BIENSÉANCE ENVERS SOI-MÈME
uerés, ‘vous serre les mains, s’ approche trop près de Lrous ; retirez votre main, éloignez-vous avec beaucoup tie froïdeur, de dignité, mais sans aucun mélange d’em- Wortèment, Rien ne dénote autant une mauvaise éduca= # Sia vanité né Vous fait pas trouver une secrète où das ces Hommages déplacés; si cllé ne lacé point le sourire sur vos lèvres, lorsque votre l'égard doit être glacial, vous serez bientôt délivrée dé és importunes obsessions.
Après avoir essayé dé marquer le point délicat où là diénséance devient pruderie , je vais indiquer les Cas Bifligeants où elle se trouve en opposition avec la bien= À reillance , ‘la pitié, peut-être avec la justice. Voici ra minent. Victimes de calomniensés interprétations où 16 démarches imprudentes, de malheureuses femmes loht signalées au mépris public : en tout temps, en tout ieu, on leur en prodigue les marques ; à la promenade An ne leur rend point leurs saluts affectueux ; au specaclé on ne répond point à leurs prévenances obséruieuses. Vous qui savez qu'un mot suffit souvent pour | érnir, pour perdre à jamais une réputation sans tache, ï ous plaignez ces infortunées privées de considération É ji) ous désirez la leur rendre, vous formez le généreux ù rojet de les réhabiliter dans Popinion, de les entourer lie votre considération personnelle... Ne cèdez point à 1 Lette touchante , mais imprudente générosité. A moins ue l'mfluënce de Fâge, que le pouvoir imposant d’une faute position sociale, vous mettent au-dessus de la 1] ontagion morale, soyez bien assurée qu’au lieu de sau- 4 per la réputation de ces femmes méprisées, vous perriez la 7. Abandonnez-les donc, ne les voyez
34 | PREMIÈRE PARTIE. “car. IY.
291.8 point , soyez. sourde à | leurs avances AE, Œ. sans raideur, sans. dédain. Après, avoir ‘salisfait aux
exigences rigoureuses de.la bienséance, songe que ss a encore des exigences opposées. Ne refusez P salut, un mot gracieux à ces pauvres femmes, qu gnez-leur de la bienveillance en particulier, et, triste de. leur sort, prenez la‘ ferme résolution de fuir la médisance comme un crime.
La médisance (et Lrèszsouvent' soûs son Hiôimé té@a, | lomnie) est, pour quelques personnes, un moyen’ de conserver intacte leur réputation, Tlleur:sembles qu'en, proclamant:;- en | blâmant | sévèrement » les: faiblesses, d'autrui, elles prouvent qu'elles sont exemptes de-fai blesse. D'autres cherchent ‘dans: da: médisances-aner source de succès : elle sont à l'affût dessaventures $can# daleuses, pourvu qu’elles soit piquantes.: Let déshon:? neur: d’une femme intéressante ; le:désespoir-de touté une maison, leur paraissent une bonne: fortune-)une excellente occasion de faire: briller :leur-esprit.»Diew sait si elles se font faute: de réticences: perfides ;::4e . commentaires insidieux," Tout cela peut-étre:toléréÿ. embelli par l'usage du monde; maisn'enestpas moins détesté par la morale et la saine bienséance. Loin donc! de vous réanir à ces méchants conteurs, prenez la défense de l’accusée, ou si le scandale est nd notoire , gardez ün silence improbatéur. RSR ;
Le soin de la réputation des dames exige encore. qu’elles aient un maintien modeste ; qu ‘elles s'abstien: nent d’avoir des manières ‘agäçantes E des tu libres; qu’elles n’accueïllent point les flatteurs. «Nous, reviendrons sur cela dans la suite de l” ouvrage. Quant
Ca
| à présent. nous terminons en priant nos lectrices de ne point se méprendre : Sur l'esprit de nos conseils , et
n'e en point. faire surgir le bégueulisme , que l'Aca- 11 démie Française définit. Si GE pruderte. avec im jerlénence. | RS
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| HAPITRE V. ia
] 5 HATOUN CU 110819 À late {Outre de Sn nératerr jmonnaie : 1owrante A qui-s s'échange entrertous , il estune bienséance parti: fleulière àchaque état: L'intérêt, l'habitudé ; le: besoin l d'une:considération spéciale, la nécessitérde modérer Penthousiasme qui les anime presque habituellement, tels sont les motifs qui déterminent les divers genres à dépolitesse que nous allons considérer chez:les mar if ehands:, les gens de bureau, les hommes de loi, :les dl médecinis ;-les artistes ; les militaires et les ecclésiastiques. Shdiree tout est échange ; nous parlerons nécestMsarrement: des convenances imposées aux gens qui ‘ont ï affaire à avec ces: Di passa Mob MO ,59088 At Joe HE $ Ler,
j + JLA:BIENSÉANCE: RBLATINE AUX DEVOIRS D’ ÉTAT.
