‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 38 sur 70 · IE · texte numérisé non relu

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Lies #4 T'ENAROT Dies Cadeaux.

Aux yeux des: personnes délicates, les cadeaux n’ont de prix que par fa manière dont ils sont offerts; que | n0s conseils 5 ’éfforcent donc de leur donner celte va- | leur. | de Les cadeaux S’offrent : 1° aux parents, aux amis, et | cela én diverses circonstances ; à notre arrivée dans un | lieu d'où nous avons été longtemps absent ; quand nos | intimes quittent la ville que nous habitons; au retour | d'un voyage, surtout d’un voyage à Paris, dans des | pays remarquables et lointains ; aux jours de naissance | ou de nom, le jour du premier de l'an.

[nu Mais ce jour-làn’est pas uniquement l’occasion d’é- Changer des Cadeaux en famille, i est encore une cir- | constance favorable de reconnaitre des services, des

honnétetés, de faire une cour respectueuse aux dames, à des supérieurs que l'on veut honorer. Il offre ‘encore un moyen délicat de secourir les infortanés. wdesseiy 20 Aux époques des récoltés, si on à des terres ; dé la chasse, si l’on est chasseur ; il est de bon ton d’envoyer à ses connaissances intimes de beaux fruits, des * fleurs rares, quelques pièces de fin gibier. | 3° Les cadeaux les plus délicats sont les produits de notre industrie : un dessin, un ouvrage à l'aiguille, un cadre en cheveux, etc. Mais de telles offrandes, inäppréciables pour l'amitié, ne sont pas d'usage en cé ? rémonie. CR Après les convenances de temps, viennent , pour les cadeaux, les convenances de choix; généralement le” luxe et l'élégance doivent présider à celles- -Ci; mais cette règle souffre de nombreuses exceptions : et quoi- 1 qu'il serait déplacé d'offrir des choses purement utiles M (auxquelles certaines circonstances pourraient donner ‘} l'apparence de secours), on serait dans l'erreur dé’ B croire un Cadeau convenable par cela seul qu'il est brile lant. Il faut de toute nécessité ‘quil: soit assorti aux * goûts, à l'âge, à l'état des personnes ; à leurs rapports avec vous. Ainsi, à des supérieurs, vous offrez seule-'# ment des bourriches ; à un homme studieux, des Hi" vres (1); à un ami des arts, de la musique, des’ gra= à vures ; aux jeunes dames, de légers et Sa objets” | de TA etc. Ÿ Les cadeaux doivent exciter la surprise et le plaisir 78

(4) Il n’est pas honnèêle, lorsque ce gen des brochures, d'offrir a livres dont les feuillèts sont PL AyE

DES RBLATIONS SOCIALES. ve, 4153

st leez-Vous er en faire mystère, et les présenter 3 ayec Fair de la plus j joyeuse < amabülité, Quand vous aurez fait votre offrande et que | les remerciments seront épuisés ! ne ramenez jamais | la conversation sur elle ; gardez- vous bien,surtout de la. faire valoir, An contraire , lorsqu' on en relèvera le mérite, lorsqu'on yous montrera une, vive satisfaction, dites que. la chose tire tout son prix de vos sentiments. £ tomble je

Quelque peu d'agrément que puisse ‘avoir un cadean, quelque ridicule même qu'il puisse être, ne pas témoigner beaucoup de plaisir en le recevant, serait une | grossièreté. Il faut encore, quand le hasard vous fournit l'occasion d'en parler, ne pas manquer de dire au do- Hataire combien son présent vous et utile ou agréable, Plus, de. temps s'est écoulé, plus cette attention est ai- L mable : elle, prouve que vous avez conservé l'objet avec soin. Et, cela me fait souvenir qui Al ne faut jamais donner un présent reçu à d’autres personnes, où qu'au | moins il faut s’ arranger de manière à ce, que cela ne 4 soit. pas connu.

Il, est bon de mêler aux témoignages de reconnaissance quelques reproches sur la valeur élevée de l’objet, mais non point, d'insister longtemps, de se récrier ayec force. Il est des crconstances où ces déclamations pour- À raient sembler i inspirées par l'ayarice et l’indélicatesse : “elles sont d'ailleurs de mauvais goût dans tous les Æitemps.,

{ On ofire souvent un cadeau à ET on dans ja per-

sonne de ses enfants, de sa femme, surtout à l'époque du premier : de l'an, où il est d usage de présenter au Umoins des sucreries à la jeune famille de ses connai-

sances. À Paris, on fait de semblables présents. aux dames; dans la province, on s'en abstient. Partout, lorsqu'on a reçu un cadeau de quelque valeur, on fait une visite, ou, si l’on est éloigné, on adresse une lettre de remerciments. Chacun sait que l'usage veut que l'on fasse au domestique porteur du présent une graüfication de valeur relative. # |

La délicatesse la plus vulgaire. exige que l'on ne provoque jamais un cadeau Par des éloges ou des allusions | indirectes.

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