PREMIÈRE PARTIES
un caractère unique: dans l’histoire ;;ceonest;pas qiil y ait eu des bourreaux; mais.que es: chourreauxraient pris plaisir à se:montrerisous:des formes les :plussabjectes. C'est.un spectacle digne-des méditations duüslégislateur, que celui. d’unpeuple-entier,civilisél eb sans bienséance. Aujourd'hui. même ,1le sentiment des bienséances s’est affaibli parmi nous, Chez-les-peuples-an- Ciens,.il était réglé par. Jai vertu chezwmospères; par les délicatesses de l'honneur. Mais nos ré olutions suc- Cessives. ont. affaibli ce.dernier Gt piment le caractère de la nation. ;4 anis S, 20
Si la politesse:est nécessairetens général ; eést ” pas moins indispensable en, particulier. Rang, fortune, talents, beauté, rien ne.dispense.de l’aménités#rien ne peut inspirer la considération. ni. l'amour ;sans-cette affabilité gracieuse, cette dignité douce, cette égene simplicité qui rendent.le titre de Français synonyme du mot aimable , et font chérir À Paris à à tout ce qui sw À l'esprit et du goût. Si tout le monde sent la vérité de ce vers devenu proverbe:
Cette grâce plus belle encor.que la beauté,
Chacun sent aussi que la grâce mise à rendre service touche plus que le service même, et qu’un bienveillant
sourire, un ton affectueux, :pénètre mieux le cœur que
la plus brillante élocution.
:. Quant à la partie technique de la politesse,,aux.choses purement de. forme, l’habitude.dela. société ,. de salutaires conseils, sont utiles sans-doute ; mais, le grand secret pour. ne pas manquer.aux.règles.de la-bienséance, c'est d’avoir toujours l'intention de bien faire. Dans une
LU
DEVOIRS DE RELIGION. 8 itèlle disposition” d'esprit, Pexactitude à à pratiquer les convenances paraît ‘à tous pleine de ‘charme et de pouvoir’; -et non-seulement alors les fautes sont ‘excusablés ; maïs élles sont souvent touchantes - par l'äbandon ét la naïveté. Comme saint Augustin, “qui se bornait . à dire‘Aimez Dieu jet faites ensuile ce que vous vVOU= drez/onous répèterons aux jeunes débutants dans le monde::Soyez modestes ; bienveillants , et ne vous inquiétez pas des-erréurs de votre inexpérience ; un peu d'attention ; les conseils d’un ami auront bientôt rectifié ces légères erreurs. Cet ami, je veux Fêtre. En me 1ehargeant dé revoir, de refondre entièrement cette fois Je Manuel de'la bonne Compagnie, ÿ ai désiré vous être utile;"j'entaipris l'engagement. Uné distribution plus méthodiqué dé Fouvrage, des détails plus positifs et plüs: variés’; enfin d'importantes applications pour tous Jes:états; pour toutes les circonstances de Ja vie, achèveront, jose le croire, de rendre ce traité de la bien- “Séance digne de sa désination.
ei DELAI BIENSÉANCE RELATIVE. AUX DEVOIRS DE RELIGION.
"Nous l'avons dit en commencant , la bienséance pré- “sidé ‘aux Plus nobles enseignements dé la morale, “corne ellé ‘règle les plus vifs élans da plaisir. Nous “allons donc, avant tout , la considérer sous Je rapport réligieux.: