‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 40 sur 70 · DES RELATIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

DES RELATIONS SOCIALES

Sil'on fait quelques objections, ne dites pas : Vous ne RPrnes pas, mais : Je me suis mal expliqué, etc.

De la Discrétion.

Les ‘convenances de la discrétion sont tellement senties par les personnes bien nées, qu'elles ne péchent contre elles que par oubli. Il suffira donc de leur en présenter l'énumération, sans vouloir leur en montrer la nécessité.

r La discrétion commande d’abord le respect des entretiens. Si, lorsqu'on entre chez quelqu'un, on entend causer avec vivacité, on marche plus fort afin d'avertit lés interlocuteurs. Si, dans une assemblée, deux pérsonnes se retirent à l'écart pour parler d’affaires, \on à soin de ne pas s'approcher d'elles, et de ne leur | parler que lorsqu” ellés se séparent.

“Les gens qui Ont un peu vécu dans le monde savent [aussi qu il est essentiel de ne pas s’immiscer avec cu- Ariosité dans les affaires où dans les habitudes des per- |sonnés que l'on va voir; ils n'ignorent pas quelle est la ) conduité à tenir en cas d’occupations soudaines ; mais lès adolescents peuvent lignorer, et je les prie d’y faire P attention. pi

Aussitôt que l'on Voit la personne occupée, on $e retire, où du moins on en fait la démonstration ; si elle i{nous retiént, nous nous retirons à l'écart, nous affectons ide contempler un tableau, de regarder par la fenêtre, 1\pour prouver que nous defhétrons étranger à ce qui

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l'applique. Mais le soin de nous créer une occupation soudaine , ne doit pas nous porter à feuilleter les livres placés sur la cheminée où aïlleurs ; à parcoutir les brochures ; à toucher des cartes de LE des lettres, même pour se borner à en lire la suscription. Si la personne ouvre des tiroirs, cherche dans des armoires, c’est une grossière curiosité de s ‘approëhér pour voir les objets qu'ils renferment. Si, parmi | une quantité de choses précieuses, elle en prend une pour vous là montrer, bornez-vous à contempler cellesci sans pérallse “Songer aux autres.” OL" he à

Si, pendant le Lemps où la sLae Visitée à ne peut être avec nous, il se rencontre un autre visiteur ( qui, pour passer lé temps, ür “un journal où un livre de sa poche, il serait ektrèmement intivil de lire par-dessus son épaule ; il en est de même’ de lire ainsi ce. qu une personne écrit.

Il n'est pas permis de tirer des Tivres d’une bibliol thèque; mais on peut, on doit même. en, regarder | les ütres, afin d'adresser des éloges sur le bon goût qui, à présidé au choix des ouvrages.

S’il arrive que quelqu’ un fasse voir dans un HE ul | objet rare et précieux, ne vous hâtez. point. de le. de” mander, d'y porter, là main ; attendez .mod estement qu'il circule jusqu'a vous, ne l'examinez point tro longtemps lorsqu'il vous sera parvenu, et si par ha ar quelque mal-appris le demandait avant que. vou | l'eussiez vu, ne réclamez pas : il vaut mieux souffrir cette petite privation que de passer pour un curie mal élevé. |

Quelque insignifiant que soit l'objet vanlé, ne le ai

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tiquez pas; si l'on vous demande votre avis, répondez brièvement quelques mots d'éloge ; si la chose est réel- lement curieuse, abstenez- -vous de compliments exagérés.

Violer le secret des lettres, sous quelque prétexte que ce soit, est une indiscrétion si basse, si odieuse, que je n'ose en dire un seul mot; cependant, je crois devoir dire qu'il est encore très-répréhensible de cher- | cher à lire quelque partie d’une lettre pliée de manière ‘àSs’entr'ouvrir sur lé côté ; qué, lorsqu'on vous Fe) à | ire certain passage vous concernant dans une missiy vous devez méttre le doigt au-dessous de ce pastel + afin de ne rien lire dd: que si Yon vous permet ‘d'ajouter quelques compliments dans une dépêche, vous aurez la discrétion de n’y pas jeter les yeux, et que ‘ous vous: bâterez , pour ne pas donner à penser que vous profitez de la circonstance.

£a bienséance s’ oppose aussi, ent certains cas , ce l'on soit trop pressé de connaitre ses propres ME: “faires. Par exemple, si une personne vous apporte une | lettre , ne faut pas vous:hâäter de l'ouvrir, mais con- LucaEèr si cette’lettre: regarde la messagère, ou seulement si elle ne concerne que vous seul. Daus la première hypothèse, vous devez l'ouvrir, ‘et la lire tandis qu'elle est présente : dans la seconde, vous mettez la lettre à l’écart.

La bienséance n’impose point tant de frein à la curiosité dans les petites choses pour la laisser libre dans | les cas importants: Aussi, nous ne dirons pas qu'on doit | garder -religieusèment un secret, qu'une confidence recue-estun dépôt sacré; mais nous avertirons les gens

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curieux qui désirent connaître une, circonstance. cachée, qu’ils se couvriraient de honte s’ils ne cessaient sur-le= champ toute instance à ce seul mot : C est un secret.

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