‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 63 sur 70 · DU MARIAGE · texte numérisé non relu

DU MARIAGE

hier paraître indifférent à tous les détails d'intérêts | que débattent les deux familles ; entretenir spéciale- | ment sa future de leur intérieur à wenir, de ses goûts , | de ce qu'il convient de choisir pour le logement, le mobilier, les cadeaux de noce: évitant toute fami- | Jiarité ééplacée, il l'appelle mademoiselle jusqu'au re- | tour de l’église, le jour du mariage ; il l'accompagne flans toutes les réunions , où il se montre son dévoué | chevalier.

* En quelques villes de province , la future ne se mon- | tre nulle part ; elle est captive, dépuis l'instant où son mariage est annoncé, Malgré la sottise d'un tel usage, fl faut s'y soumettre, car la bienséance, en changeant F 7 TRE reste. toujours là loi des personnes | bien nées.

Quand les bide ont été publiés à la mairie, il est | d'usage à Paris qu'une bouquetière du quartier vienne | fêter la future, en lui présentant un bouquet. Cette | aftention exige une gratification.

| Le mariage se déclare de deux manières. On invite trois ou quatre jours auparavant les personnes de con- | naissance à vouloir bien assister à la bénédiction nuptiale , et l'on fixe avec précision l'heure et l’église où la | éérémonie aura lieu: Pour l'acte civil, qui se rédige À la municipalité ;on n’invite d'ordinaire que les témoins ét les proches parents. | 1” | Sila personne invitée doit assister au repas où à La fête t qui suivent lemäriage, on en fait mention expresse e an bas des lettres d'invitation Li

| (1) Ces lettres. sut Éblatent. doubles, parce que d'invitation Idloit paraître être faite par les parents des deux fnturs,

Bonne Compagnie, | D ‘à

250 cer PARTIE. CHAP. |

‘On fait simplément: part du mariage &ceux quin'ont été invités ni à! la cérémonie nuptiälé , ni ‘au répas4' et les Téttres de part S'énvoientiquelques jours ‘après. 165

La bienséance exige que la personne invitée à'fà c de: rémonie du mariage S'Y rende , ou fasse ses excuses ? ; en cas d’impossibilité. Une simple lettre äe pañt n'éxige qu’une visite ou Fe La: PRE visite" se Lait far) Cartes: ID )'109NL £ SET

pes" Albnse sont rain hab préliniiaires d'un mariage : ceux que’1é jeune homme fait à sa fuu tare s'appellent a corbeille de mariage: ils consistent en différents objets de toilette , bijoux, ‘diamants, etes | Quelques personnes "sé contentent de metire at fond. dumeuble élégant qui remplace mañntenant a classe à # que corbeille ; une bourse contenant en or "1 sormniél ! destinée à l'achat de ces objets : la demoiselle l’empléie : alors comme: elle le: juge. à propos. -Lesmarié doit: eneore ‘un cadeai :à à chacun des freres et sœurs 464 - fire ui tais to barel eehrrans q

La marice, ke son côtés ;:en as un à son’ ostb c'est ordinairement un'bijou à son-usage 5 4 sa demo selle d'honneur *c’est souvent ‘une-robe où toute autre | parure qu'elle offre, etelle reçoit en échangé décl& # part de’celleici , la ceinture:, les gants et le {bouguetoié fleurs d'oranger. Puisque mous avons parlé: des cadeaux | de noce , nous dirons qu'à Paris la matiée doit:en r. Aolrs de sestébuis, 8t ‘cousines ; vet: qu'émprovince ;k contraire’, elle doitleur.enl offrins! 1e da0 ini stsmod À

Passons au cérémonial : après RU célébration de Patte | à Civil , qui péut cependant précéder dé’ quelques joué"! |

les mariés , suivis de leurs parents ; ‘se rendent ordf |

DU MARIAGE. à: 254

| nairement : à lé église dans les du “qui. des ont conduits À Ja mairie : car, à Paris, quels que soient leur état, leur fortune. les mariés ne vont, jamais. à pied. | La mariée est PCE une voiture. avec ses parents, et sa | demoiselle d honneur, Le marié est dans une autre, avec | ses père ct mère. ou ses plus proches parents.

