PARTIES ACCESSOIRES DES RELATIONS SOCIALES
‘Je'comprends sous ce nom tous les procédés relatifs | à l’obligeance, tels que services ; prêts, cadeaux, con- | seils; et aussi les procédés relatifs à la discrétion, tels | que respect des entreliens , des lettres , des secrets , | confidences , etc.
de robe $ Le. L
De l'Obligeance.
| ‘Une personne folie est nécessairement RS | Le sourire est toujours sur ses lèvres, l’'empressement | dans ses regards lorsqu'on réclame ses bons offices. | Elle sait que rendre service de mauvaise grâce n’est pas rendre service en effet. Si elle est forcée de refu-
us * DEUXIÈME PARTIE. CHA. Vin.
ser ; elle Je fait avec tant d'adoucissen ; tant dé dé HET elle exprime de ‘si touchants e inspire encore de la reconnaissance ; puis, € D nfi comme sa conduite en général ui semble toute se
relle ; comme elle pense réellement ( que “fuit 0 ir Voc-”
casion d’ ‘obliger, c'est l'obliger € ë-méhe, , ee : se dé-
robe sans affectation , comme sans éfon, à Tout re
Ge nes His late: PETITE
charme a le monde. Il est des gens obligeants 'd'ailleurs , qui se font arracher les Services , Qui se font valoir , qui aiment à être suppliés , remerciés avec excès. Oh! ne les imitez pas: ils rendent les gens ingrats
malgré eux; ils font un poids , un tourment de la re- M
connaissance. Lorsqu'on vous demande quelque ser- vice , répondez gracieusement: désposez de moi, trop heureux de vous étre utile, ou bien d’un air attristé: plaignez-moë , il est tel obstacle, ete, Puis, examinez les moyens de vaincre la difficulté, quand même yous seriez assuré à l’avance qu'il n’en existe pas un. D’autres personnages prétendus polis font deSfprotestations-de Service et de zèle, sans se mettre en peine de les soutenir dans l’occasion : telle est, à cet égard, leur légèreté, qu’on peut vraiment les comparer à ces
Drets , os À |
faux ba qui parlent toujours de MG et que Ia ‘%
vue seule d’une épée nue met en fuite. Ces marques d’ empressement doivent étre suspectés, dès qu'elles
sont employées à chaque instant el sans raison ; lusage
du monde apprend à les @iscerner, et à y donner le degré de confiance qu’elles méritent.
” «DES ne. Hob SOCIALES. 149
| Toutefois. on. peut éliciter les gens Qi" souhaiter du bien, avoir L air de prendre part au récit qu'ils vous font de leurs affaires, Sans réellement leur porter le moindre intérêt. On n'est pas maître d’être ou de n'étre pas indifférent à leur égard, mais on est obligé de Jeur vie de la gêne et de: l'ennui ,,ce qu'ils éprouveraient in ailliblement , si on leur montrait la froideur qu'ils inspirent. C’est aux personnes qui connaissent le monde, à ne pas confondre cette condescendance de la politesse avec l'empressement | fallacieux des Don Quichotte de salon dont nous avons parlé plus haut.
| Pour | u’ un service soit achevé , il importe qu'il soit rapide; rien n° étant plus désobligeant que la lenteur , | que l'alternative où vous placez la personne ou de vous adresser de nouvelles sollicitations , ou de souffrir de | votre retard, Votre tardif secours peut même lui être très- -préjudiciable , car elle souffrira longtemps avant | de se résoudre à vous. importuner de nouveau. Mettez donc beaucoup de célérité. Si quelques circonstances , | vous ont empêché d'agir, avertissez la personne, ex- | cusez-vous auprès d'elle et. pronfattez de réparer vos | torts. De son côté, votre obligée fature se gardera bien | de faire entendre un seul reproche, et de vous aborder d'un air 0
| Lorsque quelqu’ un qui se trôtve chez vous a besoin | de quelque vêtement, comme un schall, un mouchoir, | un chapeau, offrez-le avec un empressement gracieux, combattez le refus qu'on pourrait opposer, (ce que la | bienséance n’exige nullement), choisissez ce que vous | avez de mieux, et finissezæpar engager la personne à | ne point se presser de vous renvoyez vos effets, S'il
450 XIÈME fait mauvais — pr y nt parapluie ou
bien voire voitur jets sont rer Îe: le lende main par un ique chargé de re jer, Si ce
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quelque tem mps » afin d'éviter à d on le is isse. Si quelqu'un , 5 apercevant ‘de | prun ut à la personne qui l'a fait, il pen pour un dû per nnage mal appris. Si la personne vous en ‘t ile , ï es on de
répondre que l'on n “avait rien réconnu. Tous ce ‘conseils sont des minvties, mais que a “dE ? ils concernent l' amour-propré féminin. +
Un emprunt qui a lieu journellement et qui a. Jieu le plus souvent au détriment des péésésseutrs , c’est l'emprunt des livres. Pa oublie même tellement Ja délicatesse à ce sujet , que les bibtiopbites »très-complaisan{s d'ailleurs, se sont vus forcés, de, ne faire
des prêts si onéreux. La: chose cs je uÿfant . diffic cile ,:
on ne peut pas dire: Jé ne veux. es YA prêter cet Ouvrage ; mais si ne est: douteux , il faut
dire qu'on en à besoit, à son très-grand regrel; qu'on |
le prêtera sous peu de jours. Puis, en définitive , onne le prête pas.
Mais les gens bien élevés ne demandent His tout simplement un livre; ils atfendent qu’on le leur offre; M ils font quelques difficuliés avant de l'accepter ; ils Sin
Ê autre dâme ae
Des RÉLATIONS SOCIALES. rats ÿ 451
réméht ‘du temps qu'il ‘ils pourront le garder, el le r'ap-
portent exactement au jour prescrit. Afin de prévenir
tout * accideht, ils recouvrent d'étofe : ou de papier ce ”Jivre que ‘la complaisance, plus encore que : sa valeur, doit leur rendre TÉCIEUX ; ils se gardent bien de plier | les feuillets, d'y fi des taclies, des notes mar gina- | les, etc,
Sil arrive quelqu’a accident : à la chose empruntée, il faut, sans en rien dire, le faire réparer au plus tôt. Nous ne nous occupons pas « d' ‘emprunts plus considérables : qui sont hors des attributions de la politesse.