermé dans une cavité stomacale globuleuse , se trouve peu à peu transporté, en vertu de l'impulsion primitive, suivant le contour externe du corps, jusqu'à la partie antérieure.
ÉLKMEKS HE STRUCTURE DES VEGETAUX. 167