Les connaissances des deux époux se rendent à lé- | bise : à l'heure indiquée ; celles du marié se placent à droite, celles de la mariée à gauche , sur. des chaises

| préparées à: l'avance , et. qui ont, dû être payées. avec | la messe de mariage. Le cortège des noces s’avance

| alors dans ordre ‘suivant : lamariée donne la main .à

| | son père ou à celui qui lui en tient lieu ; vient ensuite, | le marié avec sa mère ou la dame, qui la représente :

| puis les membres des deux Fraiitéé viennent dome -à

Quand les mariés el leurs parents nous ds | téntsk, chacun les salue en silence ; les parents se | placent dans le même ordre que les connaissances , et | devant celles-ci , sur lés premiers rangs que l’on a dû | leur. réserver. Les mariés sont placés au milieu. Quoi- | qu'il soit de la politesse de présenter toujours la main

| droite à la dame que l’on conduit , ou de lui donner la.

| droite: quand on est:auprès d'elle , cependant le marié | serplace à la-droite. de la mariée, parce que ; dans cet | acte, quiest lout-à-la-fois religieux et civil , l'homme doït conserver là prérogative qué la loi divine. et; la loi | humaine Jui ont attribuée; le marié devant d'ailleurs

passer l’anneau :nuptial dans le doigt de la mariée; il

lui est plus commode de le faire, à la droite que ,s’il

| était placé à Ja gauche. D Dr al

282 ; quarmia series CHAPe Li 51} 2050 !

: Lorsque-lé prêtrenfait les: questions’ PTT aux époux, l'un: et' l'autre doivent-eonsulter leurs pas renis par un:sige : de: tête. MCE » Arai are pondre. le oui décisif, sl ro of 29H 160mRSl 6

On: fait-tenir le née RAS dé: la té dent ép par. deux enfants dont-onveuthonorerles : par “5 ‘ L'emploi de la demoiselle d’honñeur , Qui à dû: prés à der à la toilette de la mariée, est dedésignr les places à la messe de mariage, et d'y quêter pour V'église ! enfin ; de suppléer , au bal} à l'inaction: forcée: de’ la mariée. : c’est ordinairement une. dé.ses sœurs ou sà | plus infime amie que là nouvelle épousé choisit. 2: :u1 4

Le jeune hommé d'honneur , cart doit aussi/y"em M avoir un où même plusieurs, observe bien, d’après la É liste des. invités à la messe: quelles sont les personnes « qui sont absentes , parce.que les mariésine font:/point de visite de noce lorsqu'on & thin moe ne Î iesse, pt

Les dames qui assistent: à la messe 1 mariage doi vent se.distinguer à Ja fois par l'élégance et Ja décence dé leur parure: Tout le monde d’ailleurs doit ÿ con: | server un maintien grave et recueilli. Lorsqu’ a M messe on passe dans la sacristie , il faut $e gar chuchoter;;: d'y rire, ‘de ‘parler: trop: longten mariés ; de se presser pour signer!sür leregist

Le marié doit aécorder de ngmbreusés gra aux gens d'église , aux pauvres: tetésnl 11

‘Après la bénédietion nuptialé ; ‘les épos retournant; saluent.de nouveau l'aëse lée , reçoivent ‘les compliments, de: achacunl il y: à milles bourgeoises où la mariée est embrassée par tous

SR cu RE mt es: LÉ

Li À ra *

DU MARIAGE. 233 les gens de la noce: dans les classes supérieures , elle embrasse seulement sonipère, sa mère ef ses nouveaux parents ; encore n'est-ce que: dans la sacristie. -Ænsortant delautel, le père-du marié donne la main à la mariée, le marié à la mère dé sa fémme ; et ainsi déssuite ; de manière à ce que les familles: se! confon dent; au diner les. déux mariés ‘occupent vis-à-vis l’un deJ'autre le milieu de: là table ; et chacun se trouve entre, un de, ses pérama rt un de ceux dé P pa famille, : | siBa mariée ne doit se nee en rien dé fairé les hônmeurs : sonrôle est passif. Chacun la prévient, l'entoure, lui rend hommage :elle doit se bornér à répondre avec une.douce modestie , une gracicusé dignité.

