‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 41 sur 70 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Ce chapitre accessoire, et qui ne se rattache qu'imparfaitement aux relations sociales; doit. pourtant, se trouver ici, car nous ne voulons absolument. faire. aucune omission volontaire ; et d’ailleurs ; en voyage.

les devoirs de la politesse sont peu AOPIRREE A K pe L |

sont pas moins obligatoires, ? jus x Les voyageurs doivent faire des visites. datieux à

leurs connaissances, auxquelles ils démandent leurs

commissions. Il serait indiscret, à moins d’une intimité

parfaite, d'accepter cette préposition,. ou: de s'informer si les voyageurs veulent se charger de telle ‘ou telle

chose, surtout s’il s’agit de paqueis ; lorsqu'onlesttrès-

lié avec eux; on les prie de donner des nouvelles de leur ( 1

arrivée.

Avant le départ, les y6 san ant bte he 1 de numéros au bureau des voitüres publiques: D'après cette mesure, chacun prend la place qui lürest assignée. À La galanterie française. demande : cependant. qu’un À

homme offre poliment la sienne

à une damé qui én aurait une moins commode ; car il paraîtrait inconvenant » qu'il se trouvât assis dans le fond ; tandis que celle-ci « siègerait sur la banquette du devant: Certaines per- !

sohnes ne peuvent supporter le mouvement de la voi-

türe quänd'elles sont placées en face da fond; cette

manière d'avancer à reculons les incommode beaucoup: aussi tous leurs compagnons se feront un plaisir de leur éviter ce désagrément. Les dames, de leur côté, ne doivent pas se montrer trop exigeantes, ni trop mettre à l'épreuve la complaisance des hommes. Cependant ceux-ci s’empresseront, à Chaque station, de les aider à descendre, en leur offrant la main et guidant leurs pas sur le marché-pied de la voiture. La même attention aura lieu pour y rémonter. On serait mal vu de profiter

. de sa qualité et de la supériorité que donne le rang pour * prendre toutes ses aises. fl faut, au contraire, avoir

grand soïn de ne gêner qui que ce soit, et témoigner beaucoup d'honnêteté à ses compagnons de voyage.

La bienséance des voyages n’est point rigoureuse comme celle de la société : elle ordonne seulement que l'on ne cause nulle gêne à ses compagnons ; qu’on leur soit agréable; qu’on leur réponde poliment s'ils vous parlent; mais ellé vous laisse libre, d’ailleurs, de lire, de dormir, de regarder au dehors, de garder le si-

lence, etc.

Un voyageur serait incivil s’il baissait ou levait les glacés sans consulter les gens qui sont avec lui: s’il prenait; sans leur en offrir, quelques aliments légers, délicats, tels que fruits, gâteaux, sucreries, qui, pour l'ordinaire, ne sont pas acceptés: il paraïîtrait peu aimablé, si, connaissant la route, il ne s’empressait d’indiquer les beaux sites, de satisfaire aux questions faites à cet égard; enfin, il mériterait le nom d'imprudent et de bäbillard , s'il causait avec ses voisins d'un moment comme avec des connaissances intimes,

Aux repas qui se font habituellement à.table d'hôte, on est dispensé de.toute politesse , chacun pour soi.est la devise commune, le peu de temps que l'on vous laisse rend cette mesure indis pensable ; ; si une femme voyage seule, qu’elle évite le commis-voyageur, il y en. a partout, mais elle doit par une politesse froide rester. à sa place en lui indiquant la sienne. suis 5

Au retour, on devra s’empresser de porter ou faire porter les commissions que l’on-a pu recevoir. Less derni-connaissances auxquelles on a seulement. offert par écrit d'être leur messager, n’ont pas droit à une visité de retour : ce droit appartient aux parents, aux amis, aux Connaissances intimes.

Au reste, tous ceux dont vous avez été le commissionnaire vous doivent une visite de remerciments quand cela se peut.

Lorsque vous voyagerez à cheval en compagnie distinguée, donnez la droite, et tenez-vous un peu en arrière, en vous réglant sur le pas de votre compagnon. IL y a une exception à celte règle : c'est le cas où, l’un des deux chevaux étant ombrageux, il faudrait absolument que l’autre passât le premier pour qu'il le suivit.

Si, par hasard, vous vous trouvez au-dessus du vent, et que vous envoyiez de la poussière à votre compagnon, il vous faut changer de position. Si l’on passe contre des arbres, dont les branches soient à la hauteur des épaules des cavaliers, celui qui marche le premier doit prendre garde que les branches, en se remettant à leur place par élasticité, ne frappent avec violence sur la personne qui le suit.

Passe-t-on à gué un large ruisseau, une pelite ri-

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vière, une mare, il est poli d’ avancer le premier ; mais,

. n'ait témoigné que cela lui est agréable, À

si l’on n’a pas pris ses précautions d'avance, et que l’on soit derrière, il faut s ‘éloigner , ‘afin que les pieds du cheval ne fassent pas réjaillir de l’eau ou de la boue sur 1e cavalier qui vous précède. Si votre compagnon fait

* galoper sa monture, il ne faut jamais le surpasser, ni

faire caracoler votre cheval, à moins que la personne

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