Politesse des marchands et des acheteurs.
Le politesse. est pour des marchands un moyen .de 1] fortune que la plupart se gardent bien de négliger | l Surtout à Paris où se trouve, par excellence , le mo- | mie du marchand. bien élevé, C’est ce modèle que nous
voulons présenter à quelques-uns d'entre eux, aux | personnes étrangères au commerce el — sy destine: 1| raient. à: |
nouvelles-de sa santé, à bise qu’il ne le oil | partéeniéeemeuts 1 aitu rene que celui-ci ai ‘|
avancer un siège., puis luim " | complaisance , les objets Mere !
cependant il lui est permis de mettre un peu de froideu dl dans ses manières.
Le rôle des marchands est souvent pénible, 14 eù faut avouer ; il est des gens qui les traitent comme des domestiques ; il est d’élégantes capricieuses qui ne viennent dans un magasin que pour passer le temps voir les modes nouvelles, et qui, dans ce but, font ou* vrir cent paquels, étaler des rmonceaux d'étoffes , et. terminent par se retirer en disant d’un ton dédaigneux que rien ne leur convient. Il est enfin d’i impitoyables: marchandeurs qui bataillent pour quelques sous avec” toute la tenacité de l’avarice , de l’entêtement , de l'or gueil ; eh bien! à tous ces travers , le marchand doit” opposer une constante urbanité. Il sert les acheteursk impérieux avec empressement, mais presque en si-M lence , car il doit bien être convaincu que plus on est souple avec les gens de cette-sorte, plus ils se mon trent altiers et durs. Avec les eapricieuses, sa pa tience ne doit pas se démentir;quoiqu'il connaisse
; DES, DEVOIRS D'ÉTAT: : 37 parfaitement quel sera. le dénouement de leur fati- -gante visite , il leur montre uné quantité de marchandises, comme sil croyait qu'elles ont en effet l'intension. d'acheter. C ela les tente quelquefois. Est-il | complaisant en pure perte, le. marchand doit encore 1 igner ses regrets de n'avoir pu satisfaire madame,
ibaiter d’être plus heureux une autre fois, la recon-
| bite poliment ; et tenir la porte ouverte jusqu'au dé-
‘part de la voiture. |
Un marchand US $ épargner du Lémaps » des pifoles ct des ennuis, qui même sent la dignité de sa profession , doit véndre à prix fixe, ou s’il n’annonce pas ce mode de vente, être à prix fixe réellement en ne surfaisant j jamais. Néanmoins ; s’il à affaire à ces commères qui se croiraient dupes si on ne leur rabattait quelque chose , ou qui ont la prétention d'imposer | des sacrifices aux marchands , il doit se prêter poli. ment à cette ridicule guerre, et céder peu à peu, sans manifester aucun dégoût de ces interminables débats. Mais le commerçant de bon ton s’abstient de. ces grandes démonstrations , de ces risibles serments , de ces ‘attestations de perte, de préférence: Je perds tout, c'est parce que c’est vous, et autres sottises qui, d'une : profession honorable, font un véritable métier à laquais.
Les commis posté les effets achetés jusqu’ au comptoir, où ils conduisent poliment la personne ; ils en font un paquet qu'ils ne remettent que lorsque les comptes sont soldés , et que l'acheteurest prêt à partir. Si celui-ci ne s’en retourne pas à pied, le paquet n’est remis que lorsque l'acheteur est assis , et que l’on
Bonne Compagnie. &