si Mest. d'une haute inconvénancé ; d'une intolérable | grossièreté, de lui faire d'indécentés plaisanteries ‘sur | son changement d'état. Les gens bien élevés se pere meftent àpeine, à ect égard, quelques allusions” légères et délicates. |

da nouvelle-épouse:doit être mise en: blanc pendant tout-le jour de son mariage. Il est de bon ton que tout

soit-blanc dans:sa parure, bijoux , éventail , schall, fi

vre d'heures; même en hiver, fourrures et manteau.

| L'usage.adopté dans quelquesprovinces ; de remplacer

à au diner la parure blanche du matin’ par une’toilette | de couleur, ne-doit pas étre suivi, et déjà les gens dis: L: ingués l’ abandonnent. Il en est tout PRE si ‘la b mariée est une dame veuve. 5 Den xDr …-Ælle ouvre le bal avec la personne la plus honorable “de l'assemblée ow.bien avec le marié; ‘elle 1se retire LR duc accompagnée dé sa mère Je d'ane

34 * re PARTIE, CHAP. t. SET ou plusieurs prôchés ie que. l'on veut hOnO Les gens de la noce he oi hé pas sembler S'en"

181 Me, 85 ISIN 159 £ 92 CeVOir. éd JE TSH

Les javités doivent 0! off fie “aux u has € É N'lbue ac A mille, OIL, ‘un repas, Soit un "HAE 'éléouve his AU eut “ae C'est uné vérifablé fête! où il est “débit ton d'étret | tuéux. On là nomme rélour dé noGe. | Fous les honieues mi: y sont pour les mariés: "71% 290 19169 19 3558 m02 nolss

Les nouveaux € époux suhtadt les visites ‘48 môêel dans la quinzaine , en voiture et en grande toilette." fs de véht étre Seuls. Ils donnent des cartes’ aux pér$on avec les jdilés ils ne veulent: point avoir dé nos

Les plus prochés parents, “paies amis y 3 “S'atquits pi È tent graduellémént de ce devoir. © 1019 Moy IE , m0 8

Téls Sont les usäges récus SPA En hote; durs À conserve encore beautoufs de coutuines Surant es et « 1 côffimüunes , : come lé don d’un jabot dé dentelle au. futur par $a future; les Zorées'ou jarretières dela du | ; riée , rubans de deux couleurs, dont on décore les jeu

nes g gens de la noce , etc. 26, etat oh tar rntod Bd sil 5 obre fo bnsloon MPa et Î 1459 FE fre Pr Fran +$ PA à Se sh: L N J RL ES aSiign b. ei MÉHHITET où FT ME LS Du Bai: ° rt atorrets RER AA MISE er dE € VE

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prétexte. spécieux d'excuse. À FE ho à ‘que l'on ne soit dans ane position bre 8 qu'il RE ee à

: 4 DU PAPTÈME. | . 235 | gisse de, aUYE es gens, ce patrogage ne doi pas être “ rojelé par le s riches. Is: ñe doivent point, après “tout , se charger entièrement de leurs filleuls , et une élrenne | chaque année à ceux- 5d, un, cadeau Je ; jou de leur ma | riag euyent Salisfaire aux obligations des parrains. ofsqu' on a. consenti à tenir un enfant sur les fonts ne ,, il faut faire, les choses convenablement , | selon son état et celui des parents. ni On doit un.cadeau à J'accouchée., et. ce cadeau c con | si s leLordinairement. en sucreries. On. en doit à la mar | raie, c'est-à-dire. des gants blancs et des dragées ; ra T4 «une-jeune personne , on lui donne de plus un bouquetde:fleurs blanches. ; Si le parrain veut lui faire sa | cour, il peut ajouter à cel envoi le don d’un objet élé- | gant et gracieux ;. comme un. éventail, un bracelet ; mais il. estE fois de bon ton alors que la marraine ui envoie en échange, quelques présents, de luxe et de. | goût: Généralement, il vaut mieux qu'elle se prononce | à Favahce et qu'elle déclare qu'elle n ASECREER qu'un bouquet de fleurs naturelles.

|. La marraine doit quelque offrande à léière ét à | l'enfant. S'il s “agit de personnes riches, elle donne à Ja première une pièce de porcelaine ou de cristal; au | dernier unerobe de maillot.et un bonnet de baptême | élégamment brodé et garni de satin blanc. Elle donne | également Ja première robe ornée de broderies. S'il | agit AA personnes peu fortunées, pauvres même, elle ta à la mère d'atiles cadeaux en comestibles , # à ñ l'enfant, des véteménts chauds et solides.

sd garde. Ja nourrice ; les domestiques de là mai- Son, S'il. y, à lieu, ont. droit aussi à quelque offrarde, 4

"A l'église ; lé curé bed, 16 suissé'et les pau vres doivent recevoir sant es “gratification proportionnée à leur état, On ement une pièce dans la main de ces persohnagk MAS quant au curé, on lui présente.une ou plasieurs'hoites de dragées, ( dans, une desquelles on rénferme des piècés d’or ou d'arge

Les personnes des classes très-supérieures ,afnd viter deitelles dépenses à leurs'amis!, font” quelquéfois tenir sur Jes fonts de baptême leurs nouveaux:nés par leurs gens. Cet usage est on ne peut plus inconvenant:;: on'semble: considérer cette sainte corisécration contes une cérémonie assujétissante; ‘et° détruit ‘dans! lt ir source. les-sentiments de. respect; d'affection, qu'up filleul doit porter à ceux qui l'ont ‘adopte ‘dévant Dieu

Quoi qu'il en soit, à l'heure indiquée pour la céré- «

monie, on se rend à l’église dans une voiture, aux frais du parrain. Celui-ci et la marraine, mis très-dé- * cemment, quoique parés, passent les premiers ; ‘vient | l'enfant porté par sa nourrice ou par la garde ; puis le père, qu’ ‘accompagnent les autres personnes invitées à à la CérMOnte: v Dans beatücoup de REA il gd d'u usage ‘de don iér , ‘au retour’ da baptême , un grand repas , dont le parrdin'et la marraine recueillent tout Rae tout céux-ti doivent donnér ? à lear filleut des étrennes,

(ant'qu'il est enfant” et des marques. d affection per, L

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dant fouté la vie. - On fait part ‘de j'atéouchement d'une die epa

iettré imprimée, a laquelle il faut” “répondre par ü “ne |

visite, qué l'atéouchéé rend Apres ses rélév: iles. On |

envoie d’ailleurs demander des nouvelles’ .de ha} jeune

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Pas vous DE RENSÉANGE. ENVERS LR MALHEUR 0 S'inns”, eomdrédne-2 1 #8 | : Règle dé-totites nos relations , la hidsdéanes ne pou | vaitirester étrangère à celles du malheur ; elle, ‘qui | s'émpare dé l'expression de tous nos $entiments né | pouyait-oublier celle de la pitié. C'est là surtout qu'elle | estivuchante , qu'elle est presque religieuse; puise |quellé contribue encore à resserrer ee are ee is ok orme

je Na ai Sr.

Da cs élades, des Infirmités , des Revers,

nl quelqu’an de votre connaissance est malade, | vous, devez régulièrement envoyer savoir de ses nou+. velles | par un domestique, tous les jours ou tous les, eux jours , suivant la force et la nature de la maladie: Si) y avait un danger pressant , il faudrait même en. | voyer deux ! fois par j jour. De temps en. “temps yous le, | chargerez de S'informer si le malade peut recevoir ,

| parce qu'alors vous iriez lui témoigner en. personne | tout votre intérêt, Vous continuerez de. faire. prendre. des informalions sur sa santé jusqu'à la SOREAISS PEUR dù la mort.

Les visites que fon fait : aux malades dotés Are extrémement courtes , silencieuses et timides. On ne

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